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Surveiller l’air

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James Gupta crée des lasers capables de détecter les gaz nocifs dans l'air.

James Gupta

James Gupta

Travail : Chercheur – Institut des sciences des microstructures du CNRC, Ottawa (Ontario)
Recherche : Lasers pour la surveillance de l'environnement
Langues : Anglais


Renseigne-toi sur...

Projets en cours
Pour y parvenir
La vie dans un laboratoire de recherche
Après les heures de travail
Si j'avais un million

a

« Apprendre constamment du neuf est ce qui me plaît le plus dans mon métier. »


Projets en cours

Je fais partie du groupe de l'épitaxie, spécialisé dans la fabrication de semi-conducteurs aux propriétés très précises. Pour l'instant, je mets au point des lasers qui serviront de détecteurs environnementaux. Nous travaillons sur des lasers à très grande longueur d'onde, capables de déceler les gaz à l'état de traces, surtout les gaz toxiques comme le fluorure d'hydrogène, l'ammoniaque, le sulfure d'hydrogène et le méthane.

Un de nos clients de l'industrie fabrique des systèmes d'analyse des gaz. Nous lui procurons les lasers de la longueur d'onde qu'il souhaite. La fonte de l'aluminium, par exemple, s'accompagne de la production de fluorure d'hydrogène. Les alumineries aimeraient disposer d'un capteur qui détecterait ce gaz dans l'air afin de prévenir de dangereuses fuites. On utilise aussi le fluorure d'hydrogène pour l'alkylation du pétrole et l'entreprise procure des capteurs aux sociétés pétrolières qui veulent rendre leurs installations plus sécuritaires.

Notre groupe fait concurrence aux meilleurs instituts et universités de la planète. Nos clients poursuivent des buts très précis. Nos lasers doivent donc déceler ce qu'ils veulent détecter. Si sa longueur d'onde n'est pas exacte, ça ne fonctionnera pas. Il faut donc faire preuve d'une extrême précision.

Pour y parvenir : le chemin qui mène au CNRC

La physique et les mathématiques me passionnaient à l'université. Après avoir obtenu un baccalauréat, je n'ai pas vraiment trouvé d'emploi. J'ai donc entrepris une maîtrise à l'Université Queen's. Ensuite, mon épouse s'est inscrite à un programme de création littéraire à l'Université de la Colombie-Britannique. Je ne pouvais pas rester inactif. J'ai donc commencé un doctorat à l'Université Simon Fraser. Un jour, un directeur du CNRC y a donné un exposé sur les semi-conducteurs. Selon lui, le CNRC était un lieu de travail formidable. J'ai présenté une demande d'emploi, mais aucun poste n'était disponible à l'époque.

Mon premier emploi a été celui d'un ingénieur spécialisé en applications dans une jeune entreprise technologique de Silicon Valley. Le travail était intéressant, mais j'ai vite constaté que la recherche me plaisait davantage. Lorsque j'ai reçu un courriel du CNRC me proposant un poste, j'ai immédiatement accepté. C'était en 1999.

La vie dans un laboratoire de recherche

Aucune journée n'est la même. Ce matin, mon directeur et moi avons parlé d'une présentation sur un projet pan-CNRC concernant la création de capteurs pour des édifices commerciaux. Nous concourons au développement d'un système intelligent, capable de détecter des traces de gaz, comme le formaldéhyde, un polluant atmosphérique dangereux dans les bâtiments. Si la concentration de formaldéhyde dépasse un certain seuil, le système modifiera le taux de ventilation du bâtiment pour la ramener à un niveau inoffensif.

James Gupta

L'équipement le plus intéressant que j'utilise est un système d'épitaxie par jets moléculaires qui nous permet de faire " pousser " des structures, une couche cristalline après l'autre avec la précision de l'atome. Cette machine fonctionne sous vide, un vide très intense puisque la pression à l'intérieur du caisson d'acier inoxydable est 13 fois plus basse que la pression atmosphérique. Le système est d'une extrême sensibilité et exige beaucoup de soins. Si une panne d'alimentation ou une panne de la pompe à vide survient la fin de semaine ou durant la nuit, on m'appelle immédiatement au téléphone pour que je vienne rectifier la situation.

James après les heures de travail

Au nombre de mes passe-temps figurent les sports comme le soccer, le hockey et la course. Je suis entraîneur de l'équipe de hockey de mon fils et je joue de la guitare.

James Gupta

Vacances : Nous allons souvent en Floride lors de la relâche de mars pour échapper aux rigueurs de l'hiver d'Ottawa. Ma belle-famille a un chalet près d'Ottawa où nous séjournons habituellement l'été.

Lecture : Je lis souvent les romans que me recommande mon épouse qui a fait ses études en littérature. Pour l'instant, je lis «La stratégie du choc » de Naomi Klein et les œuvres de Malcolm Gladwell et de Dan Brown.

Musique : Je joue du rock à la guitare électrique, mais j'aime aussi la guitare sèche et je suis assez éclectique dans mes choix musicaux. Au nombre de mes artistes préférés se trouvent The Tragically Hip, Van Halen et Green Day.

Télévision : Je ne l'ai pas allumée depuis des années, mais quand ils marquent des points, je suis les parties des Sénateurs d'Ottawa. J'aime la série Dragon's Den et je regardais Coroner Da Vinci.

Cinéma : Parce que j'ai un fils en bas âge, ces temps-ci, je vois surtout les films pour enfants. J'aime aussi les films d'action comme la série de Jason Bourne.

Si j'avais un million

Si on m'accordait un million pour financer des recherches, je travaillerais sur un appareil appelé « laser à cavité verticale à émission par la surface », qui est très difficile à fabriquer. Si l'on parvenait à en créer un émettant dans le milieu de l'infrarouge, on disposerait d'une solution peu onéreuse pour maintes applications nécessitant la détection de gaz.

Si je gagnais le million à la loterie : Je m'achèterais une plus grande maison avec une piscine et j'aménagerais un studio pour mes guitares, mes amplificateurs, mon clavier et ma batterie.