Conseil national de recherches Canada
Symbole du gouvernement du Canada
Dimensions

ARCHIVÉ - Détecter une menace invisible

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez obtenir cette information dans un autre format en communiquant avec nous.


Un capteur doté d'un émetteur sans fil prévient les propriétaires quand la concentration de radon devient dangereuse.

Le CNRC collabore avec l'Université Carleton à la mise au point et aux essais d'un appareil prototype de surveillance du radon. De gauche à droite : Garry Tarr et Ryan Griffin, étudiant au doctorat, de l'Université Carleton; Heather McIntosh de l'Institut des sciences des microstructures du CNRC.

Le CNRC collabore avec l'Université Carleton à la mise au point et aux essais d'un appareil prototype de surveillance du radon. De gauche à droite : Garry Tarr et Ryan Griffin, étudiant au doctorat, de l'Université Carleton; Heather McIntosh de l'Institut des sciences des microstructures du CNRC.

Un nouveau capteur sur micropuce pourrait aider les Canadiens à détecter le radon ? un dangereux gaz radioactif ' chez eux ou au travail.

Des chercheurs du CNRC collaborent avec l'Université Carleton, à Ottawa, pour mettre au point et tester un moniteur de radon expérimental. Cet appareil a été créé par Garry Tarr, professeur en génie au département d'électronique de l'Université Carleton, et par ses étudiants des cycles supérieurs.

Incolore, inodore et  radioactif, le radon est un gaz présent dans la nature

Incolore, inodore et radioactif, le radon est un gaz présent dans la nature. Il résulte de la désintégration de l'uranium dans la croûte terrestre. Quand ses particules alpha se fixent à la poussière et qu'on les respire, le risque pour la santé devient sérieux. Selon un rapport récent, 1 589 Canadiens sont morts d'un cancer du poumon causé par le radon en 2001.

Les détecteurs actuellement offerts sur le marché coûtent des milliers de dollars, sont faits de nombreuses pièces et prennent parfois plusieurs jours, voire davantage, avant de produire un relevé. Le dispositif prototype de M. Tarr, en revanche, se résume à une puce de silicium ' un circuit intégré à semi-conducteurs en oxyde métallique, qui détecte les particules alpha issues de la désintégration des « filles » ou de la « descendance » du radon. Le circuit intégré est associé à un concentrateur électrostatique de la descendance du radon, ce qui donne un moniteur à lecture directe capable de détecter une dose dangereuse du gaz en l'espace d'une journée environ. Les futurs modèles de l'appareil devraient même permettre de réduire ce laps de temps à quelques heures.

Selon M. Tarr, le détecteur de radon, qui pourrait être configuré de façon à ne pas dépasser la taille d'une boîte à café, coûterait moins de 100 $ s'il était produit en masse.
L'Institut des sciences des microstructures du CNRC a assemblé le détecteur et y a ajouté un microdispositif de commande et un émetteur sans fil afin que les données soient affichées à distance. Pour le consommateur, cela signifie que le capteur communiquera avec un ordinateur dont le logiciel enregistrera et analysera la concentration de radon. Un avertissement signalera au propriétaire qu'il est temps d'accroître la ventilation ? par exemple, en ouvrant les fenêtres du sous-sol, où s'accumule le gaz ' si la concentration dépasse le seuil de sécurité. Fin

Réseaux de capteurs sans fil pour les bâtiments

Le prototype du détecteur de radon créé par Garry Tarr sera testé dans le cadre d'un projet de trois ans visant à développer des réseaux de capteurs sans fil pour les bâtiments commerciaux. Un des objectifs du projet est de créer un réseau de capteurs de la qualité de l'air intérieur pour pouvoir mesurer la concentration de polluants ? comme le formaldéhyde et le toluène ' puis, après analyse et rétroaction, de signaler à un système de maintenance du bâtiment d'augmenter le taux d'aération ou de déclencher une alarme, a expliqué Ruth Rayman, coordonnatrice du secteur des technologies de l'information et des communications au CNRC.

« Quand nous avons entendu parler des travaux sur le radon effectués par le professeur Tarr et ses étudiants, nous avons compris qu'on pourrait vraiment valoriser leur prototype et l'intégrer au projet, a poursuivi Mme Rayman. Au bout du compte, nous aimerions transférer la technologie à des entreprises canadiennes pour qu'elles l'exploitent commercialement. »

Selon Mme Rayman, l'objectif est de créer un réseau sans fil pour les bâtiments dotés d'une multitude de capteurs. Ceux-ci seraient capables non seulement de détecter la présence d'un composé nocif, mais aussi de situer les occupants du bâtiment par rapport au danger et de déterminer la meilleure façon d'atténuer celui-ci, notamment en accroissant la ventilation sans pour autant augmenter la consommation d'énergie.

« Nous essayons aussi d'élargir les applications de la plateforme du réseau de capteurs à d'autres secteurs industriels, comme celui de la santé, a déclaré Mme Rayman. Une des applications possibles consisterait à avoir des capteurs capables de détecter les micro-organismes pathogènes dans un hôpital et d'établir où les patients vulnérables se trouvent par rapport au danger. »

Partager