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Ken Tapping, le 30 mars 2011

Dans le ciel, cette semaine...

> Mercure rase l’horizon à l’ouest après le crépuscule.

> Saturne apparaît vers 20 h. Vénus vogue très bas dans les lueurs de l’astre naissant.

> Nouvelle lune le 3 avril.

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On nous demande souvent : « si l’Univers contient tout, comment peut-il y en avoir plus? ». Il est d’autant plus difficile de répondre à une telle question qu’on parle maintenant d’univers multiples ou « multivers ». Comme d’habitude, la difficulté réside au niveau de l’être humain et des définitions qu’il énonce. En effet, celui-ci se met souvent lui-même dans une impasse en employant une terminologie qui implique des limites absolues avant de découvrir que ces limites doivent être franchies pour tenir compte des plus récentes découvertes. En voici un exemple. Il n’y a pas très longtemps, on supposait que la Terre formait l’ensemble de la création. Tout ce qui se trouvait dans le ciel était du domaine divin. Puis d’autres mondes ont été découverts, là-haut, et on a constaté que le Soleil n’était en fait qu’une étoile parmi des milliards d’autres dans une galaxie appelée Voie lactée. Dans les télescopes apparaissaient des objets flous spiralés qu’on croyait être d’autres étoiles et systèmes planétaires en formation. L’Univers venait de s’agrandir de 100 000 années-lumière, diamètre de notre galaxie. De meilleurs télescopes et d’autres observations révélèrent subséquemment que les vagues corps en spirale étaient en réalité des galaxies, chacune avec leur cortège de milliards d’étoiles. L’Univers s’était de nouveau agrandi considérablement. Plus récemment, grâce à des instruments comme le télescope spatial Hubble, nous avons constaté que ces galaxies se comptent par milliards et s’étendent aussi loin que porte le regard. En outre, quand on cartographie le fond de microondes du cosmos, c’est-à-dire les dernières traces du Big Bang, on voit les premières traces des galaxies en train de naître.

Galaxie spirale Messier 106 Photo : Télescope Canada-France-Hawaï/Coelum.

Galaxie spirale Messier 106
Photo : Télescope Canada-France-Hawaï/Coelum.

Maintenant qu’on sait que l’Univers a apparemment débuté il y a un peu moins de 14 milliards d’années et semble devoir poursuivre son expansion indéfiniment, de nouvelles questions fort intrigantes se posent. Que s’est-il passé immédiatement avant l’évènement qu’on appelle le Big Bang? Comment se fait-il que l’Univers semble avoir été conçu pour produire l’humanité? Bien sûr, le simple fait d’aborder une telle question s’avère ardu, car si l’Univers n’était pas ce qu’il est, l’être humain ne serait pas là pour se questionner. Les formes de vie inexistantes dans les univers vides peuvent-elles s’interroger sur leur inexistence?

On pourrait avancer l’argument qu’il y a de multiples univers, la majorité vides ou en proie au chaos, dépourvus de vie. Pareil argument s’avère fort commode pour contourner notre compréhension restreinte, mais ne repose sur aucun fait ou presque. Il est vrai qu’actuellement, aucune observation ne permet de confirmer la présence d’autres univers. Cependant, les modèles théoriques la suggèrent. L’un d’eux décrit un « multivers » semblable à une « mousse cosmique » aux dimensions innombrables, dans laquelle chaque bulle correspondrait à un univers en train de naître, de prendre de l’expansion et de se dissiper. Il est fascinant que Shelley, en 1822, ait fait allusion à une telle réalité dans son poème « Hellas ».

Le point capital avec les modèles théoriques de ce genre est qu’ils doivent produire des résultats qu’on pourra ensuite vérifier par l’observation. Réaliser de telles observations peut paraître du domaine de l’incroyable, mais voyez le chemin que nous avons parcouru en l’espace de vingt à trente ans, et songez aux capacités des nouveaux instruments astronomiques sur le point d’être mis en service ou en cours de développement. Nous accomplissons des choses qu’on aurait qualifiées d’impossible naguère encore. La prochaine décennie s’annonce particulièrement passionnante.