Le CCFN-CNRC est basé dans les installations scientifiques les plus rentables et les plus importantes du Canada, le réacteur NRU (National Research Universal) aux laboratoires de Chalk River. Cette installation polyvalente est qui est détenu et exploité par l'EACL (Énergie atomique du Canada Ltée). Le réacteur NRU supporte la science et l’industrie dans trois domaines distincts : (1) il fournit des neutrons au Centre canadien de faisceaux de neutrons (CCFN) pour la recherche sur les matériaux dans de nombreuses disciplines scientifiques, (2) c’est le plus gros producteur mondial d’isotopes destinés à des applications médicales et industrielles, et (3) son cœur fournit un environnement d’essais pour les combustibles et les composants destinés aux technologies de l’énergie nucléaire, comme le réacteur CANDU :
le réacteur NRU.
Vous pouvez en savoir plus sur l'historique et les réalisations du réacteur NRU à l'adresse : www.NRUreactor.ca.
Caractéristiques principales
Le réacteur utilise de l'eau lourde comme modérateur et comme liquide de refroidissement; il fonctionne à 125 MW. Actuellement, il utilise du combustible enrichi à 20 %. Il comporte un coeur important contenu dans une cuve qui a 12 pi de diamètre et 10 pi de hauteur. Le coeur contient quatre-vingt-dix sites de combustible et huit boucles expérimentales, ainsi que trente sites d'irradiation d'isotopes. Il comporte sept tubes de faisceaux destinés aux instruments de diffusion neutronique. La capacité d'alimentation en fonctionnement du NRU signifie que le réacteur ne fonctionne pas selon un cycle d'alimentation fixe. Les arrêts sont plutôt planifiés en fonction des besoins scientifiques, techniques ou de maintenance.
Dans le NRU le flux thermique crête, de 3×1014 cm-2 s-1, est l'un des plus élevés au monde. Les tubes de faisceaux sont grands, 22 cm de haut par 7,5 cm de large, pour que l'optique du faisceau permette de diriger un flux important sur l'échantillon. Le plan d'implantation de la salle expérimentale du réacteur est schématisé sur une autre page; les spectromètres de diffusion neutronique y sont indiqués et identifiés au moyen de la désignation des orifices de sortie de faisceau.