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Laboratoires biodégradables sur puce

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Où vont les déchets médicaux? Que deviennent les dispositifs de diagnostic après leur utilisation? Peut-être n'y avez-vous jamais réfléchi. Pourtant, la pollution médicale est un problème qui retient de plus en plus l'attention dans le monde.

Une chercheure prépare le prototype d'un test de diagnostic au point de service.

Une chercheure prépare le prototype d'un test de diagnostic au point de service.

Depuis quelques années, les chercheurs s'acharnent à trouver comment procurer de meilleurs outils de diagnostic aux nations du tiers monde et aux pays en développement. Les Canadiens peuvent se compter fortunés d'avoir plusieurs solutions à leur disposition quand frappe la maladie. Une visite éclair au cabinet du médecin, à la clinique ou à l'hôpital débouche habituellement sur un diagnostic rapide, puis un traitement et la guérison. Tout le monde n'a malheureusement pas ce luxe.

Le saviez-vous?

En 2008, 247 millions de personnes souffraient du paludisme dans le monde et près d'un million, des enfants surtout, en sont morts. Un enfant meurt du paludisme toutes les 45 secondes en Afrique. Cette maladie explique 20 % de la totalité des décès d'enfants. Pourtant, on peut soigner la plupart des formes du paludisme pourvu que la maladie soit diagnostiquée et traitée rapidement.

(Avril 2010, fiche n°94, Le paludisme, Organisation mondiale de la santé)

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Pour rendre le diagnostic des maladies plus accessible, les chercheurs ont créé des « laboratoires sur puce », aussi appelés tests de diagnostic au point de service. Ces petits dispositifs, efficaces, peu onéreux et portatifs, se véhiculent aisément jusqu'aux régions reculées, où ils permettent de diagnostiquer une gamme de maladies et de problèmes de santé. Ainsi, en 2009, on y a recouru pour effectuer près de 100 millions d'épreuves de dépistage du VIH, 70 millions de tests sur le paludisme et 3 millions sur la syphilis, juste dans les pays en développement.

Malgré de meilleures capacités de diagnostic, ces petites « bouées de sauvetage » ont un revers à leur médaille : leur accumulation devient un véritable cauchemar pour l'environnement, tandis qu'elles attendent d'être traitées et éliminées de manière sécuritaire. C'est que les déchets médicaux devraient être incinérés lorsqu'ils posent un risque biologique, ou à tout le moins enfouis dans une décharge.

Ces déchets soulèvent de telles difficultés en Afrique qu'ils ont enclenché un mouvement spécial de coopération internationale dont le but est de trouver une solution au problème. L'idée est d'imaginer d'autres concepts et matériaux pour ces laboratoires miniatures, en vue d'en réduire le coût pour la société et l'environnement - des dispositifs biodégradables, par exemple, qui se mêleraient sans danger à la terre au lieu de s'amasser en surface. Par bonheur, les chercheurs canadiens ont déjà une sérieuse longueur d'avance, s'étant lancés dans le développement de plastiques biodégradables avec l'amidon d'une céréale hybride cultivée au pays, le triticale. De même, les pays en développement pourraient recourir à des plantes indigènes pour fabriquer du thermoplastique biodégradable destiné à des dispositifs de diagnostic plus écologiques.

Avantages des plastiques biodégradables pour l'environnement

- Se compostent sans libérer de toxines dangereuses; sept jours suffisent habituellement pour qu'ils se désagrègent.

- Peuvent être fabriqués à l'échelle industrielle avec les mêmes machines que les plastiques dérivés du pétrole, mais à une température nettement plus basse et à un coût moins élevé.

- Peuvent servir à d'autres applications en médecine comme les seringues jetables et l'emballage du matériel

Il y a tout à gagner avec de tels dispositifs : un meilleur diagnostic pour les malades du monde entier et une meilleure protection de l'environnement, partout sur la planète.