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Shabana Bhatti
Travail : Agente de recherche, biocarburants tirés des algues, Programme national sur les bioproduits, Halifax, Station de recherches marines, Ketch Harbour, N.-É.
Recherche : Biocarburants extraits des algues
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Projets en cours
Le CNRC : comment j'y suis arrivée
La partie de mon travail que je préfère
Une journée au laboratoire
Après les heures de travail
Si j'avais un million de dollars
Notre équipe tente de produire des biocarburants ou de l'huile des microalgues. Les travaux ont débuté en mars 2010 et je me rendrai sur le terrain pour prélever des échantillons d'eau contenant du phytoplancton, y compris des microalgues. La phase préliminaire du projet prévoit l'isolement et la multiplication des souches d'algues indigènes à l'Amérique du Nord qui se sont adaptées à l'environnement local. Nous aimerions savoir si ces microalgues peuvent se reproduire rapidement et synthétiser assez de lipides (huile), tout en absorbant le dioxyde de carbone libéré par l'industrie.
Nous espérons découvrir une centaine d'isolats d'algues un peu partout au Canada et aux États-Unis. Afin de fabriquer du biocarburant, il faut cultiver et récolter les algues, les concentrer puis en extraire l'huile. Pour que les biocarburants extraits des algues deviennent une solution viable, il faut mettre au point un procédé économique qui convertira la biomasse algale en carburants, comme le biodiesel ou le carburant pour les avions à réaction.
Nous travaillons en équipe pour aider l'industrie des biocarburants à développer la technologie qui lui permettra de commercialiser le biocarburant issu des microalgues. Nous collaborons avec les universités, le secteur privé et d'autres partenaires. Quelques composés bioactifs des isolats d'algues auront aussi leur utilité pour la santé humaine et animale.
Le CNRC : comment j'y suis arrivée
En suivant un cours de botanique en deuxième année d'université, j'ai immédiatement su que je ferais une concentration en biologie végétale. J'étais fascinée par la manière dont les plantes colonisent leur environnement et produisent ce dont elles ont besoin grâce à la photosynthèse. Puis j'ai découvert les algues avec étonnement : après tout, ce sont de simples unicellulaires.
J'ai terminé mon doctorat sur l'absorption du carbone inorganique par les algues microscopiques d'eau douce et d'eau salée à l'Université York. Pendant plusieurs années, j'ai beaucoup lu sur les biocarburants tirés des algues. J'ai surtout travaillé en laboratoire sur des algues d'eau douce ou salée, mais aller sur le terrain est une nouveauté pour moi.
Au secondaire, j'adorais la science et faire des expériences. J'ai simplement persévéré dans la même voie. À l'université, les sciences en général m'intéressaient, mais en particulier les mathématiques, la chimie et la biologie. La plupart des membres de ma famille travaillent dans le secteur de la santé comme médecins ou infirmières et je voulais faire quelque chose de différent. J'ai toujours voulu être biologiste.
Après mon doctorat, j'ai passé six mois sur un projet d'étude postdoctorale avec un spécialiste en écologie aquatique de l'Université d'Ottawa. J'étudiais l'effet des toxines sécrétées par les cyanobactéries, les algues bleu-vert, sur la qualité de l'eau. J'y ai appris comment isoler des espèces capricieuses et les cultiver en laboratoire, mais le projet n'a pas duré, faute de fonds. Quand j'ai vu, dans une annonce, que le CNRC cherchait un agent de recherche sur les biocarburants tirés des algues, j'étais enchantée : c'était exactement ce que je voulais. On m'a proposé des postes similaires en Espagne et aux États-Unis, mais je voulais demeurer à proximité de ma famille, qui vit à Toronto.
La partie de mon travail que je préfère
Jusqu'à présent, je n'avais que travaillé au laboratoire avec des algues et des cyanobactéries. Je tenais vraiment à aller sur place pour voir les conditions dans lesquelles elles vivent. Pendant six à huit mois, je m'amuserai vraiment à prélever des échantillons d'eaux saumâtre, douce et salée.
J'aime interagir avec les autres membres de l'équipe. J'ai mémorisé le rôle et les tâches de chaque agent de recherche à la station de Ketch Harbour, en Nouvelle-Écosse. Ici, tout le monde se connaît. Nous travaillons vraiment bien ensemble et chacun sait qu'il y a plusieurs objectifs à atteindre.
Je me suis longuement préparée pour m'assurer que j'aurai tout l'équipement et le matériel essentiel à l'échantillonnage et à l'isolement des algues. Cela demande beaucoup d'organisation. Je visiterai des parties de la Nouvelle-Écosse et du sud de l'Ontario pour les prélèvements. Je passerai deux jours par semaine sur le terrain dans mes bottes-pantalon, avec les glacières contenant mon équipement. Le reste du temps, je travaillerai au laboratoire à isoler les souches d'algues, à les purifier et à les cultiver dans des éprouvettes.
Avec le nouveau spectromètre de masse, nous effectuerons quelques expériences d'absorption du carbone sur les espèces isolées et sur celles de notre collection. Nous placerons les souches qui se multiplient bien dans un photobioréacteur, une sorte de gros récipient conçu pour la culture intensive des algues. J'enverrai aussi quelques échantillons à des laboratoires américains qui ont des techniques plus avancées pour séparer des cellules de la soupe de phytoplancton.
J'aime lire pour me distraire, surtout des ouvrages sur la santé et la nutrition. Je suis sur le point de commencer un régime de sept jours composé d'aliments crus, mais j'admets avoir été tellement occupée par mon doctorat et mes études postdoctorales que je n'ai pas eu beaucoup de temps à consacrer à la lecture dernièrement.
Si j'avais un million de dollars
J'engagerais d'autres associés de recherche et des étudiants pour les recherches sur les algues parce que nous ne sommes pas très nombreux. Et j'achèterais plus d'équipement.
Personnellement, je voyagerais avec ma famille. Voir des lieux uniques où je ne suis jamais allée, notamment l'Arctique, le Pérou, l'Espagne, le Japon et la Chine. Le reste de l'argent, je le mettrais de côté pour les mauvais jours.
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