Avec le démarrage de la saison 2008-2009 du hockey, les gardiens de but de la LNH pourraient se sentir plus à l’aise lorsqu’ils arrêtent les rondelles. En effet, un masque plus léger leur a été proposé à l’hiver 2007. En l’adoptant, ils pourraient aussi améliorer leur jeu.
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| Masque de gardien de but. |
Avec l’aide du CNRC, une entreprise canadienne spécialisée dans la fabrication d’articles en composites pour l’industrie aérospatiale et celle des transports, a décidé de faire un nouveau genre de produit et a créé le premier masque de gardien de but en composite thermoplastique d’avant-garde.
Ce masque sophistiqué est fait d’un tissu à fibre continue imprégné dans une matrice thermoplastique pour plus de robustesse et une meilleure résistance aux chocs.
Le composite thermoplastique « a produit un masque plus léger, mais aussi résistant aux impacts. Il pèse 20 % moins lourd, ce qui en accroît le confort pour le gardien de but », déclare David Trudel-Boucher, du CNRC.
À l’heure actuelle, les masques de gardien de but sont en composite thermodurci, la norme dans l’industrie. « Pour en fabriquer, reprend le chercheur, on mélange un catalyseur à une résine. La matière résultante est très solide. »
Cependant, les matériaux thermoplastiques résistent mieux aux impacts. « C’est ce qu’on cherche vraiment dans un masque de gardien de but », souligne-t-il.
Face au problème
Le développement du masque d’avant-garde a soulevé certaines difficultés techniques. L’Institut des matériaux industriels du CNRC (IMI-CNRC) a concouru à en résoudre quelques-uns, comme l’explique M. Trudel-Boucher. « Le masque de gardien de but se moule mal à cause de sa forme. Un des grands défis était de maîtriser le procédé pour qu’il y ait un bon amalgame entre le composite thermoplastique et le fini en surface. »
Pensez vite
Chaque seconde compte pour le gardien de but, car il a très peu de temps pour réagir au rebond de la rondelle.
Quand une rondelle heurte un masque ordinaire, l’intensité et l’inconfort du bruit distraient le gardien de but pendant une seconde.
Grâce à la résistance du masque thermoplastique aux chocs, le bruit est nettement moins fort. Le nouveau masque pourrait donc donner un avantage d’une fraction de seconde à celui qui le porte
Pourquoi la finition du masque thermoplastique était-elle si compliquée? Parce que beaucoup de gardiens de but aiment peindre leur masque, pratique dont la vogue a débuté dans les années 1970. « Le gardien veut bien paraître à la télévision. Le fini, donc le masque, doit avoir un aspect très luisant, très attrayant », affirme M. Trudel-Boucher.
Les scientifiques de l’IMI-CNRC se sont alliés à un partenaire du secteur privé pour mettre au point un fini facile à peindre pour la surface thermoplastique. Les gardiens de but qui adopteront le masque n’amélioreront donc pas que leur jeu, ils le feront avec style!
L’apparence n’est pas que le seul élément du masque de gardien de but à avoir évolué en 2008. Sa solidité, sa résistance et sa légèreté en ont fait autant depuis qu’il a fait son apparition à la LNH. D’ailleurs, il ne ressemble plus guère à celui que Jacques Plante osa enfiler en 1959 lorsqu’il défendait le but des Canadiens de Montréal. Il fut le premier gardien de but à porter un masque tout au long des parties de la LNH. De nos jours, nul n’imaginerait un gardien sans masque pour se protéger devant le filet.