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Que mijote le soleil?

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Ken Tapping, le 12 août 2009

Dans le ciel, cette semaine...

> Saturne rase l'horizon au sud-ouest peu après le coucher du soleil, tandis que Jupiter se lève à l'est.

> Mars apparaît peu après minuit et Vénus, au petit matin.

> La lune entrera dans son dernier quartier le 13.

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Depuis un an environ, les astrophysiciens et autres personnes dans le monde qui surveillent le comportement du soleil attendent le début du prochain cycle d'activité solaire. Il y a bien eu quelques sursauts, mais le nouveau cycle en tant que tel n'a pas encore commencé. Le soleil mijote certainement quelque chose, mais quoi? Le phénomène est fascinant, mais pourquoi s'en préoccuper?

Tout d'abord, l'énergie du soleil est le moteur de l'environnement. À l'exception peut-être de l'énergie nucléaire, toute l'énergie que nous utilisons vient du soleil, soit directement, soit indirectement, grâce aux « combustibles fossiles ». On a tendance à croire que l'astre solaire est un facteur immuable dans la vie. Ce n'est pourtant pas le cas. En effet, la quantité d'énergie qu'il produit varie. En période d'activité intense, le soleil brille un peu plus, tandis qu'il s'assombrit légèrement lorsqu'il est au repos. L'activité solaire nous coûte aussi plusieurs milliards de dollars chaque année, car elle détériore et abîme nos technologies et infrastructures. C'est pourquoi le Canada et d'autres pays suivent très attentivement le comportement du soleil, et ce, de diverses manières. Voilà qui nous ramène à la situation actuelle.

Il est préférable de commencer cette histoire au début, au XVIIe siècle, lorsque Galilée, Scheiner et d'autres découvrirent les taches solaires et constatèrent au fil du temps qu'elles apparaissaient et disparaissaient de façon cyclique. De nombreuses taches couvraient parfois la surface du soleil alors qu'il y en avait très peu, voire aucune, quelques années plus tard, puis elles ressurgissaient en grand nombre plusieurs années après. Ce « cycle des taches solaires » dure entre 10 et 13 ans, la moyenne étant de 11 ans. Nous savons désormais que l'apparition et la disparition des taches s'inscrivent dans le cadre d'un rythme plus vaste, lié aux processus qui se déroulent au coeur de l'étoile. Par ailleurs, ce rythme ne se manifeste pas seulement par la modification du nombre de taches solaires. On observe aussi des variations dans l'intensité des rayonnements ultraviolets et d'autres émissions, ainsi que de légères modifications de la quantité d'énergie produite par le soleil. Les scientifiques du Canada et d'ailleurs tentent de comprendre comment l'astre du jour réussit à faire tout cela, mais beaucoup de chemin reste à parcourir avant d'y parvenir.

Nous comptons les taches solaires depuis plus de 300 ans. Durant cette période, on a remarqué que le nombre de taches a tendance à augmenter au maximum d'activité, bien qu'à certaines occasions, leur nombre ait baissé pendant un cycle ou deux. Vers la fin du XVIIe siècle, il y a eu une période de très faible activité baptisée « minimum de Maunder », durant laquelle les taches solaires étaient rares. On associe cette période à un refroidissement du climat su la Terre. Les carottes de glace et les anneaux de croissance des arbres permettent d'étudier l'impact de l'activité solaire sur la Terre il y a bien plus longtemps et de découvrir ainsi d'autres périodes où l'activité du soleil a fléchi jusqu'à un minimum pendant un certain temps.

Sommes-nous au début d'une de ces périodes? Impossible d'en avoir la certitude. La plus récente prédiction est qu'un nouveau cycle d'activité solaire débutera d'ici la fin de l'année. Malheureusement, prévoir le comportement du soleil s'avère un exercice périlleux. Le soleil en est à peu près à la moitié de sa vie de 10 milliards d'années. Or, nous ne comptons les taches solaires que depuis environ 300 ans et ne surveillons attentivement le comportement de l'étoile que depuis une soixantaine d'années. Il serait naïf de croire qu'on saisit toutes les complexités de ce comportement ou qu'on connaît toutes les bizarreries que le soleil pourrait garder en réserve. Tout ce que l'on peut faire, c'est continuer d'observer et d'essayer d'élucider le problème.