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Ken Tapping, le 20 janvier 2010
Dans le ciel, cette semaine...
> Jupiter rase l'horizon au sud-ouest peu après le coucher du soleil et devient difficile à observer.
> L'objet rouge et lumineux ressemblant à une étoile qui apparaît peu après, à l'est, est la planète Mars. De luminosité moyenne et dorée, Saturne se lève vers 23 h.
> La Lune entrera dans son premier quartier le 23 janvier.
Depuis des millions d'années, l'atmosphère terrestre reçoit, à son sommet, près de 1 366 watts d'énergie solaire par mètre carré. Certes, il y a eu de légères variations qui se sont reflétées dans le climat, notamment durant le « petit âge glaciaire » du XVIIe siècle. Cependant, dans l'ensemble, la quantité d'énergie que notre planète reçoit du Soleil est restée remarquablement stable. C'est cette énergie qui alimente notre environnement et la plupart des écosystèmes. Toute modification, même minime – de l'ordre de quelques pour cent par exemple –, aurait des conséquences catastrophiques. Puisque la quantité d'énergie reçue du Soleil varie avec la distance – un peu comme lorsqu'on s'approche ou s'éloigne d'un feu –, notre planète doit rester à l'intérieur d'une zone bien déterminée pour que la vie puisse s'y développer. Vénus est trop près du Soleil et Mars se trouve presque à l'autre extrémité de cette zone.
Au cours des siècles durant lesquels les astronomes ont observé le ciel, ceux-ci ont découvert une multitude d'astres plus capricieux que le nôtre. Certains varient de quelques pour cent seulement, d'autres par un facteur de dix, sinon davantage. Certains suivent un cycle précis, d'autres fluctuent de façon irrégulière. À dire vrai, sachant ce que sont les étoiles, en dénicher une aussi stable que le Soleil est en soi plus remarquable qu'en trouver qui varient.
Les étoiles naissent de l'effondrement d'immenses nuages d'hydrogène dans le cosmos. Il en résulte une boule de gaz dont le coeur est si comprimé par les couches qui l'entourent qu'il s'échauffe, faisant ainsi démarrer la fusion nucléaire. L'hydrogène se transforme alors en de nouveaux éléments, ce qui libère une grande quantité d'énergie. La température au coeur de l'étoile s'en trouve encore augmentée, ce qui la fait briller. Toute élévation de la température au coeur de l'astre s'accompagne d'une hausse de pression. Les couches supérieures sont repoussées vers le haut, jusqu'à ce que la pression se relâche et permette au coeur de se refroidir légèrement. Ce phénomène rappelle le régulateur d'un moteur à vapeur ou la soupape de sécurité d'une chaudière. Il stabilise la production d'énergie par l'étoile. Il arrive souvent que ce mécanisme stabilisateur se dérègle, ce qui fait osciller la température de l'étoile. Tout le monde a déjà entendu le moteur d'une tondeuse à gazon tourner rondement avant de se mettre à avoir des ratés.
La luminosité de certaines étoiles varie d'une manière qui nous permet de calculer l'énergie produite. En mesurant leur éclat dans le ciel, il est possible d'en déduire l'éloignement. Ces étoiles, appelées variables céphéides, sont des étalons d'une utilité inestimable pour établir la distance à laquelle se trouvent les galaxies lointaines. Il suffit de les observer, puis de mesurer leur intensité.
Au cours de sa vie, le coeur d'une étoile accumule les résidus de la production d'énergie. C'est pourquoi son éclat augmente à mesure qu'elle vieillit. Ensuite, l'étoile enfle pour devenir une géante rouge dont la luminosité variera lentement et de manière irrégulière. C'est ce qui arrivera au Soleil dans trois milliards d'années environ.
La prochaine fois que vous profiterez d'une journée ensoleillée, ne tenez pas cela pour acquis. Songez à tous les phénomènes sans lesquels nous ne serions pas ici, et espérons que l'astre qui nous éclaire gardera sa stabilité sans connaître quelques ratés.