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Will Turk termine son secondaire cette année. L'an prochain, il entamera des études universitaires, mais contrairement à beaucoup de ses condisciples, cet adolescent de Winnipeg jouit déjà d'une réputation nationale pour avoir fait avancer la recherche sur le VIH-sida.
En effet, cet étudiant de 18 ans de l'école secondaire Grant Park a remporté le Défi Biotech Aventis (DBA) de 2005. Il doit ses palmes à l'étude qu'il a entreprise afin d'établir pourquoi un certain groupe de travailleuses du sexe du Kenya a échappé au VIH-sida en dépit d'une très forte exposition au virus. Ses travaux pourraient aider les scientifiques dans leur quête d'un vaccin contre cette maladie dévastatrice.
Le projet de Will Turk s'inscrivait dans un concours national de biotechnologie visant à évaluer les compétences des participants tant en sciences qu'en gestion du temps en leur permettant d'explorer la possibilité d'une carrière en biotechnologie. Cette année, le DBA s'est déroulé dans 13 régions du Canada, d'un océan à l'autre. En 2006, le defi s'appèlera le Défi Biotech Sanofi Aventis.
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| Ghadi Antoun et Marisa Rossi, qui ont remporté la quatrième place, en compagnie du député David McGuinty et de Gabrielle Adams (ISB-CNRC) après le dévoilement des résultats. |
Pour les étudiants, le concours est une longue épreuve courant sur plusieurs mois. Après avoir conçu un projet et été jumelés aux biotechnologistes qui leur serviront de mentor, dont plusieurs membres du CNRC, les participants se sont attelés à la tâche.
Tout au long du chemin, les équipes ont acquis de l'expérience pratique en travaillant dans de véritables laboratoires professionnels.
Apprendre de leurs mentors dans un tel environnement est la partie la plus enrichissante de l'exercice, estiment Robyn Biggs et Ghazal Bandeh-Bahman, deux étudiants de l'école secondaire catholique St. Patrick's d'Ottawa.
« Nous avons dû apprendre à travailler ensemble, déclare le second en parlant de leur projet, qui devait tester comment divers produits blanchissent les dents. Ils participaient pour la première fois au concours.
Après des mois de recherche et d'expériences, qui se prolongent parfois jusqu'aux petites heures du matin, les candidats ont finalement présenté leurs projets lors des éliminatoires régionales tenues un peu partout au pays.
Pour la première fois, l'Île-du-Prince-Édouard était de la partie. Les projets venaient tous de l'école secondaire Three Oaks et la victoire est allée à une équipe de jumeaux – Samantha et Stephanie Thorpe, et Lindsey Ward et Tyler Kowalski.
Les gagnants avaient pour mentor le Dr Michael Mayne (ISNS-CNRC) et ont vérifié les propriétés anti-oxydantes de divers composés dans l'espoir de découvrir une substance dont on pourrait se servir pour prévenir et soigner les maladies dégénératives du système nerveux telle la maladie d'Alzheimer.
Dans le concours de l'est de l'Ontario, Ghadi Antoun et Marisa Rossi, du Collège catholique Samuel-Genest, ont décroché les honneurs pour leur projet visant à trouver une solution génétique à l'hypertension induite par le sel.
Le 11 mai 2005, nos lauréats se sont classés quatrièmes quand les 13 gagnants régionaux sont entrés en lice au concours national, présentant leurs travaux à un jury, par téléconférence. Installés dans les locaux d'Ottawa, les jurés ont interrogé les étudiants des différentes régions du pays en temps réel lorsqu'ils leur ont soumis leurs résultats.
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| Les jurés délibèrent entre deux présentations aux installations du CNRC d'Ottawa. |
Les projets nationaux avaient pour thèmes un écran solaire au thé vert, un nouveau traitement contre le cancer, la greffe d'organes, l'arrêt temporaire des fonctions vitales et plusieurs autres. Les lauréats ont été dévoilés le lendemain par webdiffusion en direct aux édifices historiques du CNRC, 100, promenade Sussex. Will Turk, de Winnipeg, est devenu la vedette de la journée.
Pour ses efforts, Will recevra une bourse de 5 000 $ qu'il partagera avec son école. Plus tard cet été, il ira défendre les couleurs du Canada à Philadelphie, à l'occasion du défi international BioGENEius 2005 de Sanofi-Aventis.
« Je n'en reviens pas », a avoué le biotechnologiste en herbe après l'annonce. « J'espérais juste me classer parmi les cinq premiers, comme l'an dernier. »
En 2004, Will Turk avait décroché la deuxième place au DBA pour son projet sur les résidus miniers.
Le CNRC a joué un rôle déterminant dans les éliminatoires régionales et nationales, procurant laboratoires, mentors, jurés et services de téléconférence.
En en apprenant davantage sur la biotechnologie et les carrières en science, les étudiants concourent aussi à faire progresser la recherche par des applications pratiques que reprendra le milieu scientifique. Mais, le principal demeure sans doute le plaisir qu'ont eu les étudiants à mener à bien leur projet
On appelle parfois la biotechnologie la science de l'avenir; les étudiants comme Will Turk, quant à eux, sont l'avenir de la biotechnologie.