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On attribue la découverte de l'argon à deux savants britanniques, Sir William Ramsay et Lord Rayleigh, en 1894. Cette réalisation leur valut le prix Nobel de physique en 1904.
Membre de la famille des gaz nobles, l'argon arrive au troisième rang des gaz les plus abondants dans l'atmosphère de la Terre (1 %), après l'azote et l'oxygène. Cet élément tire son nom du grec argos, qui signifie inerte, en raison de sa très faible réactivité. Et de fait, on a cru pendant des années que ce gaz incolore et inodore ne pouvait se combiner à aucun autre élément. Les concepteurs de puces à semi-conducteurs combinent pourtant l'argon au fluor grâce à un laser à excimères afin de définir les parties les plus infimes des puces microprocesseurs de la dernière génération. Le Conseil national de recherches Canada (CNRC) figure parmi les premiers à avoir utilisé le laser à excimères.
L'industrie des semi-conducteurs recourt à une atmosphère artificielle d'argon pour produire des cristaux de silicium et de germanium. De son côté, l'industrie des appareils d'éclairage remplit les ampoules de cet élément « inerte », car la présence d'argon empêche l'oxygène de corroder le filament, prolongeant ainsi la vie utile de l'ampoule.
Étant donné que l'argon émet de la lumière quand un courant à haute densité le traverse, on s'en sert pour fabriquer des lasers. Le CNRC utilise un laser à krypton/argon en microscopie confocale pour exciter les molécules fluorescentes. Aujourd'hui, les chercheurs disposent d'un grand nombre de sondes et de colorants fluorescents pour étudier le fonctionnement des cellules. Ainsi, des sondes à marqueur fluorescent leur permettent de mesurer la concentration de calcium dans les mitochondries. Les lasers mixtes à krypton/argon permettent l'émission de lumière dans trois longueurs d'onde (488, 568 et 647 nm), contre deux seulement dans le cas des lasers n'employant que l'argon.