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Ken Tapping, le 26 août 2009
Dans le ciel, cette semaine...
> Rasant l'horizon, Saturne s'évanouit dans l'éblouissement du soleil couchant. Jupiter brille dans la partie sud du firmament peu après minuit, tandis que Vénus surgit aux petites heures du matin.
> La lune entrera dans son premier quartier le 27 août.
Le 10 mars 1989, le soleil connaissait une énorme éruption. Cette gigantesque explosion – l'équivalent de millions de bombes à hydrogène – était la plus importante depuis au moins 40 ans. Les appareils de surveillance en ont capté la signature radio. L'éruption solaire a projeté dans l'espace un fantastique nuage de matière solaire, à plus de mille kilomètres à la seconde. Ce nuage a heurté la Terre tôt dans la matinée du 13 mars, causant une formidable tempête magnétique qui a suscité au-delà d'un milliard de dollars de dommages un peu partout sur la planète. Aujourd'hui, nous sommes plus vulnérables que jamais à un tel phénomène, et le Canada bien plus que de nombreux autres pays.
Le problème au Canada est de deux sortes. Tout d'abord, notre pays est très près du pôle nord magnétique. Il s'ensuit que les écarts de conduite du soleil nous touchent plus durement. Pour aggraver la situation, de par la vastitude de son territoire, le Canada dépend lourdement des communications interurbaines, des relais satellites, des gazoducs et des oléoducs, ainsi que d'immenses réseaux de distribution d'électricité. Or, les satellites sont vulnérables aux particules à haute énergie émanant du soleil, qui peuvent en détériorer ou détruire les pièces électroniques. Les courants électriques engendrés par les variations du champ magnétique terrestre que provoque le soleil peuvent entraîner des pannes de courant. Enfin, en plus des conséquences des violents orages magnétiques, on ne peut négliger la faible activité magnétique qui se poursuit presque en permanence. Ainsi, les courants électriques induits dans les pipelines corrodent les soudures, ce qui peut les amener éventuellement à fuir, incident que préviendront des inspections et un entretien adéquats. Les mêmes courants accentuent les contraintes qui s'exercent sur les transformateurs, raccourcissant leur vie utile.
Pour y remédier, le Canada a adopté une approche à volets multiples. Tout d'abord, on s'efforce de comprendre l'aspect scientifique de tels évènements. Ensuite, on assure une surveillance suffisante pour savoir ce que mijote le soleil et comment y réagit le champ magnétique terrestre. Finalement, nous devons mieux prévoir l'activité solaire et ses répercussions, et mettre cette information à la portée de ceux qui en ont besoin, peu importe qui ils sont et où ils se trouvent.
Une facette de cette approche est le Programme canadien de surveillance géospatiale (PCSG), partenariat entre plusieurs universités du pays, l'Agence spatiale canadienne (ASC), le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et Ressources naturelles Canada (RNCan). Le PCSG rassemble les multiples programmes scientifiques et de surveillance du pays sous la même ombrelle. Un autre volet concerne un projet coopératif entre l'ASC, RNCan et le CNRC visant à regrouper les données et les prévisions sur la météo spatiale au même endroit et à les mettre à la disposition de ceux qui le désirent. Il s'agit du site Web www.spaceweather.gc.ca. En troisième lieu, on a entrepris le développement de nouveaux instruments pour surveiller le soleil. Un exemple qui nous intéresse particulièrement est le moniteur du flux solaire de prochaine génération. Ce projet, qui associe le CNRC, l'ASC, RNCan et l'Université Queen's, avec la participation de l'Observatoire royal de Belgique, a pour but de créer les appareils de demain qui surveilleront les émissions radio du soleil. Le premier de ces instruments entrera en opération, ici même, à l'OFR d'ici trois ans.