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Des adolescents dévoilent des résultats de recherches impressionants au Défi Biotech

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À l'âge de 16 ans, James Macleod ne ménage pas ses efforts pour faire un monde meilleur. 

Étudiant de 12 année à l'école secondaire catholique All Saints d'Ottawa, James vient de remporter le premier prix du Défi Biotech Sanofi-Aventis national de 2006 pour ses travaux cherchant une explication génétique éventuelle à la mort rapide des lymphocytes T – un facteur important pour un système immunitaire en bonne santé – dans les stades avancés de l'infection par le VIH. 

Intitulé « Régulation de l'expression du gène codant le récepteur alpha IL‑7 par la cytokine », son projet prévoyait l'analyse des transcriptions de l'ARN de certains lymphocytes T. C'est ainsi qu'il a découvert qu'une protéine baptisée CD127 interdit la transmission d'un « signal de survie » par l'interleukine-7, hormone nécessaire au développement, à la survie et à la multiplication des lymphocytes T.

Roman Szumski, vice-président des Sciences de la vie au CNRC et membre du jury du Défi Biotech Sanofi-Aventis national de 2006, félicite James MacLeod, de l'école secondaire catholique All Saints d'Ottawa, pour avoir décroché le premier prix.
Roman Szumski, vice-président des Sciences de la vie au CNRC et membre du jury du Défi Biotech Sanofi-Aventis national de 2006, félicite James MacLeod, de l'école secondaire catholique All Saints d'Ottawa, pour avoir décroché le premier prix.

« À présent, nous savons exactement ce qui arrive aux lymphocytes T. Nous pourrons donc chercher un traitement préventif », d'expliquer le jeune homme.

Pour participer à ce concours prestigieux, les étudiants ont été priés de concevoir et d'entreprendre un projet de recherche en biotechnologie. Ils ont trouvé une idée, ont été jumelés à un mentor du secteur de la biotechnologie et se sont attelés à la tâche il y a des mois de cela.

Les étudiants ont concouru à des éliminatoires régionales avant de passer au tournoi national, qui s'est déroulé le 10 mai. Avec le concours des instituts du CNRC un peu partout au Canada, les 13 lauréats régionaux ont présenté leurs projets par vidéoconférence à un jury installé au campus du CNRC du chemin Montréal, à Ottawa. Le jury se composait de cadres supérieurs de la fonction publique fédérale et du secteur privé, dont M. Szumski, vice-président des Sciences de la vie au CNRC. Les jurés ont évalué chaque projet en fonction de sa pertinence en biotechnologie, de son innovation et de sa qualité scientifique.

La catégorie relative au potentiel commercial a été jugée séparément et d'une manière inhabituelle. En effet, les jurés ont reçu un bulletin de vote représentant un million de dollars puis on leur a demandé dans quel projet ils investiraient le plus vraisemblablement leur argent. David Wang, de l'école secondaire A.B. Lucas de London (Ontario), est arrivé premier ex aequo avec son projet visant à utiliser des plants de tabac génétiquement modifiés pour synthétiser de l'interleukine-13 humaine, protéine anti-inflammatoire susceptible de prévenir ou de traiter le diabète juvénile.

« Je voulais m'attaquer à un problème mondial », avoue Marzieh Ghiasi, étudiante à l'école secondaire Queen Elizabeth de Halifax, qui a choisi de se pencher sur les méthodes susceptibles d'accroître l'efficacité des bactéries oxydantes qui retirent l'arsenic présent dans l'eau, projet jugé lui aussi comme ayant le meilleur potentiel commercial. « Je voulais faire beaucoup plus, mais mon mentor m'a recommandé de me limiter à un but précis. »

En plus d'aider les étudiants à mieux définir leur projet, les mentors en biotechnologie dispensent un soutien précieux aux concurrents en leur permettant de se familiariser avec le travail en laboratoire et un équipement très perfectionné.

James MacLeod pose fièrement devant le projet qui lui a valu la victoire : « Régulation du gène codant le récepteur alpha IL-7 par la cytokine »
James MacLeod pose fièrement devant le projet qui lui a valu la victoire : « Régulation du gène codant le récepteur alpha IL-7 par la cytokine »"

Au sortir de son expérience comme juré lors du concours régional de Montréal, en 2002, M. Moises Freitas-Andrade, candidat au doctorat à l'Institut des sciences biologiques du CNRC (ISB-CNRC), a décidé de devenir mentor. Il voulait montrer aux jeunes que la science est passionnante et que la méthode scientifique est aussi créative qu'analytique. Son aide et son enthousiasme ont permis à Philip Saaltink et à Min Zhang, deux étudiants de l'école secondaire de Gloucester, à Ottawa, de grimper jusqu'aux éliminatoires de 2006 de l'est de l'Ontario avec leur projet concernant l'incidence du ginseng sur les cellules tumorales U87MG.

« Les étudiants débordaient d'enthousiasme, déclare M. Freitas-Andrade. J'ai vite compris qu'on n'est jamais trop vieux ni trop jeune pour apprendre et être emballé par la science. »

Les lauréats du concours national (site anglais) ont été dévoilés le 11 mai lors d'une cérémonie spéciale animée par Roman Szumski, au 100 de la promenade Sussex, à Ottawa. Colin Carrie, adjoint parlementaire du ministre de l'Industrie, était présent à cet événement prestigieux, qui a été diffusé sur l'Internet aux concurrents régionaux du Canada.

« Je suis heureux que le CNRC fasse mieux connaître les sciences émergentes et encourage les étudiants à envisager une carrière en biotechnologie », a conclu M. Szumski.