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Oui aux Perséides! Non au Canular martien!

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Ken Tapping, le 4 août 2010

Dans le ciel, cette semaine...

> Vénus, Mars et Saturne sont en formation groupée au dessus de l’horizon ouest après le crépuscule.

Jupiter et Uranus, qui sont encore proches l’une de l’autre, apparaissent dans le ciel vers 23 heures.

> La nouvelle lune fera son apparition le 9 août.

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Tous les mois d’août, deux événements astronomiques se produisent invariablement. Le premier est la pluie d’étoiles filantes des Perséides et l’autre est, malheureusement, encore une fois, le « canular martien ». 

La pluie d’étoiles filantes des Perséides revient tous les ans en août. Ce spectacle féérique « d’étoiles filantes » (le véritable nom est « météorites ») a en fait une origine très prosaïque, puisqu’il est produit par les débris laissés par la désintégration progressive d’une comète. Dans ce cas précis, la comète Swift-Tuttle. 

Les comètes sont des amas de glace, de poussières et de tout un éventail de composés chimiques organiques. Habituellement, elles font quelques kilomètres de diamètre. Elles parcourent des orbites elliptiques prononcées et qui les gardent la plupart du temps dans les confins glacés de notre système solaire. Périodiquement, elles se rapprochent du Soleil pour s’en éloigner aussitôt. Chaque fois qu’elles passent à proximité du Soleil, elles se désagrègent et perdent une partie des matériaux qui les composent. La glace qui soude la comète s’évapore et celle-ci s’effrite en morceaux. Ce sont ces débris qui procurent aux comètes ces magnifiques queues qui les rendent si spectaculaires à observer dans le ciel. Au bout d’un certain temps, une nuée de débris se forme dans le sillage de la comète, un peu comme les débris qui s’envolent d’un camion à benne surchargé roulant à vive allure. Ces débris se déplacent à plusieurs kilomètres à la seconde derrière la comète et tous les mois d’août, la Terre les traverse à près de 30 kilomètres par seconde, occasionnant une multitude de collisions à très haute vitesse. Les objets qui entrent en collision avec la Terre pénètrent dans l’atmosphère à très grande vitesse et à cause de la friction engendrée, ils atteignent une température de plusieurs milliers de degrés et s’évaporent en laissant de longues trainées lumineuses dans le ciel.

skygazing

Par toute belle soirée où le ciel est dégagé, on est assuré de voir un petit nombre de météorites, reliquats de la naissance de notre système solaire ou de comètes éteintes depuis longtemps qui s’embrasent en pénétrant dans notre atmosphère. Toutefois, lorsque la Terre traverse un flot de débris, il se produit ce que nous appelons une pluie de météorites ou, plus rarement, une tempête météorique. Cette année, il n’y aura pas de tempête de ce genre, mais il vaudra tout de même la peine d’observer le ciel. Les nuits du 11 et du 12 août devraient être les plus intéressantes à ce chapitre, mais l’observation de météorites devrait aussi être riche un peu avant et après ces dates. 

Pour apprécier le spectacle, il faut trouver un endroit à l’abri de l’éclairage des rues et de préférence, observer le nord-ouest du ciel. Le mieux est de s’étendre sur une chaise longue, mais on peut également s’allonger sur une couverture à même le sol. Munissez-vous d’une couverture additionnelle, car certaines soirées d’été peuvent être fraîches, surtout lorsqu’on est immobile. 

En août 2003, la Terre et la planète Mars sont passées plus près l’une de l’autre qu’elles ne l’avaient fait depuis bien longtemps. Mars se trouvait alors suffisamment près de la Terre pour ressembler à la pleine lune, SI ON L’OBSERVAIT AU MOYEN D’UN TÉLESCOPE GROSSISSANT 75 FOIS. Cette précision est malencontreusement disparue et depuis ce temps, un canular circule sur Internet affirmant qu’au mois d’août, Mars sera si près de la Terre que dans le ciel, la planète nous paraîtra aussi grosse que la pleine lune. Sur le plan scientifique, cela est difficile à concevoir. Nous devrons donc nous contenter de voisins qui ne seront jamais suffisamment près pour que nous puissions les observer facilement.