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Ken Tapping, le 16 juin 2010
Dans le ciel, cette semaine...
> Vénus domine à l'ouest après le coucher du Soleil
> Saturne et Mars luisent haut dans le ciel, au sud. Jupiter et Uranus apparaissent très près l’un de l’autre vers 2 h.
> La Lune entrera dans son premier quartier le 18 juin.
L’explication usuelle à la naissance de notre système planétaire est qu’un immense nuage de gaz et de poussières s’est aplati sous son propre poids pour devenir un disque tournant lentement sur lui-même. Le gros de la matière s’est retrouvé au centre du disque et a formé une étoile. Les autres amas, plus petits, ont engendré les planètes. Celles voisinant la jeune étoile étaient les plus modestes, et les rayonnements ont soufflé la majeure partie de leur atmosphère. Les planètes plus lointaines, plus volumineuses, sont parvenues à retenir davantage leur enveloppe gazeuse. Une telle explication semble raisonnable et est valable pour Mercure, Vénus, la Terre et Mars, qui sont de petites planètes rocheuses, ainsi que pour Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, planètes plus distantes de grande taille dotées d’une épaisse couche atmosphérique. Sur le plan intuitif, pareille théorie s’avère satisfaisante. Néanmoins, un très gros problème l’accompagne. Nous avons maintenant détecté quelques centaines de planètes orbitant autour d’autres astres et aucune, pour l’instant, ne fait partie d’un système planétaire comme le nôtre. Il s’agit souvent de géantes gazeuses, plus grosses que Jupiter et situées beaucoup plus près de leur étoile que Mercure l’est du Soleil. Un seul système semble satisfaire la théorie évoquée plus haut : le nôtre. Manifestement, dame Nature nous contredit. À nous, donc, de refaire nos devoirs. Dans l’ensemble, nos déductions sur la façon dont naissent les étoiles et les systèmes planétaires semblent se tenir, mais nous saisissons mal ce qui se produit une fois que les planètes se sont largement constituées.
Il est relativement facile de simuler la gravitation de plusieurs planètes autour d’une étoile sur ordinateur et de voir ce qui se passe avec le temps. Un ordinateur personnel suffit. Le résultat est surprenant. Deux corps tournant l’un autour de l’autre se comportent sagement. Une étoile et une planète forment aussi un système stable, la seconde gravitant autour de la première sans que la situation change beaucoup dans le temps. Une planète doit avoir une orbite stable pour que la vie puisse s’y développer et évoluer vers des formes plus complexes.

Dès qu’on ajoute d’autres planètes, la situation se corse. Les orbites deviennent instables et changent de manière radicale au bout d’un temps. Les géantes gazeuses peuvent se rapprocher de leur étoile et d’autres planètes peuvent être éjectées du système. Bref, on se retrouve avec des systèmes semblables à ceux qui ont été observés au loin.
Notre système solaire est né il y a environ 4,5 milliards d’années. Sur Terre, la vie est apparue très peu de temps après que la planète se soit suffisamment refroidie pour que l’eau s’accumule à l’état liquide en surface, soit il y a 2,5 à 3 milliards d’années. Si l’on peut y réfléchir aujourd’hui, c’est que notre orbite autour du Soleil n’a guère changé depuis. On suppose que les périodes glaciaires pourraient venir d’infimes modifications à l’orbite terrestre, mais c’est à peu près tout. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur la stabilité des systèmes planétaires.
Ne connaissant avec certitude qu’une planète où il y a de la vie, il nous est impossible de dire si nous sommes seuls ou pas dans l’Univers. Le fait que la vie soit née sur Terre assez vite dès que les conditions étaient propices laisse supposer qu’il en va autant ailleurs. Que nous soyons les seuls dans une telle immensité serait un effroyable gaspillage.