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Ken Tapping, le 9 mai 2007
Dans le ciel, cette semaine...
> Vénus domine encore le ciel de l'ouest après le coucher du Soleil.
> Saturne brille haut dans le sud.
> Jupiter se lève tard dans la soirée et Mars se tient bas dans le crépuscule de l'aurore.
> La Lune sera nouvelle le 16 mai.
La découverte de la vie sur un autre monde que notre Terre serait une des découvertes les plus importantes de l'histoire. Malgré que la plupart des scientifiques croient qu'il y a de la vie là-bas, en d'autres lieux de notre Univers, ce n'est pas la même chose que de réellement savoir qu'il y en a.
De ce que nous savons pour l'instant, à part notre Terre, le meilleur candidat de notre système solaire pour soutenir la vie est Mars. Il y a des milliards d'années Mars était plus chaude qu'elle ne l'est aujourd'hui. Elle avait une atmosphère plus épaisse, avec des rivières, des lacs et des océans. La vie pourrait très bien y être apparue. Cependant, Mars est plus petite que la Terre et plus éloignée du Soleil. Son atmosphère s'est échappée dans l'espace et la planète est devenue un désert gelé. Malgré cela, les descendants d'une ancienne vie martienne pourraient être encore là, au-dessous de la surface. « La » question est de savoir comment nous y prendre pour la chercher. C'est bien grand, Mars.
Les expéditions habitées seraient préférables, parce que les êtres humains sont flexibles et peuvent mieux répondre aux heureux hasards. Malheureusement, nous ne pouvons pas encore envoyer quelqu'un sur Mars; nous sommes limités à envoyer des robots. Ils ne sont pas aussi bons parce qu'ils sont moins adaptables à des situations inattendues. Être obligés de faire des observations depuis la Terre ou l'espace est pis encore. À moins de picorer au hasard à la surface d'un monde, nous avons besoin d'observations simples qui peuvent rapporter des preuves de vie, comme en cherchant la présence de méthane dans l'atmosphère de la planète.
Les molécules de méthane sont composées de quatre atomes d'hydrogène attachés à un atome de carbone. Le méthane est un produit chimique commun dans les nuages de gaz situés entre les étoiles. Les planètes et les étoiles se forment à partir de ces nuages. Quand une étoile commence à briller, les températures élevées détruisent tout méthane ramassé avec le matériau primordial. Les grosses planètes situées loin du Soleil, comme Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune peuvent retenir le méthane indéfiniment. Mais les petites, placées plus près du Soleil, ne le peuvent pas. Dans l'atmosphère de notre Terre, le méthane peut s'évaporer pour être détruit dans la couche d'ozone, et tout ce qui survit à cette couche est décomposé par les rayons solaires. Sur notre monde le méthane ne va pas durer plus que quelques décennies. Malgré cela, il y en a passablement dans notre atmosphère. Il provient de la décomposition de matériaux végétaux dans les marais et les marécages, et du système digestif des bestiaux, des termites, et, dans une certaine mesure, de nous. Autrement dit, la présence de méthane dans l'atmosphère de notre Terre est une preuve qu'il y a de la vie sur la Terre. Nous avons détecté du méthane sur Mars également. Est-ce une preuve qu'il existe une vie martienne?
Sur Mars, tout méthane disparaîtrait dans quelques siècles. Il faut que quelque chose fasse le réapprovisionnement. Les volcans peuvent émettre du méthane à partir des restes d'anciennes vies ensevelies dans les roches. Cependant, Mars est maintenant complètement solidifiée et l'activité volcanique s'y est arrêtée il y a des milliards d'années. Une autre preuve intéressante, c'est que le méthane n'est pas uniformément réparti à travers l'atmosphère. Il y en a plus dans certains endroits que dans d'autres. Est-ce là qu'il nous faut commencer à chercher? Bien sûr, les créatures microscopiques qui vivent dans le sol ne seront pas faciles à trouver. On prévoit des missions spatiales qui vont creuser dans le sol à la recherche de minuscules Martiens. Il est ironique que la meilleure preuve de la vie vienne de la décomposition et de la flatulence.
Ken Tapping est astronome à l'Institut Herzberg d'astrophysique du Conseil national de recherches du Canada (IHA-CNRC). Il travaille à l'Observatoire fédéral de radio-astrophysique de Penticton (C.-B., V2A 6K3). Tél. : (250) 493-2277; téléc. : (250) 493-7767;
Courriel : ken.tapping@nrc-cnrc.gc.ca.