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Un laboratoire d'essais toutes saisons

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Don Leblanc contribue à assurer le confort de nos autobus et de nos trains dans toutes les conditions climatiques, une préoccupation majeure pour les banlieusards canadiens.


Don Leblanc

Don Leblanc

Travail: Gestionnaire, Affaires commerciales - Centre de technologie des transports de surface du CNRC, Ottawa (Ontario)
Recherche: Ingénierie climatique
Langues: Anglais


Renseigne-toi sur...

Projets en cours
Pour y parvenir
La partie de mon travail que je préfère
La vie dans un laboratoire de recherche
Un essai mémorable
Après les heures de travail
Si j'avais un million

a

Je suis gestionnaire de l'installation d'ingénierie climatique du Centre de technologie des transports de surface du CNRC. Cela veut dire que je fais des essais de tout ce qui me tombe sous la main. Nous faisons des essais sur les produits à différentes températures et nous pouvons simuler les précipitations : neige, humidité, brouillard et pluie.


« Si vous montez à bord d'un train de banlieue en hiver et... que vous êtes confortables, vous êtes plus susceptibles d'y revenir demain. »

Projets en cours

Nous faisons beaucoup de travail pour l'armée et pour les fabricants de voitures de chemin de fer pour les passagers – notre laboratoire est assez grand pour accueillir un wagon de chemin de fer. Nous testons les chauffe-aiguillages pour les fabricants d'équipement ferroviaire. Nous testons les fluides employés pour le déglaçage des avions, pour Transports Canada et la « Federal Aviation Administration » des États-Unis. Nous avons fait du travail pour les fabricants de câbles électriques et de souffleuses à neige.


Pour y parvenir : le chemin qui mène au CNRC

Au secondaire, je voulais devenir médecin. Je pensais que la médecine serait un bon endroit pour faire une contribution et pour bien vivre. À l'université, j'ai choisi la biochimie parce que c'est un chemin plus difficile vers la médecine et j'ai calculé que si j'étais pour m'éliminer moi-même, j'aimerais mieux le faire au plus tôt. Et ça a marché!

Si la biochimie était un domaine très en demande lorsque j'ai commencé mes études de diplôme, il y avait peu d'ouvertures pour y travailler lorsque j'ai obtenu mon diplôme. Beaucoup de monde avait fait le saut de la biochimie au génie chimique, alors je m'y suis essayé. J'ai obtenu un baccalauréat en ingénierie de l'Université d'Ottawa en 1984.

Après, j'ai passé du temps dans l'armée de réserve tout en cherchant du travail. J'ai décroché mon premier emploi à la Ontario Research Foundation (maintenant appelée Ortech), à Mississauga. J'y ai travaillé environ 13 ans. Nous faisions surtout des essais sur les emballages : boîtes, bouteilles, boîtes de conserve. Les essais des emballages de bière étaient ceux que je préférais. Nous enroulions la poignée d'une caisse de bière à un fil. Si la poignée cédait, les bouteilles tombaient sur le sol et se brisaient. Puis notre technicien réalisa que l'essai proprement dit se terminait lorsque la poignée se déchirait. Il a mis de la mousse en-dessous du gréement d'essai pour empêcher les bouteilles de se fracasser, et nous pouvions en disposer selon la bonne vieille méthode! Pourquoi gaspiller une bonne bière en parfait état?

Un jour, j'ai reçu un appel téléphonique du CNRC : « Connaissez-vous quelqu'un qui serait intéressé à diriger un laboratoire, et qui connaît quelque chose sur le climat et les essais de véhicules? » J'ai répondu : « Ouais, moi! » C'était en 1998.


La partie de mon travail que je préfère

Ça peut sonner mièvre, mais j'aime croire que je contribue à améliorer notre standard de vie. C'est important de faire en sorte que l'installation continue à fonctionner parce que nous donnons de l'emploi. Et nous aidons les gens. Lorsque nous faisons l'essai d'un véhicule de transport en commun, par exemple, cela permet aux transports publics d'offrir du transport de masse qui contribue à protéger notre environnement. Et, en plus, dire qu'on me paie pour démolir mes jouets!


