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Cinquantenaire de l'OFR

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Ken Tapping, le 7 avril 2010

Dans le ciel, cette semaine...

> Vénus se détache de plus en plus du firmament, à l'ouest, une fois le Soleil couché.

Mercure luit à proximité. Mars domine au sud, bien que la Terre s'en éloigne. Haut dans le ciel, Saturne brille d'un éclat doré soutenu, à l'est. L'objet similaire qui scintille est l'étoile Arcturus.

> Après être entrée dans son dernier quartier le 6 avril, la Lune sera nouvelle le 14.

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Samedi dernier, le musée de Penticton organisait une petite fête pour notre observatoire. Sur un gâteau au chocolat, on pouvait lire « Joyeux cinquantenaire OFR ». En effet, il y a 50 ans, l'observatoire voyait le jour dans l'Okanagan. Le site n'aurait pu être mieux choisi. Mais comment s'y est-on pris?

Au Canada, la radioastronomie a fait ses débuts vers la fin des années 1940, dans la foulée des innombrables percées techniques survenues durant la Deuxième Guerre mondiale. Les scientifiques qui travaillaient dans les laboratoires du Conseil national de recherches, à Ottawa, prirent diverses pièces des appareils radars employés pendant la guerre pour fabriquer les premiers radiotélescopes du pays. Ces instruments furent installés en périphérie d'Ottawa et permirent deux découvertes majeures : une souhaitable, l'autre assurément pas. La première était que le Soleil émet des ondes radioélectriques variables; la seconde, que les interférences d'origine humaine captées par les radiotélescopes sont d'une incroyable intensité et persistance.

À l'époque, on ne possédait pas d'ordinateurs pour enregistrer la puissance des signaux radio émanant du cosmos. Ceux-ci l'étaient sur des bandes de papier graphique qui défilaient sous la pointe de stylos chargés d'encre indélébile. Le violet, le noir, le rouge et le vert étaient les couleurs de prédilection. Et tout le monde se rendait au travail en veston et chemise, la cravate au cou. Malheureusement, les forts sursauts d'interférences agitaient tant la plume sur le papier que l'encre s'en trouvait projetée dans la pièce et tachait toutes ces chemises immaculées et ces belles cravates! La difficulté du sérieux problème que posaient ces interférences au travail et les taches d'encre indélébile à la maison nécessita la prise d'une décision. Pour que la radioastronomie canadienne ait un avenir, il fallait un endroit où les interférences seraient nettement plus faibles. On se mit donc en quête d'un site convenable pour un nouvel observatoire de radioastronomie.

Dans un pays où la densité de population moyenne frise trois personnes au kilomètre carré, on pourrait croire que les endroits éloignés ne manquent pas. Ce ne fut pourtant pas aussi simple que cela. En effet, une installation scientifique requiert des techniciens, des ingénieurs et des scientifiques sur les lieux. Ces gens auraient éventuellement une famille qui aurait besoin d'un domicile, d'écoles, de magasins et d'une communauté dans laquelle vivre. Bâtir un observatoire, puis l'exploiter signifierait faire appel à des entrepreneurs pour la construction et la maintenance; mais il faudrait aussi de l'électricité, de l'eau et des moyens de communication. Idéalement, les interférences seraient minimes, sans que le lieu soit pour autant trop éloigné de la civilisation. Un aéroport local constituerait un atout considérable. La vallée de l'Okanagan s'avéra le lieu idéal. Encerclé de collines, le bassin reculé du lac White garantissait l'absence d'interférences tout en se trouvant à courte distance, en voiture, des communautés de la vallée. On piqua donc une épingle sur la carte et lança le chantier, de sorte qu'en mars 1960, l'Observatoire fédéral de radioastronomie commençait à accumuler les découvertes. Grâce aux progrès de la technologie et à la participation de la collectivité ainsi qu'au soutien indéfectible d'Industrie Canada, ce site sans interférences demeure aussi excellent qu'il l'était au départ, et l'addition de nouveaux instruments au cours des prochaines années permettra d'en tirer encore plus avantage au plan scientifique.