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Une autre Terre

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Ken Tapping, le 21 décembre 2011

Dans le ciel, cette semaine…

> Mars se lève vers 23 h
et Saturne, vers 3 h.

> Mercure frôle l’horizon,
à l’est, peu avant l’aube.

> Nouvelle lune le
24 décembre.

a

Au début de décembre, le satellite Kepler qui, jusqu’à présent, a identifié plus de 1200 planètes tournant autour d’autres étoiles, en découvrait une similaire à la nôtre. Avec un diamètre un peu plus du double de celui de la Terre, la nouvelle planète se trouve à la distance idéale de l’étoile qui l’éclaire pour que la température moyenne à sa surface soit d’un agréable 22 degrés Celsius. Son étoile rappelle de surcroît passablement le Soleil. Elle semble assez stable et ancienne pour que la vie ait eu le temps de naître et d’évoluer à la surface de la planète, qui a reçu le nom de Kepler 22b. Pour l’instant, nous n’en savons guère sur l’atmosphère et les conditions à la surface de cette dernière, mais d’autres observations suivront. Kepler 22b est distante d’environ 600 années-lumière. Une année-lumière correspondant à environ 10 000 000 000 000 km, nous ne sommes pas près d’aller y faire un tour.

Ce diagramme compare notre système solaire à celui de Kepler 22, un système stellaire comprenant la première planète trouvée dans une zone dite habitable, système découvert par la mission Kepler de la NASA. Image courtoisie de : NASA/Ames/JPL-Caltech.

Ce diagramme compare notre système solaire à celui de Kepler 22, un système stellaire comprenant la première planète trouvée dans une zone dite habitable, système découvert par la mission Kepler de la NASA. Image courtoisie de : NASA/Ames/JPL-Caltech.

Au moins deux raisons motivent notre intérêt considérable pour la recherche de vie ailleurs que sur Terre. Premièrement, cela nous rassurerait d’apprendre que nous ne sommes pas seuls dans cet incroyable, complexe et affolant Univers. Deuxièmement, l’Univers semble fait sur mesure pour les formes de vie reposant sur le carbone, comme celles qui peuplent la Terre. Il serait donc logique que de telles formes de vie existent partout où les conditions sont favorables à leur apparition.

Solstice d’hiver

Le 22 décembre, à 0 h 20 HNE, c’est-à-dire à 21 h 20 HNP, le 21 décembre, le Soleil atteindra le point le plus au sud de son périple annuel. Ce point, appelé « solstice d’hiver », marque le jour de l’année comptant le plus d’heures d’obscurité. Ce moment est l’occasion de festivités depuis des millénaires. Ainsi, il y a près de trois mille ans, à la même époque, les habitants du sud-ouest de l’Angleterre formaient une procession qui allait jusqu’à Stonehenge, se rendant aux grandes pierres levées qui se détachaient sur le coucher du soleil hivernal. Subséquemment, cette fête a été consacrée à la plus importante date du calendrier chrétien, puis ce dernier a été modifié pour que la célébration tombe finalement le 25 décembre.

Joyeuses Fêtes à tous et à la prochaine!

À ses débuts, l’Univers contenait surtout de l’hydrogène et de l’hélium. Les étoiles se sont formées à partir de ces matériaux, puis ont produit de l’énergie en transformant ceux-ci en éléments plus lourds, comme le carbone, l’azote, l’oxygène, le phosphore, le soufre et ainsi de suite. Les étoiles poursuivent ce processus de nos jours, libérant de nouveaux éléments lorsqu’elles explosent. Les étoiles mourantes éjectent ces éléments, qui enrichissent les vastes nuages interstellaires et réagissent lentement entre eux pour fabriquer de l’eau, du formaldéhyde, de l’ammoniac, du méthane et de nombreux autres composés qui interviennent dans la chimie de la vie, sur Terre. Des expériences en laboratoire donnent à penser que, si ces composés échouaient sur un monde neuf, où les conditions seraient propices, la foudre et d’autres phénomènes électriques les transformeraient en acides aminés, eux-mêmes à la base des protéines et de la vie telle qu’on la connaît. Tout cela pour dire que des formes de vie reposant sur le carbone pourraient peupler maints endroits dans l’Univers, notamment Kepler 22b. Bien sûr, il est peu probable que ces formes de vie ressemblent tant soit peu à la nôtre.