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Retracer l'hépatite chez les marmottes

Eilean McKenzie étudie comment le virus de l'hépatite infecte les marmottes dans le but de trouver une façon de détecter le cancer du foie plus tôt chez les êtres humains.


Eilean McKenzie

Eilean McKenzie

Travail: Agente technique Institut du biodiagnostic du CNRC, Winnipeg (Manitoba)
Recherche: Virus de l'hépatite B, prions
Langues: Anglais


Renseigne-toi sur...

Projets en cours
Pour y parvenir
La partie de mon travail que je préfère
La vie dans un laboratoire de recherche
Un endroit où il est plaisant de travailler
Après les heures de travail
Si j'avais un million

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Je fais partie du Groupe des technologies de résonance magnétique, à l'Institut du biodiagnostic du CNRC (IBD-CNRC). Principalement, je fais de l'analyse de données d'expériences effectuées à l'IRM. Mais j'ai plusieurs autres tâches à l'IBD-CNRC. Ainsi, je participe à divers projets de recherche, de la découverte de meilleurs moyens pour dépister le cancer au développement d'un système à réalité virtuelle simulant les opérations chirurgicales qui servira à former des neurochirurgiens, avec une équipe de chercheurs et de cliniciens du Canada entier .


« La meilleure chose avec la science, c'est qu'il y a toujours des questions à poser. Chaque fois que vous répondez à une question, il en surgit dix autres. »

Projets en cours

L'objet principal de mes recherches est un projet sur la marmotte qui constituait aussi le thème de ma thèse de doctorat en microbiologie médicale. La moitié d'une colonie de marmottes a été infectée par le virus de l'hépatite de la marmotte, maladie qui ressemble beaucoup à l'hépatite B humaine - une des causes majeures du cancer du foie. Les animaux sont placés dans un système IRM, qui montre ce qui se passe dans leur foie. Nous les anesthésions pour qu'ils restent endormis durant leur passage dans la bobine magnétique. Il faut environ 3 heures pour compléter l'examen. Quand elles se réveillent, les marmottes sont ramenées dans leur cage où elles batifolent avec le reste de la colonie.

Les marmottes saines ont été comparées aux sujets infectés. une marmotte Nous avons aussi administré à certains animaux un nouveau traitement, un virus qui aide l'organisme à s'attaquer au virus de l'hépatite B. Il y a donc un groupe de marmottes non infectées, un groupe de marmottes infectées et un groupe de marmottes infectées et vaccinées. Le but ultime est de trouver une façon de détecter le cancer chez l'être humain plus tôt qu'il est actuellement possible de le faire avec les méthodes usuelles, afin qu'on puisse le soigner plus vite.


Pour y parvenir : le chemin qui mène au CNRC

Je viens d'une localité appelée Pinawa, au Manitoba. Dans mon enfance, la seule industrie était la recherche nucléaire. Excepté pour ma famille, j'étais entouré de docteurs, de physiciens et d'astronomes. Depuis la neuvième ou la dixième année je voulais aller dans les sciences médico-légales. Comme je venais d'une petite ville, j'ai choisi l'Université de Brandon, où il n'y a que 200-300 personnes dans la faculté des sciences.

À mi-temps de l'université j'ai eu une entrevue avec la GRC. Ils m'ont dit qu'ils n'embauchaient personne qui n'avait pas un baccalauréat en sciences. Ils veulent des gens qui ont un doctorat en sciences médico-légales pour diriger leurs laboratoires, ou qui possèdent un diplôme de niveau collégial pour faire fonctionner l'équipement. Ça m'a ouvert les yeux. Une carrière en recherche était pour moi une sorte de second choix, mais tout a bien tourné. J'ai décroché mon diplôme en chimie et en zoologie. À la fin de la quatrième année, en 1999, j'ai trouvé un emploi au CNRC par le biais de la Stratégie emploi jeunesse du gouvernement fédéral. Jusqu'au moment où j'ai fait ma demande d'emploi, je n'avais jamais entendu parler du CNRC.


La partie de mon travail que je préfère

La meilleure partie de notre travail, ce sont les gens. La meilleure chose avec la science, c'est qu'il y a toujours des questions à poser. Chaque fois que vous répondez à une question, il en surgit dix autres. Je pourrais aller dans dix directions différentes et encore trouver dix autres questions dans chaque direction où je vais.


La vie dans un laboratoire de recherche

Eilean McKenziePour moi, il n'y a pas vraiment de journée typique. Mais, dans une semaine ordinaire, j'ai deux ou trois journées pleines d'expérimentation, qui commencent habituellement vers 8 h 30 le matin pour ne se terminer que vers 16 h 30. Le dîner peut se prendre n'importe quand entre 10 h 30 et 14 h 30. Je travaille avec dix autres personnes sur le projet des marmottes. Le reste de mon temps se passe à analyser les données, à faire du travail de comité et à dépanner des ordinateurs.


Un endroit où il est plaisant de travailler

J'ai un patron super et une équipe de collègues de travail extra. Nous avons aussi des pauses café avec d'autres groupes de recherche. Les employés de l'IBD-CNRC représentent de nombreuses cultures – environ 32 langues différentes. Lorsque nous avons un repas-partage, il y a de tout, des lentilles éritréennes aux tamales mexicaines et aux carottes marinées transylvaniennes.


Eilean après les heures de travail

Je suis une fervente de baladi (la danse du ventre). J'adore agir « goofy » avec mes amies de filles en sequins, avec des pièces de monnaie et des couleurs vives – c'est tellement relaxant. Je fais aussi de l'exercice aérobique, des exercices pilates et des poids et haltères.

J'adore voyager. Lorsque la chance se présente, je réaménage mon horaire pour partir.

Lectures : Lorsque je lis pour mon plaisir, j'aime des choses comme les bouquins de Kathy Reich et Michael Crichton.

Musique : J'aime presque tout sauf l'opéra. J'écoute du pop arabe, ce sur quoi je pratique le baladi. J'aime les choses des années 80. J'adore Diana Krall et Jesse Cook. Mon lecteur MP3 a tout, à partir d'un orchestre de funk autochtone jusqu'aux solos de guitare du flamenco espagnol.

Cinéma : Mon genre de films préférés, c'est quelque chose comme Sideways ou Le Seigneur des anneaux. Je vais au cinéma environ une fois par semaine, surtout pour m'évader. Si je peux trouver un film qui me fait oublier la déprime des nouvelles mondiales pendant quelques heures, c'est presque thérapeutique.


Si j'avais un million

Si on m'accordait un million de dollars en fonds de recherche, j'achèterais quelques centaines de marmottes – les moins chères coûtent environ 1 800 $ US chacune. J'embaucherais aussi quelques étudiants et j'achèterais de l'équipement de diagnostic.

Si je gagnais 1 million à la loterie, je m'achèterais une maison et je ferais des voyages. Je veux à tout prix aller en Afrique pour voir de près les lions, les guépards et les éléphants. Je ferais probablement don du reste à des organismes caritatifs.


Des questions?
  • N'hésite pas à envoyer un mot à Eilean à education@nrc-cnrc.gc.ca.
  • Assure-toi d'adresser ta question à Eilean et elle essaiera d'y répondre de son mieux.