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ARCHIVÉ - Le Canada sur la piste des cybermenaces

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Comment échapper aux pirates informatiques

L’Internet transforme la manière dont chacun travaille ou se divertit, mais à ses avantages s’attache un lourd tribut. En effet, le cyberespace est un terreau fertile pour le crime organisé, les espions et les terroristes. Trouver comment protéger les renseignements personnels en ligne figure parmi les grandes priorités du gouvernement et des forces de l’ordre du monde entier.

Jeune homme frustré devant son ordinateur portatif

Une connexion sans fil non sécurisée met votre ordinateur en danger.

Le biochimiste de Winnipeg Adam D. ignore exactement où son ordinateur a été piraté le mois dernier, mais il sait pourquoi : à un moment quelconque, il s’est branché à une connexion sans fil non sécurisée. Peut-être était-ce dans la salle d’attente d’une aérogare ou dans un cybercafé, à moins qu’il ne s’agisse de son propre réseau sans fil, à la maison, qui, avoue-t-il timidement, n’était pas protégé par un mot de passe.

Toutes les personnes inscrites dans son carnet d’adresses ont subséquemment reçu un courriel apparemment de sa part leur apprenant qu’il avait été assailli à Londres, en Angleterre, et qu’il avait rapidement besoin qu’on lui prête 1000 $ pour tenir le coup, le temps que le haut-commissariat canadien délivre un passeport neuf.

Quelques jours se sont écoulés avant qu’Adam reprenne la maîtrise de son système de messagerie, mais la crainte que le cyberpirate ait accédé à une partie de ses informations financières le ronge toujours. « Désormais, je porte une grande attention à la façon dont je me connecte, et à quel endroit. Et un mot de passe protège mon réseau domestique. »

La cybersécurité commence chez soi

Être conscient des dangers demeure la clé d’un voyage sûr dans le cyberespace. Visitez PensezCybersécurité pour savoir comment demeurer à l’abri des fraudes, des pirates, des virus et d’autres menaces.

Get Cyber Safe Logo

L’histoire d’Adam n’est pas unique, affirme Robert Dick, directeur général de la Direction de la cybersécurité nationale à Sécurité publique Canada. Ce n’est qu’une fraude parmi les nombreuses qui émaillent le cyberespace, une variante contemporaine des anciennes lettres frauduleuses.

« Les criminels se contentent d’exploiter les plus récentes technologies pour parvenir à leurs fins les plus viles », explique-t-il. Et cela fonctionne. Selon une étude Decima de 2008, un internaute sur dix au Canada a été victime de vol d’identité.

De toute évidence, assurer sa protection en ligne est devenu un véritable défi, défi qui grandit de jour en jour. Si l’on en croit l’enquête de Statistique Canada « Utilisation de l’Internet et du commerce électronique par les particuliers » de 2010, 80 % des Canadiens de plus de 16 ans utilisent maintenant l’Internet pour diverses activités allant du commerce électronique au réseautage social.

Parallèlement, à peu près chaque élément de notre infrastructure – des banques aux centrales électriques – possède une enclave dans le cyberespace, avec les possibilités supplémentaires que cela suppose, pour les criminels, non seulement de faire de l’argent, mais aussi d’espionner et de mener des actions terroristes.

Coordonner la réplique canadienne au cybercrime

« Le nombre de cybercrimes augmente chaque année », soutient David Black, qui dirige le Centre intégré d’expertise sur les cybercrimes de la GRC, à Ottawa, annoncé par Sécurité publique Canada en octobre 2010, dans le cadre de la Stratégie de cybersécurité du Canada.

Vous avez été piraté? Que faire?

Un crime commis au moyen de votre ordinateur revient à un vol avec effraction à votre domicile. Signalez-le à la police. Si vous croyez être victime d’une fraude électronique, rapportez-la au Centre antifraude du Canada.

Comme le décrit M. Black, le Centre, qui est relié aux groupes de lutte contre le crime technologique du Canada et d’autres pays, coordonne les mesures prises dans la foulée des informations venant de diverses sources comme l’Interpol et les collectivités du secteur privé. Le Centre a aussi pour tâche de remettre annuellement un rapport faisant le point sur le cybercrime au Canada, sur son étendue et sur ses incidences économiques, sous l’angle du maintien de l’ordre.

Les crimes tels le piratage, la fraude commerciale, le vol de propriété intellectuelle et le rançonnement des sites Web constituent des priorités pour le Centre. « La principale difficulté est que le cybercrime prend constamment de l’ampleur », avoue M. Smart. « Ainsi, on commence à se servir des téléphones intelligents pour organiser des émeutes et des réseaux de voleurs. La technologie est utilisée de façon qu’on n’aurait même pas imaginée il y a cinq ans. »

Prémunir les infrastructures capitales pour le Canada, comme les systèmes de commande des centrales hydroélectriques, contre les attentats préoccupe aussi le Centre. Et M. Black de se souvenir : « De telles attaques ont eu lieu à l’étranger et nous craignons que la même chose se produise ici. S’il y a une panne générale, on nous appellerait pour mener une enquête et découvrir qui a fait quoi, où et quand. »

Élargir le débat sur le cybercrime

Rester au courant de la plus récente cyberfraude en cours ou du dernier logiciel malveillant, et surveiller les sites Web, les blogues et les autres sources en ligne pour déceler les activités inhabituelles figurent parmi les tâches du Centre. M. Black y voit l’occasion de coopérer avec l’industrie ainsi que les milieux universitaire et scientifique pour mener la guerre aux cybercriminels. « Nous savons qu’il faut entreprendre plus de recherches sur les techniques judiciaires employées dans le domaine des technologies émergentes pour dénicher les preuves des cybercrimes, ainsi que des études sanctionnées par des pairs qui tracent le profil exact des cybercriminels et des pirates informatiques. »

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Robert Dick abonde dans le même sens. La Direction de la cybersécurité nationale de Sécurité publique Canada poursuit des projets de recherche avec les universités afin de nouer des liens avec les spécialistes d’une multitude de domaines qui mettent l’accent sur la cybersécurité. Pour l’instant, ces recherches portent sur les répercussions sociales et économiques du cybercrime, sur les systèmes juridiques et législatifs qui pourraient sécuriser le cyberespace et sur les tensions qui existent entre la sécurité et la protection de la vie privée en ligne.

Au pays même, M. Dick estime que les Canadiens doivent se prémunir en comprenant mieux les risques qui existent en ligne et la manière d’interagir dans cet espace, qu’il s’agisse de messagerie électronique, de réseautage social, de jeu ou d’opérations financières. Ils doivent aussi se montrer prudents et faire preuve de bon sens quand ils naviguent sur l’Internet.

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« Sur le plan technologique, dit-il, cela se résume aux précautions élémentaires : changer de mot de passe, protéger son pare-feu avec un mot de passe, avoir un pare-feu et actualiser son logiciel antivirus. »

« Le plus grand mythe de la cybersécurité est que cette dernière est trop difficile et trop complexe pour que le Canadien moyen adopte les mesures qui assureront sa sécurité en ligne, ajoute-t-il. En réalité, on peut s’épargner le pire en prenant quelques précautions très simples. » end


ISSN 1927-0283 = Dimensions (Ottawa. En ligne)

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