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Bricolage d’antennes

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Ken Tapping, le 19 décembre 2012

Dans le ciel, cette semaine...

> Jupiter se lève vers 16 h.

> Saturne apparaît à 4 h. Vénus suit, deux heures plus tard, près de Mercure.

>La Lune entrera dans son premier quartier le 19.

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Le premier radiotélescope digne de ce nom fut bâti par un amateur. Dans les années 1930, Grote Reber, ingénieur en électronique et radioamateur, construisit une antenne d’environ 10 mètres de diamètre dans sa cour, à Wheaton, en Illinois. Pendant un certain temps, les astronomes réfutèrent sa découverte de signaux radio émanant de la Voie lactée, cependant, lorsque science et technique fusionnèrent, avec le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, ces deux mondes en ressortirent profondément ébranlés. De ce mariage naquirent de nouvelles technologies et le savoir humain s’en trouva élargi.

Après la guerre, la radioastronomie connut une expansion quasi explosive, l’équipement datant de la guerre servant à l’érection de radiotélescopes sur mesure. Ces antennes et les dispositifs électroniques qui les composaient dépassaient considérablement tout ce que pouvaient se permettre les amateurs, si bien que la radioastronomie devint le domaine privé des scientifiques professionnels.

Par là je ne veux pas dire que cela marqua la fin des radioastronomes amateurs. Partout sur le globe, des enthousiastes fouillaient dans les surplus de l’armée, démontaient de vieux téléviseurs et adaptaient l’équipement radio pour ériger des antennes derrière chez eux. Ces amateurs surveillaient les tempêtes balayant le Soleil, traçaient des cartes grossières de la Voie lactée et détectaient les plus puissantes sources d’ondes radio du cosmos : les vestiges d’étoiles défuntes dans de lointaines galaxies, voire les émissions issues des nuages glacés d’hydrogène emplissant l’espace interstellaire. Parallèlement cependant, les professionnels disposaient d’instruments d’une sensibilité des milliers de fois supérieure, sinon davantage, à celle de tout ce qu’il était possible de réaliser chez soi.

La rapidité avec laquelle ont évolué les innovations techniques a fait en sorte que pareille situation ne dura guère. Sont apparues les antennes paraboliques domestiques pour la télévision. Ce furent d’abord des monstres de trois ou quatre mètres installés dans le jardin, puis vinrent les petites antennes à fréquence plus élevée, si courantes de nos jours, et les bricoleurs purent se procurer le vieux matériel à bon prix. Peu après, les radiotélescopes d’arrière-cour captaient des quasars, ces mystérieuses radiogalaxies qui peuplaient l’Univers dans sa jeunesse. Les frontières de l’astronomie amateur et de l’astronomie professionnelle commençaient à se confondre.

Or, voici que survient une autre révolution. Au Canada, aux Pays-Bas comme ailleurs dans le monde, les amateurs prennent possession d’anciens radiotélescopes dont on abandonne l’exploitation parce qu’ils sont vétustes. Oui, le financement est mince, mais l’enthousiasme, la détermination et la créativité débordent. « Impossible » n’est pas un mot qui arrêtera ces passionnés.

Cet article étant le dernier avant les Fêtes, je vous souhaite à tous un joyeux Noël et une bonne et heureuse année. Continuez de m’envoyer vos commentaires et suggestions! Une rapide estimation m’indique que je rédigerai ma 1000e rubrique en 2013. Grâce aux progrès constants et souvent étonnants qui marquent l’astronomie, je ne prévois pas manquer de sujets avant longtemps.

À 11:12, temps universel (c’est-à-dire à 06:12 HNE et à 03:12 HNP), le 21 décembre, le soleil atteindra le point le plus au sud de son périple annuel dans le firmament. On appelle ce moment le solstice d’hiver. C’est aussi le jour de l’année qui compte le moins d’heures de clarté. À partir de là, les jours se mettront à allonger, d’abord lentement, puis de plus en plus vite.

Ken Tapping est astronome à l’Observatoire de radio-astrophysique du Conseil national de recherches, à Penticton (C.-B.), V2A 6J9.
Tél. : 250-497-2300; téléc. : 250-497-2355
Courriel : ken.tapping@nrc-cnrc.gc.ca