Conseil national de recherches Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

La semaine de la météorologie spatiale

Avertissement L'information sur cette page a été archivée et n'est conservée qu'aux fins de référence, de recherche ou de tenue de dossiers. Visitez le nouveau site du CNRC pour y trouver les informations les plus récentes.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.


Ken Tapping, le 12 mai 2010

Dans le ciel, cette semaine...

> Vénus luit à l'ouest telle une torche électrique une fois le soleil couché.

Mars et Saturne brillent haut dans le ciel, au sud. Jupiter apparaît vers 4 h.

> Nouvelle lune le 13 mai.

a

Me voici de retour de la Semaine de la météorologie spatiale, colloque annuel organisé par la National and Oceanic Administration des États-Unis qui avait lieu à Boulder, au Colorado. Les débats comportaient un passionnant mélange de physique solaire et spatiale, et se sont attardés aux effets du comportement capricieux du Soleil sur notre environnement et nos technologies.

La météorologie spatiale étudie la manière dont le Soleil nous affecte. Les orages spatiaux grillent les satellites et mettent les astronautes en péril en les bombardant de particules à haute énergie. Ces particules suivent le champ magnétique de la Terre en passant par les pôles, ce qui amène des risques d'irradiation pour ceux qui voyagent à bord des avions de ligne volant à haute altitude, au-dessus des contrées polaires. Les rafales de rayons X solaires perturbent l'ionosphère, coupent les transmissions radio et détériorent, voire bloquent les systèmes de navigation GPS. Enfin, les bourrasques de vents solaires déclenchent des orages magnétiques, interrompent les réseaux de distribution d'électricité et corrodent les pipelines en les électrisant.

skygazing

En général, ces effets empirent avec la latitude. Ce qui place le Canada directement sur la ligne de tir, surtout depuis que le réchauffement de la planète nous autorise à élargir nos activités dans l'Arctique canadien. Nous poserons plus de lignes électriques et plus de pipelines entre la partie nord et la partie sud du pays. Il faudra donc en accroître la robustesse et préciser la gravité du problème de corrosion des pipelines afin d'instaurer les programmes d'inspection et de maintenance adéquats. L'Arctique est un milieu fragile, très vulnérable aux accidents et à nos erreurs.

Le réchauffement planétaire dégagera aussi le passage du Nord-Ouest à l'année. Les navires qui emprunteront celui-ci pour aller de l'Atlantique au Pacifique éviteront des milliers de kilomètres de parcours et des centaines de milliers de dollars en carburant.

Actuellement, le système GPS est presque le seul système de navigation en usage. Combien de personnes savent encore naviguer au sextant ou avec d'autres instruments de nos jours? Les appareils GPS sont plus conviviaux et beaucoup plus précis. Ils fonctionnent même par mauvais temps. Cependant, il ne faut pas négliger les perturbations climatiques de l'espace, car leurs répercussions sont plus intenses à hautes latitudes. Des conditions météorologiques modérément mauvaises perturberont les signaux émis par les satellites GPS, ce qui faussera la position indiquée par les appareils de navigation. En effet le mauvais temps spatial peut rompre le lien entre satellite et récepteur, voire purement et simplement l'empêcher de s'établir. La question a son importance si on envisage le va-et-vient d'un grand nombre de navires dans le passage, se déplaçant dans des environnements marins et terrestres caractérisés par leur fragilité. Les capitaines doivent savoir où se trouve leur bâtiment ou, du moins, savoir qu'il n'est pas là où ils croient l'être.

De nouvelles initiatives canadiennes en météorologie spatiale résoudront de tels problèmes. Aux moniteurs actuels du flux solaire de l'Observatoire fédéral de radiophysique du CNRC s'ajoutera bientôt un appareil de la nouvelle génération qui nous permettra d'ausculter le Soleil mieux que jamais. On installera aussi un système de facture entièrement canadienne pour recueillir et diffuser les données, incluant un meilleur système de prévision et d'alerte. Le projet est orchestré par le Conseil national de recherches du Canada, Ressources naturelles Canada et l'Agence spatiale canadienne. Le tout devrait être en place et fonctionner avant la fonte de la calotte polaire.