ARCHIVÉ - Codes de construction moléculaire

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Le 04 novembre 2004 — Ottawa (Ontario)

 
 
CNRC Raport annuel 2003-2004
 
 

CNRC Rapport annuel 2003 - 2004

 
 

Renseignez-vous davantage au sujet des réalisations du CNRC en lisant le Rapport annule 2003-2004

 
 

Parmi les recherches les plus importantes menées à l'échelle nanométrique, mentionnons celles sur les méthodes de fixation de molécules organiques sur du silicium, un matériau bien connu qui joue un rôle central dans tous les dispositifs électroniques modernes. Les chimistes organiques sont aujourd'hui capables de fabriquer sur mesure et d'utiliser ensuite des molécules possédant de nombreuses propriétés utiles, comme la conductivité et la capacité d'émettre de la lumière. Ces molécules peuvent ensuite servir à la création de versions plus puissantes et plus souples des éléments conventionnels des circuits montés sur des puces de silicium, comme des fils et des transistors.

Un chercheur de l'Institut national de nanotechnologie du CNRC
Un chercheur de l'Institut national de nanotechnologie du CNRC

Toutefois, de nombreuses difficultés devront encore être surmontées avant que des dispositifs de ce genre puissent être fabriqués et vendus sur le marché. Un certain nombre de questions fondamentales demeurent en effet sans réponse. Quelles sont les modifications nécessaires pour unir des molécules de types différents et possédant des propriétés différentes sur un même morceau de silicium? Comment contrôler l'emplacement où se produira une réaction chimique? Comment contrôler l'étendue de cette réaction? Les chercheurs de l'INN à Edmonton (Alberta) essaient d'établir ce genre de « codes de construction », essentiels aux futurs constructeurs de dispositifs à l'échelle moléculaire.

Nanotechnologie au CNRC

De nombreux instituts du CNRC poursuivent des recherches à l'échelle nanométrique et travaillent notamment aux applications de leurs connaissances en la matière dans le domaine des appareils médicaux, de l'électronique, des piles à combustible et des matériaux de construction. Ces travaux comprennent entre autres la mise au point de revêtements nanocomposites pour les prothèses nouvelles et améliorées de la hanche (Institut des technologies de fabrication intégrée). À l'IMI-CNRC, les travaux dans le domaine des nanocomposites se poursuivent et l'Institut a ouvert une installation de lithographie par nano-impression. Enfin, des chercheurs de l'ITPCE-CNRC ont breveté une méthode écologique et économique permettant de générer des nanoparticules de platine-ruthénium qui servent de catalyseurs dans les piles à combustible.

Au cours de la dernière année, les chercheurs de l'INN sont parvenus à faire la démonstration d'un processus réversible de contrôle des réactions chimiques sur une surface de silicium. Ce groupe a utilisé à cette fin une réaction chimique connue sous le nom de passivation. Cette réaction produit une couche d'oxydation et limite dans les faits toute réaction chimique future sur la surface en cause. À titre d'exemple, lorsque l'on repeint une pièce, si l'on applique du ruban masque pour protéger les moulures, on se trouve dans les faits à « passiver » les moulures, c'est-à-dire à les protéger contre le pouvoir colorant de la peinture. Lorsqu'on retire le ruban, une peinture d'une couleur différente peut ensuite être appliquée sur ces moulures. Dans le cas des réactions chimiques avec le silicium, le TEMPO, un radical stable, joue le rôle de ruban masque et « passive » les zones susceptibles de réagir chimiquement sur une surface de silicium présentant un hydrogène terminal, zones connues sous le nom de « liaisons pendantes ». Au moyen d'un microscope à effet tunnel, les chercheurs ont également démontré leur capacité de supprimer cet effet de passivation. Grâce à cette méthode, il serait possible de contrôler à volonté les zones réactives chimiquement, en activant ou en désactivant leur potentiel de réactivité, selon les besoins.

Il s'ensuit que les utilisateurs pourraient déterminer l'emplacement exact où les molécules se joindront sur la surface et utiliser des molécules s'acquittant de fonctions différentes sur une même surface, une avancée prometteuse dans l'élaboration de « codes de construction » des dispositifs électroniques à l'échelle moléculaire et qui pourrait avoir des retombées dans de nombreux domaines, de l'électronique à la biotechnologie.


Renseignements : Relations avec les médias
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