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Ken Tapping, le 07 janvier 2010
Dans le ciel, cette semaine...
> Jupiter se couche en début de soirée, quand Mars apparaît à l'est.
> Saturne se montre vers minuit.
> La Lune entrera dans son dernier quartier le 7 et il y aura nouvelle lune le 14.
Quand Galilée pointa pour la première fois sa lunette sur la Lune, il fut fort étonné d'en voir la surface couverte de montagnes, de cratères et d'immenses plaines. Nous savons aujourd'hui qu'il y a sur notre satellite bien trop de cratères pour qu'on puisse les dénombrer aisément, et nous savons que tous les corps solides du système solaire, dont la Terre, portent des cratères à leur surface. Par ailleurs, ces cratères nous fournissent un outil précieux pour mieux comprendre la nature des autres mondes, ainsi d'ailleurs que du nôtre.
Trois types principaux de cratères ont été identifiés sur Terre. Il y a d'abord les cratères d'impact, créés lorsqu'un corps provenant du système solaire a heurté notre planète à une vitesse de plusieurs kilomètres à la seconde. Le cratère Barringer, en Arizona, le cratère de la Manicouagan, au Québec, et le réservoir de Sudbury en sont des exemples. Viennent ensuite deux sortes de cratères volcaniques. Près des zones de subduction, où une plaque tectonique glisse sous une autre, comme c'est le cas dans l'ouest de l'Amérique du Nord, on trouve des volcans aux parois très abruptes tel le mont St. Helens. Ces volcans crachent une lave épaisse et explosent souvent. Au-dessus des points chauds du manteau terrestre coule une lave fluide qui donne des cratères à pente très douce. Ce sont les volcans-boucliers. Les îles Hawaï sont une chaîne de volcans-boucliers formés lors du déplacement du plancher de l'océan Pacifique au-dessus d'un point chaud.
Environ 174 cratères d'impact confirmés ont été recensés sur la Terre. Ces cratères ne sont pas répartis de manière uniforme, car l'érosion et la subduction recyclent constamment la croûte terrestre. Comme on le devinera aisément, la plupart se situent dans les roches les plus anciennes, car ce sont elles qui ont gardé le plus longtemps les traces du bombardement perpétuel provenant de l'espace.
La Lune offre un contraste intéressant. Les hauts plateaux lunaires sont criblés de cratères, alors que les vastes plaines en comptent beaucoup moins. La Lune était déjà vieille quand d'importantes coulées de lave ont rempli les vallées, ensevelissant les cratères qui s'y trouvaient sous un nouveau sol lisse et plat. L'âge des roches lunaires rapportées par les astronautes des missions Apollo appuie cette théorie. À l'inverse de ce qu'on observe sur la Terre, la Lune ne présente aucun signe de volcanisme de subduction ni de tectonique des plaques.
Mars est intéressante elle aussi. L'hémisphère nord y est beaucoup moins criblé de cratères que l'hémisphère sud. On en déduit que quelque chose (peut-être une collision importante) a recyclé la croûte de l'hémisphère nord à un moment donné dans le passé. Encore une fois, on note l'absence de volcans de subduction et de tectonique des plaques. On y trouve cependant d'énormes volcans-boucliers, notamment le mont Olympus. En l'absence de tectonique des plaques, le volcan est resté au-dessus du point chaud et n'a cessé de croître.
Le panorama sur Vénus est différent. Environ un millier de cratères d'impact et de volcans-boucliers en émaillent plus ou moins uniformément la surface. Ce nombre est très faible, signe qu'il y a recyclage de la surface, bien qu'il n'existe aucun indice de tectonique des plaques. Des éruptions volcaniques continuent sans doute de ravager le sol de cette planète, dont le relief change constamment sous les coulées de lave fluide issues des volcans-boucliers.