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Ken Tapping, le 3 novembre  2010

Dans le ciel, cette semaine...

> Jupiter et Uranus continuent de se faire la cour à l’est, après le coucher du soleil.

Nouvelle lune le 5 novembre.

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Une des activités les plus agréables revenant d’année en année consiste à assister aux colloques et aux ateliers. Côtoyer d’autres scientifiques et échanger avec eux sur nos travaux respectifs ou lancer des idées neuves et poser des questions est toujours excitant. Le colloque que j’affectionne par-dessus tout a pour nom « Canadian Solar Meetings » (rendez-vous solaires canadiens), et je reviens justement de l’un d’eux. Comme d’habitude, l’événement a surpassé mes attentes, et de loin. L’activité s’est déroulée au Québec, près de Montréal, dans les Laurentides – le lieu et l’occasion propices pour parler science.

En 2003, quelques collègues et moi nous interrogions sur la vitalité de la science traitant du Soleil au Canada. Nous cherchions une façon d’attirer un peu plus l’attention du pays sur ce domaine, à une époque où le lien entre la Terre et le Soleil gagnait considérablement en importance, surtout pour le Canada. Nous avions alors décidé d’organiser un « atelier solaire canadien ». Le but était de rassembler les scientifiques, les ingénieurs et les étudiants du pays qui s’intéressaient à la physique solaire, à la météorologie spatiale, et à l’impact du Soleil sur notre planète et les activités humaines. La rencontre s’avéra un énorme succès, et l’expérience n’a cessé de se répéter annuellement depuis. L’assistance a grossi peu à peu, de sorte que l’atelier s’est transformé en rencontre et que celle-ci a largement débordé de son thème scientifique pour englober les travaux de planification et de coordination entrepris au Canada. Bien que ces rendez-vous continuent de garder leur vocation nationale, le fait que d’autres pays y participent en accroît considérablement la valeur. Cette année y assistaient des représentants de la France, des États-Unis et de l’Algérie.

Tapping

Le tout a débuté par un tour d’horizon des plus récentes recherches sur les rouages internes du Soleil. Ont suivi des exposés concernant l’incidence de cette mécanique interne sur la luminosité du Soleil, sur les flots de rayonnements et de particules que celui-ci projette dans l’espace, et sur les vents solaires. Le débat a ensuite bifurqué vers l’impact des « phénomènes météorologiques spatiaux » sur nos activités dans l’espace, sur l’atmosphère, sur le climat et sur nos infrastructures. Par exemple, si l’on sait largement que le Soleil est à l’origine des pannes des systèmes de communication, des ruptures de courant ainsi que des dommages causés aux satellites, voire de leur destruction, combien savent que l’astre du jour accélère aussi la corrosion des pipelines? L’information revêt un intérêt particulier pour le Canada en raison de l’immensité de son territoire, car les phénomènes climatiques spatiaux se ressentent davantage à hautes latitudes. Par ailleurs, le Canada dépend des satellites, des câbles et des pipelines, tous vulnérables aux effets du Soleil.

Les implications et l’importance de la recherche sur le Soleil attirent à ces rendez-vous les membres d’une brochette d’universités, d’organismes et de ministères gouvernementaux canadiens. Bien sûr, c’est l’occasion de nouer connaissance avec bon nombre de collègues, mais la cerise sur le gâteau demeure la foule d’étudiants qui s’y pressent et affichent ouvertement et répétitivement leur enthousiasme pour de tels événements. Nous compterons sur cette nouvelle génération pour poursuivre ce que nous avons commencé, car l’importance du sujet ne cesse de croître.