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Ken Tapping, le 19 mai 2010
Dans le ciel, cette semaine...
> Vénus domine à l'ouest après le coucher du Soleil
> Mars et Saturne brillent haut dans le ciel, au sud. Jupiter apparaît vers 4 h.
> La Lune entrera dans son premier quartier le 20.
Au XVIIe siècle, Galilée, Scheiner et d'autres signalèrent l'existence de taches à la surface du Soleil. Poursuivant leurs observations quotidiennes, ils constatèrent que ces taches se déplaçaient lentement sur le disque et en conclurent que la sphère du Soleil pivotait sur elle-même, effectuant une rotation complète sur son axe tous les 27 jours environ. D'autres scientifiques s'intéressèrent au phénomène, si bien que compter les taches solaires devint une activité régulière. Plus tard, on découvrit que le nombre de taches augmente et diminue selon un cycle de 10 à 13 ans, désormais baptisé « cycle d'activité solaire ».
On nota également que chaque début de cycle est marqué par l'apparition de taches à une latitude élevée. Avec le temps, les taches se multiplient et migrent vers l'équateur. Le plus grand nombre de taches survient 5 ou 6 ans après le début d'un cycle. Ensuite, ce nombre diminue, mais les taches continuent de se rapprocher de l'équateur. Finalement, elles disparaissent et de nouvelles surgissent à une latitude élevée, amorçant le commencement d'un autre cycle.

Jusqu'à l'an 1700, environ, les relevés historiques sur le nombre de taches sont relativement réguliers, alors qu'ils sont sporadiques au cours des décennies antérieures. En 1976, l'astronome John Eddy en avait conclu que l'activité solaire s'était presque interrompue durant les décennies précédant l'arrivée du XVIIIe siècle, et qu'on n'avait alors observé que l'apparition d'une tache à de rares occasions. Il baptisa cette période le « minimum de Maunder », du nom de l'astronome du XIXe siècle qui avait recueilli et analysé les observations sur les taches solaires dont Eddy s'était servi.
Le côté intrigant est qu'à l'époque du minimum de Maunder, le climat s'est refroidi sur Terre, à tel point que la Tamise a gelé, à Londres, ce qui est anormal. Au début du XIXe siècle, le Soleil est entré dans une autre période de faible activité, quoique moins prononcée que lors du minimum de Maunder. On avait aussi assisté à un refroidissement du climat. On sait à présent que, lorsque son activité augmente, le Soleil engendre plus de taches et d'autres phénomènes, et que sa luminosité s'accroît, tandis qu'il s'assombrit quand son activité baisse. Le Soleil exerce donc une incidence sur le climat, une bonne raison pour le garder à l'oeil.
Le dernier pic d'activité solaire est survenu en 2000-2002, puis a été suivi d'un minimum, qui s'est installé. Certains ont évoqué l'hypothèse d'un nouveau minimum de Maunder ou de Dalton. Heureusement, un nouveau cycle d'activité a démarré en début d'année. Il est cependant difficile de dire si nous sommes vraiment tirés d'affaire, car ce cycle diffère des précédents. En effet, les relations entre les activités survenant à divers endroits du Soleil ont changé. En outre, le champ magnétique des taches solaires a faibli.
Beaucoup d'autres étoiles ont un cycle d'activité, comme le Soleil; certaines en sont dépourvues. Peut-être sont-elles au repos, un peu comme le fait à l'occasion le Soleil. Les calculs d'un de mes amis à l'Université de Montréal indiquent que les cycles d'activité peuvent s'interrompre avant de redémarrer; ceux d'un autre, à l'Institut de technologie de l'information du CNRC, révèlent que l'activité solaire connaît assez souvent de subtils changements de rythme. Les cycles ne sont donc pas de simples oscillations, comme celles d'un pendule. Avec les pressions de plus en plus grandes qui s'exercent sur nos technologies et l'environnement, il est impérieux que l'on comprenne et surveille le comportement de l'astre qui nous éclaire.