L'information sur cette page a été archivée et n'est conservée qu'aux fins de référence, de recherche ou de tenue de dossiers. Visitez le nouveau site du CNRC pour y trouver les informations les plus récentes.
Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.
Ken Tapping, le 4 juillet 2007
Si vous étiez un scientifique extraterrestre en train de préparer une simple expérience pour chercher s'il y a de la vie sur la Terre, une possibilité serait de prendre un échantillon de sol, d'ajouter des nutriants et d'observer les déchets produits pendant que les créatures présentes dans le sol sont en train de festoyer. Comme le sol ici sur Terre est fertile en micro-organismes et en créatures pas si micros, on pourrait supposer que l'expérience serait un succès. Dans les années 1970, deux vaisseaux Viking ont pris la direction de Mars, équipés pour faire exactement cette expérience.
Les deux vaisseaux ont atterri avec succès, ont déployé leurs antennes, établi contact avec la Terre et se sont mis à l'ouvrage. Les deux robots ont déployé leurs pelles et ramassé des poignées de sol, pour les verser dans des chambres d'expérience. Celles-ci furent scellées et des nutriants furent ajoutés. Puis l'équipement a attendu pour voir s'il y avait dans ce sol quelque chose qui fêtait sur ces « nourritures terrestres ». Les résultats avaient l'air positif; à ce qu'il semblait, quelque chose les mangeait. Mais les résultats ne furent pas exactement ce à quoi on se serait attendu si on avait fait les expériences avec de la terre « terrestre ». Alors certains scientifiques ont proposé que ce qu'on voyait, ce n'était pas de la vie, mais les résultats de la radiation solaire à haute énergie qui agissait sur la surface de Mars.
Ici, sur la Terre, nous sommes protégés des rayons ultraviolets du Soleil par une épaisse atmosphère et par la couche d'ozone. Au niveau du sol, la pression atmosphérique de Mars est environ 0,4 % de ce qu'elle est ici, sur la Terre. Cette atmosphère n'offre pratiquement pas de protection, et l'idée était qu'on voyait donc la radiation qui agissait sur le fer et les autres oxydes de la surface de Mars pour donner des peroxydes. Ces produits chimiques sont plutôt forts. Nous utilisons des solutions faibles de peroxyde d'hydrogène comme antiseptiques, parce qu'elles tuent presque tout, et comme agents de blanchiment, parce qu'elles décomposent les molécules des teintures et des agents colorants. Ajoutez quelques peroxydes à vos sols et, pratiquement, tout mourrait. Il ne pouvait donc pas avoir de vie sur Mars, au moins dans les couches supérieures des sols parce que les peroxydes la tuerait.
Il a fallu une trentaine d'années pour réaliser que nous tombions dans un piège, jugeant les autres planètes selon nos propres standards de vie. Il est vrai que les peroxydes seraient très mortels pour nous, mais ils pourraient être quelque chose de merveilleux pour la vie extraterrestre : ils pourraient fournir de l'énergie, contribuer au traitement des aliments et fournir de l'oxygène. Les peroxydes pourraient en fait rendre la vie possible sur Mars, où il n'y a pas dans l'atmosphère d'oxygène libre qui permettrait à des créatures comme nous de respirer.
Maintenant nous savons qu'il y a sur Mars assez de glace que, si elle fondait, elle pourrait couvrir la planète d'un océan d'environ 11 mètres de profondeur. En toute vraisemblance, nous n'avons trouvé qu'une fraction de ce qu'il y a là-bas. Il y a des millions d'années, quand Mars était plus chaude, il se peut qu'il y ait eu de la vie, qui a évolué vers des types plus résistants à mesure que la planète s'est asséchée et s'est refroidie.
Alors nous devons maintenant considérer que nous pourrions très bien avoir découvert une preuve de la vie sur Mars et qu'il vaudrait certainement la peine d'y retourner voir de plus près. Une autre chose que nous pourrions conclure, c'est que, s'il y a sur la Planète rouge des princesses telles celles des romans d'Edgar Rice Burrough, elles seraient probablement blondes.
Vénus et Saturne apparaissent très proche l'une de l'autre dans le ciel de l'ouest pendant la soirée. Jupiter est cet objet brillant suspendu dans le ciel de l'est. Mars se lève tôt. La Lune entrera dans son dernier quartier le 7 juillet.
Ken Tapping est astronome à l'Institut Herzberg d'astrophysique du Conseil national de recherches du Canada (IHA-CNRC). Il travaille à l'Observatoire fédéral de radio-astrophysique de Penticton (C.-B., V2A 6K3). Tél. : (250) 493-2277; téléc. : (250) 493-7767;
Courriel : ken.tapping@nrc-cnrc.gc.ca.