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Sur la piste des extraterrestres

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Ken Tapping, le 3 février 2010

Dans le ciel, cette semaine...

> Jupiter rase l'horizon au crépuscule. Mars se lève à l'est peu après le coucher du soleil.

> Dorée et modérément brillante, Saturne apparaît vers 22 h. Cherchez Mercure à l'est, près de l'horizon, dans les premières lueurs de l'aube.

> La Lune entrera dans son premier quartier le 4 février

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Dans les années 1960, l'astronome américain Frank Drake imagina une équation qui porte aujourd'hui son nom. Quand on y substitue les inconnues par le nombre d'étoiles similaires au soleil dans la galaxie, par le nombre de planètes de type terrestre et ainsi de suite, cette équation permet d'estimer le nombre de planètes dans l'espace où fleurit une civilisation. En tronquant une partie de l'équation, on peut également estimer combien de planètes dans la galaxie pourraient abriter la vie, sous quelque forme que ce soit. Dans les années 1960, les valeurs utilisées correspondaient évidemment à des approximations. Cependant, même en considérant le pire scénario scientifique, l'équation prévoit que nous ne pouvons être seuls dans le cosmos. Dans le meilleur des cas, elle suggère que de multiples formes de vie foisonnent dans la Voie lactée et les autres galaxies.

Plusieurs décennies après la parution de la célèbre équation de Drake, on ignorait encore si des valeurs réelles pourraient un jour y être appliquées. Les seules planètes connues étaient celles du système solaire, et chercher des planètes gravitant autour d'autres étoiles paraissait impossible. Depuis les années 1960 cependant, des perfectionnements technologiques dont on n'aurait jamais pu rêver sont devenus un lieu commun en astronomie. En outre, les astronomes professionnels ne sont pas les seuls à bénéficier de ces perfectionnements; certains sont à la portée des amateurs. Jusqu'à présent, on a recensé environ 400 planètes tournant autour d'autres étoiles; des amateurs en ont découvert quelques-unes chez eux, avec leur télescope. Mais quelque chose d'encore plus étonnant est désormais réalisable : vérifier s'il y a des signes de vie sur ces planètes lointaines.

La vie chimique comme la nôtre est assez instable. Elle dépend dans une large mesure de composés biochimiques que notre organisme doit fabriquer en permanence. Ces composés sont vite détruits une fois qu'ils sont libérés dans l'environnement. Par conséquent, si on les détecte dans l'atmosphère ou les océans d'une planète, c'est que la vie existe sur cette dernière. Évidemment, on ignorera à quoi ressemble cette forme de vie et où elle se trouve, mais on saura qu'elle existe. On recourt d'ailleurs à cette méthode pour vérifier s'il y a de la vie sur Mars, c'est-à-dire en cherchant des composés biochimiques dans l'atmosphère martienne.

Les étoiles sont trop chaudes pour qu'on y trouve des composés biochimiques. Lorsqu'on pointe un télescope sur l'une d'elles et qu'elle a des planètes, détecter la signature de composés biochimiques signifie donc que ceux-ci se trouvent sur au moins une des planètes, donc que la vie y est présente.

Quand une planète possédant une atmosphère passe entre son étoile et nous, une partie de la lumière de l'étoile traverse l'atmosphère de la planète, à sa périphérie. Les composés chimiques présents dans l'atmosphère absorbent certaines longueurs d'onde de la lumière stellaire. On peut identifier les « longueurs d'onde manquantes », puis chercher la signature des composés biochimiques que renferme l'atmosphère de cette lointaine planète.

Nous n'en sommes encore qu'aux débuts, mais des résultats prometteurs commencent à voir le jour. Pour l'instant, on ne sait comment déterminer à quoi ressembleraient ces créatures extraterrestres ni quel serait leur mode de vie, mais compte tenu des progrès qui ont été réalisés depuis les années 1960, tout est possible.