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Demandez à un scientifique

Dans cette rubrique, des scientifiques du CNRC répondent aux questions qu'on leur pose sur la biologie, la chimie, la physique, l'astronomie et d'autres sujets de nature scientifique.

Lakshmi Krishnan

Lakshmi Krishnan est une immunologiste spécialisée dans les adjuvants pour vaccin.

Lieu : Institut des sciences biologiques du CNRC, à Ottawa (Ontario).

Recherche : Élaboration de nouveaux adjuvants et étude de l'efficacité des vaccins chez les femmes enceintes et d'autres groupes vulnérables.

Question : Qu'est-ce que l'adjuvant d'un vaccin, et les adjuvants posent-ils un danger pour les femmes enceintes?

Réponse : L'adjuvant est une substance qu'on ajoute au vaccin pour en accroître l'efficacité. Le terme vient du latin adjuvare, qui signifie « aider » . On appelle aussi les adjuvants des immunostimulants parce qu'ils rendent le système immunitaire plus réceptif ou plus sensible à la présence du vaccin.

Le vaccin apprend au système immunitaire à reconnaître un organisme particulier et à le combattre sans que l'on tombe malade. Habituellement, il est fait de formes de l'agent pathogène, atténuées ou tuées, voire d'un fragment de l'agent pathogène appelé antigène. En soi, peu de vaccins sont assez puissants, même à l'état pur, pour amener le système immunitaire à protéger l'organisme contre une future infection. On y ajoute donc un adjuvant pour amplifier la réaction.

Les sels d'aluminium (phosphate d'aluminium et hydroxyde d'aluminium) figurent parmi les adjuvants les plus couramment employés. Ces sels servent d'adjuvants depuis les années 1930. Ils provoquent une légère inflammation qui exacerbe le système immunitaire, l'amenant ainsi à mieux identifier l'agent pathogène contre lequel on le prépare.

Mme Krishnan crée de nouveaux adjuvants et les teste sur des organismes pathogènes comme <em>Salmonella</em> et <em>Listeria</em>. Les petites colonies sont des <em>Listeria</em> et les grosses, des <em>Salmonella</em>, qui croissent plus rapidement.

Mme Krishnan crée de nouveaux adjuvants et les teste sur des organismes pathogènes comme Salmonella et Listeria. Les petites colonies sont des Listeria et les grosses, des Salmonella, qui croissent plus rapidement.

Les chercheurs étudient d'autres types d'adjuvants que les sels d'aluminium, susceptibles de stimuler le système immunitaire différemment. En effet, plusieurs maladies résistent aux vaccins – le sida, par exemple. Les scientifiques espèrent qu'un adjuvant d'un nouveau genre permettrait de surmonter cette difficulté.

Beaucoup de vaccins peuvent être administrés à plus faible dose parce que les adjuvants en accroissent considérablement l'efficacité. Avant qu'on en autorise l'usage, le vaccin ou l'adjuvant fait l'objet d'examens très rigoureux qui établiront qu'il n'est pas nocif pour les humains. L'adjuvant se dégrade peu à peu dans l'organisme, qui finit par l'éliminer.

Fonctionnement d'un adjuvant

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Femmes enceintes

Que cela signifie-t-il pour les femmes enceintes? Tout dépend. Avant de décider si on se fera vacciner ou pas, il convient de soupeser les risques et les avantages. Dans certains cas, le danger potentiel de contracter une maladie dépasse les risques liés à la vaccination.

Les Centers for Disease Control des États-Unis recommandent aux femmes enceintes de se faire vacciner uniquement dans les cas suivants :

  • quand le vaccin est inoffensif pour la mère et le f'tus;
  • quand la mère et le f'tus courent de grands risques d'attraper la maladie;
  • quand l'infection résultant d'une maladie met en danger la mère ou le f'tus.

En matière de vaccins, la règle générale est la suivante : plus forte est la réaction immunitaire, plus les risques sont élevés pour la femme enceinte. On préconise rarement l'administration de vaccins vivants durant la grossesse. Les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole entrent dans cette catégorie.

On recommande souvent aux femmes enceintes de se faire vacciner contre la grippe saisonnière (le vaccin est fait de virus tués), parce que celle-ci a parfois des effets nocifs sur le f'tus. On ignore l'innocuité de certains vaccins pour les femmes enceintes. C'est pourquoi il est toujours plus prudent de consulter un médecin. End

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Aimeriez-vous poser une question à un scientifique du CNRC? Écrivez à demandez-scientifique@nrc-cnrc.gc.ca et nous pourrions y répondre dans un futur numéro de Dimensions.

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