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Ken Tapping, le 09 décembre 2009

Dans le ciel, cette semaine...

> Jupiter brille au sud-ouest en soirée.

> Mars apparaît vers 21 h et Saturne, vers 1 h du matin.

> La Lune sera dans son dernier quartier le 8 décembre.

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En 2009, Année mondiale de l'astronomie, j'ai eu le plaisir de participer à diverses initiatives communautaires. La plus récente a été de coopérer avec le musée de Penticton pour monter une exposition qui illustre comment notre perception de l'univers a évolué. Cette exposition a trois fils directeurs : le perfectionnement du télescope optique, les progrès des radiotélescopes et la place de l'Homme dans l'astronomie au cours de l'histoire.

Le plus important télescope optique de l'exposition est la réplique de la lunette utilisée par Galilée pour réaliser ses observations, qui secouèrent le monde à l'époque. L'instrument est si rudimentaire qu'on s'étonne de tout ce que le savant en a tiré. Pour illustrer comment cet outil indispensable en astronomie a changé depuis l'époque de Galilée, le musée présente un télescope datant de l'époque victorienne, un second utilisé par la marine américaine pendant la Deuxième Guerre mondiale, et un troisième semblable à ceux dont se servent les astronomes amateurs d'aujourd'hui. Le télescope qui retient le plus l'attention, cependant, est un chef-d'oeuvre en laiton poli et laqué et en bois verni. Le talent de l'artisan dans la réalisation du télescope – ou de n'importe quel autre instrument de précision – ajoute une dimension particulière à l'utilisation de celui-ci.

Bien qu'elle ait vu le jour dans les années 1930, la radioastronomie ne s'est vraiment développée que durant les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale. Les perfectionnements apportés à la radio et au radar durant la guerre, et la formidable quantité de surplus militaire à la fin de celle-ci, en sont la cause. En tout cas, c'est assurément ainsi que la radioastronomie a débuté au Canada. Une des toutes premières observations en radioastronomie au Canada, réalisée en novembre 1946, fait d'ailleurs partie de l'exposition. Les années 1950 étaient déjà bien entamées quand les radioastronomes ont atteint les limites de ce qu'on pouvait obtenir avec les pièces électroniques et les antennes datant de la guerre. Les progrès techniques réalisés depuis sont tout aussi incroyables. Ainsi, le musée présente un amplificateur radar de la Deuxième Guerre mondiale employé par la suite comme élément d'un radiotélescope. À côté, on peut voir un amplificateur moderne. Celui de la Deuxième Guerre mondiale entrerait dans une boîte à chaussures; celui d'aujourd'hui, dans une boîte d'allumettes.

Enfin, il y a la fascination de l'être humain pour le firmament, qui fait intervenir l'astronomie, la religion, les arts, la culture ou, tout simplement, la curiosité. Il est certain que nos ancêtres, assis autour d'un feu, levèrent les yeux vers le ciel et s'émerveillèrent. Plusieurs civilisations ont établi des calendriers basés sur l'astronomie. Le calendrier maya, par exemple, fait partie de l'exposition, avec une notice expliquant qu'il ne se termine pas au solstice d'hiver de 2012 et que la Terre continuera sans doute de tourner après cette date.

L'exposition comprend trois bureaux : le premier évoque celui que Galilée pourrait avoir eu, avec ses parchemins et ses croquis; le deuxième rappelle celui d'un radioastronome des années 1950, qui devait tout analyser à la main, avec des graphiques, une règle à calcul et un planimètre; le troisième est celui d'un astronome contemporain, avec son ordinateur et des logiciels d'analyse. Les choses ont beaucoup changé. Cette exposition n'est pas terminée et vaut certainement le détour.