L'information sur cette page a été archivée et n'est conservée qu'aux fins de référence, de recherche ou de tenue de dossiers. Visitez le nouveau site du CNRC pour y trouver les informations les plus récentes.
Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.
Ken Tapping, le 13 juillet 2005
Dans le ciel, cette semaine...
> Saturne luit sous Vénus à l'ouest, au crépuscule .
> Jupiter brille au sud-ouest en soirée .
> Mars apparaît très tard . .
> Premier quartier de lune le 14 .
Le 12 janvier, un engin spatial décollait de Cape Canaveral. Deux, en fait : le premier avait la taille d'une coccinelle Volkswagen et le second, celle d'une cuisinière. Leur mission était « une première » : ils devaient rencontrer une comète. Pourquoi?
Le système solaire est né il y a environ 4,5 milliards d'années quand un énorme nuage de gaz et de poussières cosmique s'est effondré. De tels nuages parsèment les galaxies, dont la nôtre; d'ailleurs, un des principaux objectifs de notre observatoire est de les cartographier. Parfois, un nuage se déstabilise et se contracte. Il se transforme d'abord en disque rotatif. La poussière et les gaz coagulent pour donner de petits grains, qui s'assemblent pour en former de plus gros. Puis naissent la grenaille, les cailloux et ainsi de suite, jusqu'aux planètes. Le centre du nuage a produit le Soleil. Les matériaux qui nous entourent – sur la Terre, la Lune, Mars et les météorites – ne ressemblent toutefois nullement à la matière originale.
Il reste beaucoup de matériaux inutilisés sur le chantier de notre système solaire. Malheureusement, on les trouve au-delà de Pluton, la dernière planète. À l'occasion, des amas de ces matériaux se heurtent et le choc modifie leur trajectoire pour les envoyer vers le coeur du système solaire. En s'approchant du Soleil, les composés chimiques les plus volatils qu'ils renferment s'évaporent, si bien qu'un bloc ordinaire de matière cosmique de quelques kilomètres de longueur se dote d'une splendide queue brillant sur des millions de kilomètres. L'objet est devenu une comète. Outre le spectacle qu'elles procurent, les comètes mettent la matière primordiale à notre portée.
Ce qui nous ramène à nos deux engins. Après 172 jours de voyage, ceux-ci se sont placés sur le chemin de la comète Tempel 1, qui s'en approchait à la vitesse approximative de 37 000 kilomètres à l'heure. Ils se sont séparés et, grâce à ses fusées, le petit s'est placé exactement sur la trajectoire de la comète pendant que le gros observait le tout prudemment, à distance. La sonde d'impact consistait surtout en un gros bloc de cuivre, même si elle portait quelques instruments, dont un appareil photo qui a photographié la surface de la comète pendant qu'elle fonçait sur elle. Cinq minutes avant l'impact, on a pu constater que la surface du bolide ressemblait à celle d'une pomme de terre criblée de cratères. La dernière photo, prise quelques secondes avant la collision, en montrait deux.
L'énorme explosion due au choc a entraîné l'éjection de nuages de matériaux dans l'espace. Les instruments de l'autre engin les ont observés pendant leur expansion, ce qui nous permettra d'établir de quoi sont vraiment faites les comètes. La sonde d'impact étant principalement en cuivre, on a éliminé cet élément de ceux découverts et présumé que les éléments restants venaient de la comète. On pense depuis longtemps que les comètes sont faites d'un mélange friable et tendre de glace, de grenaille et de composés chimiques. L'explosion résultant de l'impact laisse croire qu'elles pourraient ressembler davantage à des cubes de glace sales qu'à des boules de neige.
Ken Tapping est astronome à l'Institut Herzberg d'astrophysique du Conseil national de recherches du Canada (IHA-CNRC). Il travaille à l'Observatoire fédéral de radio-astrophysique de Penticton (C.-B., V2A 6K3). Tél. : (250) 493-2277; téléc. : (250) 493-7767;
Courriel : ken.tapping@nrc-cnrc.gc.ca.