Le rubidium est un élément fréquent dans les océans, les eaux minérales naturelles et certaines roches comme le granit. Étant donné son point de fusion peu élevé, il arrive que par les journées de grande chaleur on retrouve ce métal mou, de couleur blanc argenté, à l'état liquide.
On pense que le rubidium stimule le métabolisme des animaux, en raison de sa ressemblance chimique avec le potassium. C'est cette similitude qui a incité les scientifiques du Conseil national de recherches Canada (CNRC) à utiliser le rubidium-87 dans leurs études sur le coeur. L'ischémie locale est un problème qui survient quand la circulation sanguine est obstruée dans les principales artères coronariennes. Pareille obstruction entraîne parfois un mauvais fonctionnement des canaux du potassium dans le coeur, ce qui peut aboutir à une défaillance du muscle cardiaque et modifier le métabolisme de l'organisme. Le rubidium se prête à merveille au dépistage de l'ischémie en raison de sa ressemblance avec le potassium et de sa grande sensibilité à la spectroscopie et à l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (RMN). En effet, après injection de rubidium-87 dans le sang, on note une très forte diminution de la concentration de cet isotope aux endroits où il y a ischémie.
De nos jours, le rubidium entre dans la fabrication de cellules photovoltaïques, qui transforment l'énergie du soleil en électricité. Un recours accru à de telles cellules atténuerait en partie le problème de l'usage actuel de combustibles fossiles pour produire de l'électricité, qui entraîne l'émission d'une grande quantité de gaz à effet de serre.
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