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ARCHIVÉ - La technologie GPS réduit les coûts de construction

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Un fournisseur canadien d’éléments en béton recourt à un système d’identification par radiofréquence (IRF) et à la technologie GPS pour localiser et suivre les pièces destinées aux chantiers de construction.

Elles n’ont rien d’une aiguille, pas plus que leur « entrepôt » extérieur ne ressemble à une botte de foin, mais quand vient le temps d’expédier certaines poutres de pont ou d’autres structures en béton parmi les centaines qui s’empilent sur le terrain de 20 hectares d’Armtec, à Woodstock en Ontario, l’expression « chercher une aiguille dans une botte de foin » ne pourrait être mieux choisie.

« Une poutre de pont ordinaire mesure environ 30 mètres de longueur et pèse plus de 50 000 kilos », déclare Phil Sheldon, directeur des opérations au site de Woodstock. « Ce sont de fichus gros morceaux et, bien que personne ne veuille l’admettre, parfois, nous en perdons la trace. »

Jusqu’à tout récemment, le problème était qu’Armtec – comme la plupart des sociétés de construction – se fiait à un registre papier pour suivre son inventaire. « Après avoir déposé un élément dans la cour, le grutier notait l’endroit dans un calepin, poursuit M. Sheldon. Ça ne posait aucune difficulté, à moins qu’on ne perde le carnet ou qu’on oublie de rectifier le registre après avoir déplacé ou expédié une pièce. »

À l’occasion, M. Sheldon a passé une demi-journée, voire davantage, pour en retrouver une.

Juste au site de Woodstock, Armtec estime que la disparition des articles en stock coûte annuellement 260 000 $ à l’entreprise, dont 60 000 $ en amendes pour retards de livraison. (Les fournisseurs doivent verser une amende allant jusqu’à 3 000 $ l’heure quand des délais paralysent un chantier.) Devant cette réalité, M. Sheldon et ses collègues se sont fait la réflexion qu’il devait y avoir « une meilleure façon de procéder ».

Étiquettes électroniques pour béton

Un employé  d’Armtec utilise son lecteur RFID pour localiser une structure en béton qui se trouve sur le terrain de 50 acres20 hectares de la compagnie.

Armtec entrepose des centaines d’éléments en béton à son installation de Woodstock en Ontario.

De fait, il existait déjà une solution partielle au problème. En effet, les fabricants utilisaient le code à barres depuis des décennies, mais, selon Ajit Pardasani, chercheur au CNRC, cette technologie tarde à percer dans l’industrie du bâtiment. Dans le but de suivre la trace des articles en béton tout au long du processus de fabrication, Armtec a étudié, avec l’aide du CNRC, un système d’étiquetage combinant le code à barres, l’identification par radiofréquence (IRF) et le GPS.

Qu'est ce que c'est une étiquette IRF ?

Une étiquette IRF est une puce électronique qui identifie l’objet auquel elle est fixée. La technologie de repérage IRF n’a pas seulement l’avantage d’assurer un meilleur rendement aux sites de fabrication d’Armtec. Elle pourrait aussi améliorer l’entretien et la réfection des infrastructures. Ainsi, la TTC a l’intention d’y recourir pour identifier et situer rapidement les sections endommagées dans les galeries du métro, ce qui se soldera par des économies et une meilleure maintenance.

Depuis, Armtec incorpore une étiquette IRF à chaque élément en béton au moment de sa production. Ainsi, l’étiquette est à l’abri du vent, de la pluie et d’autres intempéries. Une fois la pièce marquée, on enregistre son emplacement dans la cour de stockage dans une base de données électronique avec le concours de la technologie GPS.

« Pour trouver une pièce précise, il suffit d’en saisir le numéro d’identité. Son emplacement apparaît sur la carte électronique d’un navigateur Web ou d’un lecteur IRF, explique M. Pardasani. S’il en est pourvu, le dispositif GPS du lecteur guidera le responsable jusqu’à la bonne pièce, dans la cour. »

« L’idée n’est pas d’améliorer le fonctionnement d’une seule entreprise, mais d’aider l’industrie au grand complet »

Ajit Pardasani, Centre de technologies de construction assistées par ordinateur du CNRC.

Grâce à cette technologie, Armtec garde aussi la trace de ses produits durant le cycle de fabrication. « La pièce a-t-elle été conçue? L’a-t-on coulée? A-t-elle franchi le contrôle de qualité? Désormais, l’information est disponible au bout de nos doigts », se félicite M. Sheldon.

En 2010, Armtec a décroché un contrat de 43 millions de dollars de la Toronto Transit Commission (TTC) afin de lui fournir 58 000 gaines pour les galeries du métro, en deux ans. « Ce travail nous oblige à manutentionner des centaines d’éléments tous les jours, précise M. Sheldon. Il aurait été très difficile de suivre les éléments destinés à la TTC sans la technologie IRF. Celle-ci est vraiment tombée à pic. »

Au dépôt de 50 acres d'Armtec, à Woodstock (Ontario), les éléments en béton reçoivent une étiquette d'identification par radiofréquence (RFID) qui permet de les retrouver grâce à un lecteur portatif.

Lisez la description de la bande vidéo.

D’autres installations d’Armtec envisagent de recourir au nouveau système IRF de suivi du cycle de vie, une technologie que le CNRC pourrait transférer à d’autres secteurs comme celui des pièces en bois d’œuvre. « L’idée n’est pas d’améliorer le fonctionnement d’une seule entreprise, mais d’aider l’industrie au grand complet », conclut M. Pardasani. Fin

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