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Le savant grec Archimède était peut-être seul dans son bain quand il a crié « eurêka », mais la plupart des découvertes scientifiques résultent d'un effort collectif. Si les lauréats du Défi BioTalent Sanofi-Aventis (DBSA) se sont hissés au sommet, ils le doivent aux mentors scientifiques qui ont deviné tout le potentiel de l'idée formulée par les étudiants et qui leur ont dispensé aide, conseils et orientation.

Pour le grand gagnant Scott Adams, le fait de travailler sous l'aile d'un chercheur de l'Université de la Saskatchewan s'est avéré la partie la plus intéressante de son projet. « L'expérience a été fabuleuse, affirme-t-il. J'ai acquis des notions d'un niveau nettement supérieur à celles qu'on m'inculque dans mes cours. » Son mentor l'a notamment initié à la technique du silençage génique, ce qui lui a permis de bloquer la synthèse de l'amidon chez le blé – la première étape vers la création d'une « variété sur mesure » destinée à différents marchés.

Les finalistes de l'année, à la cérémonie nationale de remise des prix qui s'est déroulée au CNRC, à Ottawa, le 6 mai. Le CNRC contribue au concours national, qui a pour principaux parrains Sanofi-Aventis et BioTalent Canada.

Les finalistes de l'année, à la cérémonie nationale de remise des prix qui s'est déroulée au CNRC, à Ottawa, le 6 mai. Le CNRC contribue au concours national, qui a pour principaux parrains Sanofi-Aventis et BioTalent Canada.

La majorité des étudiants déclarent que l'expérience pratique acquise sous l'égide d'un mentor est la partie du programme DBSA qu'ils préfèrent. Scott Adams a appris diverses techniques de laboratoire, comme la culture d'épillets in vitro et la microscopie. « J'ai vraiment vécu ce qu'est le travail dans un laboratoire », a-t-il déclaré. Kirsten Larson rapporte une expérience similaire. « On m'a montré comment effectuer un titrage et un tas d'autres techniques scientifiques. Je n'avais jamais fait ça avant. »

Selon Alison Symington, organisatrice nationale du DBSA, l'encadrement que permet ce programme reproduit la situation telle qu'elle existe dans le milieu scientifique. « En réalité, le directeur de thèse sert de mentor à l'étudiant. Il suffit d'étendre le principe au secondaire. »

Chaque élève inscrit au DBSA travaille avec un mentor. Comme dans le vrai monde de la recherche, les candidats soumettent un projet qu'évalue un comité scientifique. Les étudiants dont le projet a été retenu sont ensuite jumelés avec des scientifiques oeuvrant dans le domaine pertinent. « Ils ont la chance de passer du temps avec quelqu'un qui a suivi le même cheminement et a les mêmes intérêts, donc quelqu'un qui peut les guider », poursuit Mme Symington.

Au-delà des connaissances techniques acquises, le fait d'entreprendre de vraies recherches donne aux étudiants un avant-goût de la vie d'un scientifique. « Les élèves découvrent que la science n'est pas chose facile, reprend la chercheuse. On ne crie pas eurêka à tout bout de champ. Il faut apprendre à surmonter les déceptions et les imprévus. »

Scott Adams, élève de 10e année à Saskatoon, a remporté le Défi BioTalent Sanofi-Aventis de 2009 avec ses recherches illustrant comment on pourrait étudier, et éventuellement réguler, la synthèse de l'amidon chez le blé en bloquant l'expression d'un gène.

Scott Adams, élève de 10e année à Saskatoon, a remporté le Défi BioTalent Sanofi-Aventis de 2009 avec ses recherches illustrant comment on pourrait étudier, et éventuellement réguler, la synthèse de l'amidon chez le blé en bloquant l'expression d'un gène.

À la cérémonie de remise des prix, Lynn Yelich, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources humaines et du Développement social du Canada, a rappelé que quelques-uns des plus éminents scientifiques du Canada ont travaillé au CNRC, notamment le récipiendaire du prix Nobel Gerhard Herzberg. « Quand je regarde autour, je vois les chercheurs enthousiastes, talentueux et brillants de demain. Je me demande même si devant moi ne se trouve pas un futur lauréat du prix Nobel. »

Mine de rien, le président du CNRC Pierre Coulombe a profité de l'occasion pour faire un peu de recrutement. « Saviez-vous que le CNRC compte des installations dans chaque province et que plus de 1 200 étudiants y ont travaillé avec une de nos équipes scientifiques, l'an dernier, un peu partout au pays? a-t-il demandé aux finalistes. Je suis persuadé que beaucoup d'entre vous seront contents de s'en souvenir quand ils chercheront un emploi d'été au cours des années à venir. »

La lauréate du prix commercial Kirsten Larson discute de ses recherches sur les vertus médicinales du haskap avec une visiteuse.

La lauréate du prix commercial Kirsten Larson discute de ses recherches sur les vertus médicinales du haskap avec une visiteuse.

Quelques élèves s'étonnent aussi que la recherche soit un processus si créatif. Bien qu'on enseigne souvent la science comme s'il s'agissait d'un fait accompli, « concevoir une expérience pour répondre à une question précise exige de la créativité, affirme Mme Symington. Les élèves n'en sont pas vraiment conscients avant de se retrouver au laboratoire avec un mentor. »

D'un autre côté, les élèves songent parfois à des solutions que leur mentor n'a même pas envisagées. « Ils ont souvent des idées fraîches ou surprenantes, parce qu'ils n'ont pas l'habitude de se censurer, ce qui est une bonne chose. » Les liens noués dans le cadre du DBSA se poursuivent parfois à l'université, les étudiants travaillant au laboratoire de leur mentor pendant leurs études.

Si les mentors apportent savoir-faire et instruction, les élèves, eux, débordent de jeunesse et de vitalité. Mme Symington se souvient qu'une scientifique et mentor de Calgary a un jour déclaré que les élèves du DBSA avaient revigoré son équipe. « Cette chercheuse avait rarement vu des gens se féliciter avec un "donne-moi cinq" dans son laboratoire, explique Mme Symington. Mais les étudiants sont emballés. Chaque jour, ils arrivent avec un grand sourire sur le visage. Cela lui a rappelé pourquoi elle aimait tant ce métier. »

Pour en savoir plus sur le DBSA, consulter le site http://defisanofibiotalent.ca/.