Un événement dynamisant

Le 19 février 2009 — Prince George (Colombie-Britannique)

Conférence et exposition sur la bioénergie

Les paysages sylvestres autour de Prince George continuent de faire jaillir des idées au sujet des précieuses ressources que l'on peut trouver dans cet océan d'arbres. D'aucuns y voient des pâtes et papiers. D'autres y voient des fournitures de construction et, plus récemment, nombreux sont ceux qui commencent à y voir une forme d'énergie de plus en plus viable.

Le dernier en date de ces produits se présente sous la forme de pastilles de bois densifié fabriquées à partir de sous-produits de scierie, notamment la sciure. Les fabricants avaient l'habitude de jeter ce matériau, mais quand on le comprime fortement en petits cylindres, il devient une source de chaleur hautement concentrée. En fait, des poêles conçus pour ce combustible se révèlent être bien plus efficaces que leurs équivalents qui brûlent des bûches.

Les pastilles de bois densifié deviennent un produit de pointe sur le marché de l'énergie de la biomasse, et la Colombie-Britannique s'apprête à être l'une des principales sources mondiales de ce matériau. La photo est une courtoisie de Prince George Regional Forest Exhibit Society.

De tels poêles sont devenus de plus en plus communs en Europe, où l'industrie des pastilles de bois densifié est bien établie dans des lieux comme la Scandinavie. À présent, ce commerce prend de l'essor au Canada, pays où le potentiel pour cette industrie est aussi vaste que les forêts.

« On a forgé le terme « l'Arabie saoudite de la biomasse », parce que nous possédons probablement le plus grand grenier de fibre de bois accessible du monde, et il se trouve à deux pas, dans la cour de Prince George », de déclarer Cam McAlpine, qui coordonne une conférence bisannuelle dont l'objet consiste à examiner les derniers enjeux en date dans ce domaine.

L'édition 2008 de cet événement de trois jours, appelé la BioEnergy Conference and Exhibition (Conférence et exposition sur la bioénergie), a attiré 400 délégués et 50 exposants de 20 pays à Prince George. Les participants, qui ont entendu des exposés d'universitaires, d'entrepreneurs et même du ministre de l'Agriculture et des Forêts de Finlande, ont examiné les incidences économiques et environnementales de différents types de combustible tirés de matériaux biologiques.

La manifestation a permis à des fournisseurs canadiens de faire des percées sur des marchés établis pour de tels produits, ainsi que d'en apprendre davantage sur les nouvelles orientations de technologies telles que la production de pastilles de bois densifié.

« Nous avons pu donner l'occasion à des entreprises canadiennes de rencontrer des entreprises européennes de choix qui se trouvaient ici dans le cadre de délégations commerciales de Finlande et d'Autriche », d'expliquer M. McAlpine.

Pour lui, l'un des aspects cruciaux de la conférence était le soutien permanent qu'apporte le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada. Cette initiative fédérale propose un éventail de services consultatifs techniques et commerciaux, ainsi qu'un éventuel soutien financier à de petites et moyennes entreprises canadiennes axées sur la croissance. Grâce aux activités menées sur le terrain par un vaste réseau intégré de conseillers en technologie industrielle (CTI) – un groupe de quelque 260 professionnels oeuvrant dans 100 collectivités de tout le pays – le PARI-CNRC soutient la recherche novatrice, l'élaboration et la commercialisation de nouveaux produits et services.

« Sans le PARI, cette conférence n'aurait pas pu connaître autant de succès dès le départ et avoir évolué en ce qu'elle est devenue à présent, déclare t il. Il nous a accompagné tout au long du chemin. Il possède de nombreuses relations et des liens avec le secteur privé et des relations au sein du gouvernement. »

Il relève également le rôle particulièrement important que joue Michael Kerr, le CTI qui a contribué à concevoir l'événement en 2001.

« Tout ce qu'il fait concourt à l'amélioration de la collectivité, affirme M. McAlpine. Dans le cas présent, il s'agit d'un secteur dans lequel il a perçu la valeur du travail qu'il fait et la façon dont il peut s'emboîter avec la collectivité dans laquelle il vit. Il s'est mis lui-même ainsi que ses connaissances de ce que le PARI-CNRC peut faire pour les petites et moyennes entreprises à notre disposition. »

Renseignements : Relations avec les médias
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PARI-CNRC
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