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ARCHIVÉ - Mike Holmes s'attaque au changement climatique

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« Bien le faire » est également bon pour l'environnement

Bâtir d’une manière durable signifie songer à l’avenir. Les habitations qui consomment moins d’énergie, recourent à des sources d’énergie renouvelables et incorporent des matériaux locaux durables réussiront vraiment à diminuer les émissions de dioxyde de carbone.

Mike Holmes

Mike Holmes est un entrepreneur canadien en construction dont la détermination à rénover les habitations avec soin a débouché sur la populaire émission de télévision Holmes on Homes. Il a créé la Holmes Foundation, qui encourage les jeunes à poursuivre une carrière dans les métiers spécialisés, et a été louangé pour ses initiatives au niveau des habitations écologiques et durables.

Je suis entrepreneur en construction, c’est mon métier. C’est également une passion. Rien ne m’intéresse autant que la manière dont quelque chose est construit. Petit, je démontais mes jouets pour découvrir comment ils fonctionnaient. J’examine les bâtiments avec la même curiosité aujourd’hui. Je veux savoir comment ils fonctionnent et je veux les voir se comporter de la meilleure façon qui soit.

La science du bâtiment est en perpétuelle évolution, ce que je trouve fascinant. Ce qui était courant, voire d’avant-garde il y a une génération, a maintenant été amélioré. Il y a quelques décennies, par exemple, la norme R2000 était considérée comme la règle d’or dans l’industrie du bâtiment. Tout le monde voulait une maison aussi étanche que possible.

Certes, restreindre la circulation de l’air était une bonne idée, mais si on ne procède pas de la bonne manière tout au long de la construction, la maison devient un piège à moisissures et finit par se détériorer. Je ne compte plus les habitations qu’il a fallu démolir parce que la moisissure y proliférait en raison de la condensation ou parce que l’humidité se retrouvait coincée dans les murs.

Nous avons retenu la leçon et construisons de meilleures habitations en utilisant de la mousse à alvéoles fermées comme isolant thermique dans l’enveloppe. Ou nous veillons à ce que les bâtiments soient bien isolés, et surtout correctement ventilés, et faits de matériaux qui résistent à la moisissure.

Des habitations bonnes pour les humains et l’environnement

Je crois personnellement que chacun devrait vivre dans les meilleures habitations que l’on puisse bâtir et je souhaite que ces maisons soient performantes et aussi économiques que possible. Elles devraient recourir à des sources d’énergie renouvelables comme le vent, le soleil et la chaleur du sol, et devraient saisir toutes les occasions de puiser à ces sources et d’en partager l’énergie. En effet, plus nous produirons d’énergie afin de satisfaire nos besoins individuels et plus nous allégerons les contraintes qui s’exercent sur les infrastructures existantes, si bien qu’il serait inutile de construire de nouvelles centrales.

J’aimerais voir des agglomérations entières bâties de manière durable, des habitations côtoyant des commerces et des édifices publics très éconergétiques. On devrait pouvoir vivre au quotidien dans ces communautés et s’y déplacer à pied, pour ne plus dépendre de l’automobile.

Dans la vision de Mike Holmes règnent des collectivités durables et viables.

Dans la vision de Mike Holmes règnent des collectivités durables et viables.

Cela peut paraître délirant – comme si je voulais sauver le monde avec de meilleures habitations –, mais je crois sincèrement que mieux construire aura un impact favorable sur l’environnement. En bâtissant de façon durable, en modifiant les technologies de construction et les matériaux que nous employons, nous exercerons une influence sur le changement climatique.

Il y a beaucoup de manières d’y parvenir. Tout d’abord, il faut une énorme quantité d’énergie pour électrifier les maisons et alimenter les électroménagers dans ce pays. Produire cette énergie libère des millions de tonnes métriques d’émissions. Donc, en construisant de meilleures habitations dont l’enveloppe sera plus performante, nous économiserons sur l’énergie nécessaire pour les chauffer ou les climatiser.

En outre, utiliser des matériaux d’origine locale réduira les coûts de transport. Puisque la plus forte proportion des gaz à effet de serre émane de l’industrie du transport, nous y gagnerons de nouveau.

Habitations des Premières Nations

J’ai la chance de travailler avec l’Assemblée des Premières Nations sur un projet pilote, près de Sudbury, où l’on rénovera et rehaussera des habitations construites il y a des dizaines d’années, qui n’ont pas résisté à l’usure du temps. Nous y intégrerons des sources d’énergie renouvelables et des technologies de « maison intelligente » dites domotiques tout en érigeant de nouvelles habitations durables, appropriées pour la région.

Enfin, avec des matériaux durables, qui persisteront pendant plusieurs générations, il ne sera plus nécessaire de démolir, de remplacer et de rebâtir tous les 20 ans. En misant sur la durabilité, nous réduirons le volume de déchets venant de l’érection et de la réfection des habitations.

C’est pourquoi j’aime le béton. Certes, ce matériau exige une grande dépense d’énergie – le fabriquer est coûteux pour l’environnement. Mais il résiste aux moisissures et dure longtemps. Il est là pour de bon. Il n’échouera pas au dépotoir et, à la fin de sa vie, il peut être totalement réutilisé et recyclé.

Voilà comment il faut bâtir – sans perdre de vue l’avenir des habitations. On doit s’interroger sur la longévité de chaque matériau employé, sur sa fabrication, sur son origine et sur sa destination finale. La maison devrait vous survivre, et survivre aux générations qui suivront.

Ce n’est pas si difficile. En fait, c’est la simplicité même. Si tous les constructeurs du pays s’engageaient à bâtir de manière écologique, on accomplirait de sérieux progrès dans la réduction des émissions de dioxyde de carbone. Bâtir des communautés durables où la vie sera agréable et qui consommeront peu d’énergie est la seule chose logique à faire. Fin

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