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Des dispositifs novateurs facilitent la vie aux handicapés

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De nombreuses décennies durant, les scientifiques du Conseil national de recherches ont mis au point des appareils pratiques et novateurs pour venir en aide aux personnes handicapées. La vie quotidienne des personnes atteintes d'un handicap visuel, verbal, physique ou autre s'en est trouvée facilitée.

Se déplacer dans un monde de voyants

Aveugle depuis l'âge de quatre ans, James Swail a consacré près de 40 années de sa vie au CNRC à imaginer des moyens pour accroître la mobilité des personnes aveugles et multiplier leurs compétences professionnelles. Il était déterminé à contribuer personnellement à la lutte des malvoyants pour gagner leur autonomie dans un monde de voyants.

Parmi ses innombrables inventions, mentionnons un capteur qui détecte les sources de lumière, des balises acoustiques indiquant où se trouvent les objets, des synthétiseurs de parole pour le téléphone et des thermomètres électriques tactiles ou sonores.

Le Dr Jim Swail et son Détecteur d'obstacles aux ultra-sons.
Le Dr Jim Swail et son Détecteur d'obstacles aux ultra-sons.

Cet inventeur du CNRC est sans doute mieux connu pour avoir perfectionné la canne blanche. Les malvoyants utilisent une telle canne à la fois pour détecter et éviter les obstacles sur leur chemin et pour signaler leur condition. Dans certaines circonstances cependant (dans une salle de classe ou un restaurant bondés, par exemple), une longue canne peut s'avérer encombrante ou être difficile à ranger. Pour y remédier, M. Swail imagina une canne démontable en quatre sections qui se déplie aisément et qu'on peut caser dans sa poche ou sa sacoche quand on ne s'en sert pas.

M. Swail a aussi trouvé une solution de rechange à la canne pour les endroits où elle s'avère malcommode, lors d'une fête ou dans un magasin où il y a foule, par exemple. Un détecteur à ultrasons recourt au radar pour localiser les obstacles. La poignée alerte la personne qui tient l'appareil en vibrant quand quelqu'un ou quelque chose lui fait obstacle.

Plusieurs dispositifs venant en aide aux malvoyants les aident à utiliser des éléments de technologie. C'est notamment le cas d'une calculette électronique pour les aveugles, d'un appareil permettant aux informaticiens aveugles de lire les cartes perforées et d'un synthétiseur de parole pour les aveugles qui utilisent un ordinateur.

Une mobilité maximale

Le fauteuil roulant électrique est sûrement l'appareil le mieux connu parmi tous ceux créés pour aider les personnes souffrant de handicaps physiques à se déplacer. Le premier modèle motorisé pratique fut mis au point par George Klein, au CNRC, dans les années 1950. Il était destiné aux anciens combattants handicapés de la Deuxième Guerre mondiale. Des essais subséquents avec des personnes paraplégiques et quadraplégiques débouchèrent sur des perfectionnements permettant de commander le fauteuil du doigt, du menton ou de la tête, avec la fantastique autonomie que cela suppose pour les personnes handicapées.

On doit aussi au CNRC un « monocycle à cinq roues » avec lequel les personnes à mobilité restreinte peuvent se déplacer chez elles ou au travail. Selon le handicap, il est possible d'en changer le siège pour faire une chaise, une selle (pour les personnes souffrant de paralysie cérébrale) ou une planche (pour se déplacer debout). L'utilisateur « conduit » le véhicule en poussant sur le cerceau qui encercle son corps. À la maison ou au travail, ce monocycle convient particulièrement aux tâches effectuées à un établi ou à un comptoir et donne à l'utilisateur la chance de se retrouver à la même hauteur qu'une personne debout.

Enfin, le CNRC a créé un lit se transformant en fauteuil afin d'agrémenter le confort des personnes fortement handicapées et de faciliter les soins qu'on leur prodigue.

Communication et loisirs

Si la plupart des aides destinées aux personnes handicapées ont pour but de répondre à des besoins de base comme la capacité de se déplacer ou de communiquer, le CNRC n'a pas perdu de vue pour autant les loisirs, dont on néglige souvent l'importance. Ses chercheurs ont imaginé plusieurs dispositifs à vocation récréative, notamment un appareil qui tourne les pages d'un livre.

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Les handicaps les plus exaspérants sont vraisemblablement ceux qui empêchent une personne de s'exprimer ou de communiquer pleinement. Dans les années 1960, le CNRC lançait son programme COMHANDI pour surmonter certaines de ces difficultés et aider les personnes handicapées à communiquer plus facilement.

Parmi les aides créées se trouve un pointeur mécanique pour les enfants que la paralysie cérébrale prive de la parole. L'enfant communique en choisissant des symboles sur un tableau avec un levier de commande ou des commutateurs. La communication se faisant par symboles, cet appareil convenait aux enfants ne sachant ni lire ni écrire.

En 1980, le CNRC inventa deux jeux électroniques qui n'exigeaient pas une grande dextérité manuelle. Il est facile de jouer au « Checktronics » (un jeu de dames électronique) ou au « Steeplechase » (pour les plus jeunes). Il suffit d'appuyer sur de gros boutons pour contrôler les pièces représentées par de petites ampoules DEL sur la planche de jeu.

« Checktronics » et « Steeplechase » ont permis à maintes personnes souffrant de handicaps physiques de s'amuser sans aucune aide pour la première fois de leur vie, leur procurant ainsi une véritable impression d'autonomie et d'accomplissement, et surtout énormément de plaisir.