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Transit de Vénus

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Ken Tapping, le 28 mars 2012

Dans le ciel, cette semaine…

> Mars luit à l’est et Saturne apparaît vers 22 h.

> La Lune entrera dans son premier quartier le 30 mars.

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Impossible de ne pas voir Vénus briller à l’ouest après le coucher du Soleil. On dirait les feux d’atterrissage d’un avion. L’objet qui luit à proximité, bien que nettement moins, est Jupiter.

Vénus est la deuxième planète du système et nous vivons sur la troisième. Durant son périple autour du Soleil, nous la voyons osciller de part et d’autre de l’astre qui nous éclaire. Quand elle se trouve assez loin du Soleil pour surmonter l’horizon une fois la nuit tombée, cette planète brille avec éclat dans le ciel peu avant l’aube (c’est l’« étoile du matin ») ou après le crépuscule (on l’appelle alors l’« étoile du soir »). De toute évidence, il arrive que Vénus s’aligne exactement avec le Soleil, soit de notre côté, soit du côté opposé. Cependant, parce que l’orbite de la planète forme un léger angle avec celle de la Terre, de l’un ou l’autre côté, un tel alignement se produit très rarement. Ce phénomène porte le nom de « transit » et les transits surviennent par paire, chacun séparé de huit ans, environ tous les siècles. En juin, nous assisterons au deuxième du couple de transits le plus récent. La majorité d’entre nous n’aura pas la chance d’assister au suivant!

Le 27 mars, Vénus formera son angle le plus ouvert avec le Soleil; ensuite, la planète se glissera entre celui-ci et la Terre pour aller s’évanouir dans l’éclat des feux solaires. Le 5 juin, pour ceux qui habite dans l’hémisphère ouest, elle s’insinuera à nouveau entre le Soleil et nous. On verra alors un petit disque noir traverser la surface du Soleil. Le disque vénusien touchera le disque solaire à 18:09:38 HAE (15:09:38 HAP) et se trouvera totalement à l’intérieur de celui-ci à 18:27:38 (15:27:38), avant de rejoindre le bord opposé à 00:31:39 (21:31:39) pour en sortir complètement à 00:49:35 HAE (21:49:35 HAP). Malheureusement, pour la plus grande partie du Canada, cela signifie que le Soleil se sera couché avant la fin du transit. Seuls ceux qui habitent dans l’Arctique auront droit au spectacle dans son intégralité.

Avant d’aller plus loin, un important avertissement s’impose. Nul ne devrait jamais, au grand jamais, regarder à travers un télescope pointé sur le Soleil. La chaleur et la lumière détruiront la vue de façon permanente en moins d’une seconde. La bonne façon de procéder consiste à braquer le télescope dans la bonne direction, puis à projeter l’image de l’oculaire sur un bout de carton blanc. Pour pointer le télescope sur le Soleil, fiez-vous à l’ombre projetée sur le carton. En cas de doute, surtout ne vérifiez pas. Une bonne solution consisterait à communiquer avec le club d’astronomie local. Ses membres auront sûrement organisé une rencontre pour observer le phénomène.

Les transits de Vénus sont des évènements d’une importance capitale pour l’astronomie. En effet, on y recourt pour mesurer la distance entre la Terre et le Soleil. Il suffit d’établir le moment où le transit débute et s’achève, quand Vénus touche l’un ou l’autre bord du disque solaire, à des endroits très distants l’un de l’autre sur la Terre. Sachant la distance qui sépare ces endroits, il est alors possible de calculer l’éloignement du Soleil.

L’utilité de telles mesures a amené les astronomes d’antan à gagner des lieux fort lointains pour réaliser leurs observations. Un malheureux s’est ainsi rendu dans les mers du Sud, n’y a rien vu à cause du ciel couvert et a décidé de rester sur place jusqu’au second transit, qui devait survenir huit ans plus tard, uniquement pour être de nouveau le jouet des nuages. Le bon côté est que vivre huit ans sur une île tropicale toutes dépenses payées n’est certainement pas si désagréable que ça. L’astronomie n’est plus ce qu’elle était…