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Sur la trace des maladies mortelles

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Tedros Bezabeh cherche comment dépister très tôt le cancer grâce à la spectroscopie par résonance magnétique.

Tedros Bezabeh

Tedros Bezabeh

Travail: Physicochimiste – Institut du biodiagnostic du CNRC, Winnipeg (Manitoba)
Recherche: Spectroscopie par résonance magnétique, diagnostic du cancer
Langues: Anglais, tigrinya, amharic


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Projets en cours
Pour y parvenir
La partie de mon travail que je préfère
La vie dans un laboratoire de recherche
Après les heures de travail
Si j'avais un million

Je planifie et élabore des projets qui font appel à l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et à la spectroscopie, surtout dans le but de faire un diagnostic précoce du cancer par des méthodes non invasives. Plus vite on repérera les tumeurs et meilleur sera le pronostic pour le patient. La plupart de nos travaux portent sur des sujets humains ou des spécimens, comme les liquides corporels ou les prélèvements de biopsie.


« J'aime l'idée que ce que je fais aujourd'hui pourrait un jour contribuer à sauver des vies. »


Projets en cours

Nous comparons des échantillons de selles de personnes saines et de personnes atteintes du cancer colorectal pour déterminer si ce dernier peut être détecté avant qu'il soit trop développé. En effet, certaines études rapportent que les chances de guérison du cancer colorectal sont très bonnes quand la maladie est dépistée à un stade précoce : le taux de survie après cinq ans dépasse 90 %. Avec une détection plus tardive cependant, le taux de survie diminue considérablement. Nous examinons les échantillons de fèces au spectroscope par résonance magnétique (RM), une technique proche de l'IRM qui permet d'analyser la biochimie de divers tissus. L'objectif ultime est de découvrir les colonies de polypes dans le côlon, c'est-à-dire le stade intermédiaire dans le développement du cancer. Cette technique atteindra son maximum d'efficacité quand le médecin réussira à identifier les polypes avant qu'ils deviennent cancéreux, en vue de les supprimer.

Un deuxième projet porte sur le cancer du pancréas, qui est moins fréquent que le précédent mais plus mortel. Les personnes chez qui on le diagnostique n'ont souvent plus que quelques mois à vivre. Les médecins ne le détectent habituellement que trop tard. Nous essayons de le diagnostiquer plus tôt à partir des échantillons de bile. La spectroscopie RM de la bile pourrait faciliter la distinction entre une personne souffrant d'une inflammation du pancréas et une autre atteinte du cancer de cet organe.

Enfin, nous avons entrepris un projet sur le cancer du poumon avec Inco, la société minière qui extrait le nickel à Sudbury. L'entreprise aimerait mettre au point un meilleur test pour surveiller la santé des travailleurs, car de nombreux mineurs développent le cancer du poumon. Tous les six mois environ, on recueille des échantillons de crachats des employés afin d'examiner les cellules. Malheureusement, le test n'est pas assez précis pour prévenir les gens avant que le cancer ait trop évolué. Nous essayons de détecter très tôt les changements que subissent les cellules du poumon afin que les malades puissent être soignés avant qu'il soit trop tard.


Pour y parvenir : le chemin qui mène au CNRC

Je suis né en Érythrée, dans le nord-est de l'Afrique. J'ai toujours rêvé de devenir un scientifique. Après être entré à l'Université Amara, dans mon pays, j'ai décroché un baccalauréat en chimie. Mes notes étaient les plus hautes de toutes, si bien qu'on m'a décerné la médaille présidentielle. J'ai d'abord travaillé un an en Érythrée, comme appariteur dans les laboratoires de chimie de l'université. Ensuite, j'ai commencé à remplir des demandes d'inscription, principalement d'universités américaines, en vue d'entreprendre des études supérieures.

J'ai effectué une maîtrise puis un doctorat en physicochimie à l'Université Washington de St. Louis. À la fin de mon doctorat, je me suis rendu à Berlin pour donner un exposé lors d'un colloque international sur l'imagerie par résonance magnétique et les applications de la spectroscopie en biomédecine. J'y ai rencontré le directeur général de l'Institut du biodiagnostic du CNRC. De retour à St. Louis, je lui ai écrit pour savoir s'il y avait moyen d'entreprendre des études postdoctorales à l'Institut et on m'a invité à me joindre au personnel. J'ai commencé à travailler au CNRC en 1993.

La partie de mon travail que je préfère

J'aime les défis, la frustration, l'excitation qu'il suppose – mon travail n'est jamais ennuyeux ni routinier. Il y a toujours quelque chose de neuf. J'aime l'idée que ce que je fait aujourd'hui pourrait un jour contribuer à sauver des vies. Tôt ou tard, mes recherches trouveront application en clinique.


La vie dans un laboratoire de recherche

Tedros Bezabeh

Je travaille environ 50 heures par semaine, y compris le soir et la fin de semaine. Je prends congé le samedi, mais la plupart du temps, je travaille le dimanche après-midi. Je supervise quelques étudiants du doctorat et un autre, qui poursuit des études postdoctorales, donc nous avons une brève discussion chaque matin et planifions les expériences de la journée. Je passe la majeure partie de mon temps à l'ordinateur, à rédiger des rapports, des projets, des manuscrits ou des demandes de bourse. Plusieurs fois par jour, je vais au laboratoire pour m'assurer que tout se déroule bien et qu'il n'y a pas de problèmes à résoudre.

Tedros après les heures de travail

Je vais au gymnase trois fois par semaine. Je joue au soccer en plein air, un sport que j'ai appris à aimer en Érythrée.

Lecture  : J'adorais lire les romans policiers et ce genre d'histoire, mais à présent, j'ai de la difficulté à trouver le temps de le faire. J'ai deux enfants, dont un de trois ans et un autre d'un an. Je m'efforce de passer le plus de temps possible avec eux et avec mon épouse.

Musique  : J'aime le reggae, notamment les chansons de Bob Marley, et la musique africaine traditionnelle.

Télévision  : Avant la naissance de mes enfants, je regardais les comédies de situation. À présent, je me concentre sur les actualités et les nouvelles internationales chaque fois que j'en ai l'occasion.

Cinéma  : Les comédies et les drames me plaisent. Récemment, j'ai regardé Permis de mariage avec Robin Williams.

Vacances  : J'aime les lacs et les plages du Manitoba. Puisque nous avons de la parenté partout en Amérique du Nord, nous leur rendons visite. Nos voyages nous ont conduits à Las Vegas, Montréal, Vancouver, New York, au New Jersey, à St. Louis, Washington (D.C.), Cuba et Rome.

Si j'avais un million

Si on m'accordait une subvention de recherche d'un million, j'achèterais de l'équipement neuf pour automatiser notre spectromètre. Il faut analyser un grand nombre d'échantillons pour accélérer le transfert de la technologie, et l'analyse d'un seul échantillon de selles coûte parfois jusqu'à 150 $ américains. Je me procurerais donc autant d'échantillons que possible en très peu de temps. J'engagerais aussi quelques étudiants de plus au stade postdoctoral. 

Si je gagnais le million à la loterie, je rembourserais mon hypothèque et mettrais de l'argent de côté pour éduquer mes enfants. J'irais en France, en Espagne et en Argentine avec ma famille. Éventuellement, je financerais aussi une bourse pour les étudiants d'Érythrée, afin de les aider à poursuivre leurs études en Amérique du Nord.


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