La vie dans un laboratoire de recherche

Don LeblancLorsque notre chambre d'essais climatiques fonctionne, il nous arrive de commencer les essais à 8 h du matin et de ne pas finir avant minuit passé. Il nous arrive de faire des essais 24 heures par jour.

Au travail, je porte plusieurs chapeaux. Je gère d'autres personnes qui travaillent avec moi. Lorsqu'il y a du travail d'essais, je supervise les essais. Je fais aussi le marketing de nos services. Nous sommes financés à 100 % par l'industrie, ce qui fait que notre survivance est liée aux projets qui nous arrivent. J'assiste à deux ou trois congrès par année, où je fais un effort pour rencontrer de nouveaux clients. Jusqu'à maintenant, j'ai été à Orlando, Francfort, Toulouse, Vancouver et San Francisco.

Nos principaux clients sont des fabricants de voitures de chemin de fer qui nous amènent des voitures de passagers pour en faire vérifier les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation. Si vous montez à bord d'un train de banlieue en hiver et que vous vous faites souffler de l'air chaud au visage pendant que vous gelez des pieds, vous pouvez décider de prendre votre voiture le lendemain. Mais, si vous êtes confortable, vous êtes plus susceptible d'y revenir demain. Les responsables des transports publics savent ainsi que leurs fournisseurs doivent répondre à certaines exigences. Plutôt que d'attendre que mère Nature fournisse une gamme de conditions climatiques, le CTTS peut simuler l'hiver, ou l'été, et les saisons intermédiaires.


Un essai mémorable

Une fois, quelqu'un m'a demandé de faire des essais sur des canalisations de carburant pour avions pleines de carburant, parce qu'elles risquaient de fuir si elles étaient soumises à des conditions de chaleur élevée pendant un certain temps. Comment y parvenir sans danger? Nous avons fabriqué un cadre d'acier avec des coussins de verre à l'intérieur. Nous y avons mis des éléments de chauffage bruts. Nous l'avons installé à l'extérieur d'un enclos fermé, en plein hiver, et nous avons fait le test à environ 150° C. Tout se passa sans anicroche. Si la canalisation de carburant avait fait une fuite et explosé, les murs auraient éclaté sans causer trop d'impact. Mais si nous avions fait le test à l'intérieur, les problèmes de sécurité auraient été très complexes.


Don après les heures de travail

Je pratique le karaté à peu près trois heures par semaine. Le karaté me fait faire un bon exercice. C'est une classe de 45 minutes et je transpire assez abondamment à la fin. J'aide à l'enseignement de la classe.

J'aime également construire des modèles en plastique, comme des véhicules militaires, des bateaux et des avions. Et j'adore faire du jardinage – je me concentre sur les légumes et ma femme s'occupe plutôt des fleurs.

Lectures : J'aime la science-fiction. J'aime les livres de fantaisie comme le Seigneur des anneaux, que j'ai lu plusieurs fois.

Télévision : J'aime la série actuelle d'Enterprise. J'enregistre l'émission Coronation Street tous les dimanche matins. J'aime aussi la comédie, comme Juste pour rire.

Cinéma : J'ai aimé Le Seigneur des anneaux. Les films historiques et les films d'action me plaisent.


Si j'avais un million

Si on m'accordait un million de dollars pour mon installation, je ferais faire quelques améliorations, comme des capacités d'essais d'humidité et d'essais solaires, et j'ajouterais une installation permettant de simuler des conditions de sable et de poussière.

Si je gagnais un million à la loterie, je ne quitterais pas mon travail. Même si je gagnais beaucoup plus, je ne pense pas que je quitterais. Je finirais de payer ma maison. Je n'irais pas risquer mon argent au jeu ou faire des choses stupides.

Une fois, j'ai acheté un billet de loterie pour un tirage de 30 millions de dollars et j'ai promis, dans mon plan d'affaires, que si mon billet gagnait, je donnerais au CTTS un million par année pendant 30 ans à partir des intérêts gagnés. J'ai gagné un billet gratuit, mais celui-ci a été perdant. Mais, ce que j'ai gagné, c'est quelques sourires de la part de l'équipe de gestion; c'est dire que, pour 2 $, ce fut un investissement qui en a valu la chandelle.


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