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Les neurochirurgiens s'exercent virtuellement sur le cerveau de leur patient, grâce à un simulateur à la fine pointe, avant d'entrer dans la salle d'opération.
Ryan D'Arcy (à gauche) et le Dr David Clarke devant le simulateur neurochirurgical mis au point au CNRC.
Un simulateur à réalité virtuelle, appelé NeuroTouch, fait l'objet des conversations chez les neurochirurgiens du monde entier.
NeuroTouch a été officiellement présenté lors de la XIVe conférence mondiale de neurochirurgie qui a eu lieu à Boston à la fin de l'été 2009. Mise au point par le CNRC, cette technologie révolutionnaire permet au chirurgien de se pratiquer grâce à une simulation tridimensionnelle visuelle et tactile réaliste du cerveau du malade avant l'intervention proprement dite.
NeuroTouch a connu un grand succès durant la conférence auprès des neurochirurgiens du monde entier, qui essayaient avec enthousiasme le prototype. Ce simulateur avait déjà fait ses preuves au Canada lors d'une percée médicale. En effet, en août 2009, le Dr David Clarke, neurochirurgien au Queen Elizabeth II Health Sciences Centre d'Halifax, a ôté une tumeur bénigne au cerveau d'une femme de 48 ans nommée Ellen Wright. Il avait perfectionné sa technique quelques heures plus tôt sur un « cerveau virtuel » anatomiquement exact, généré par NeuroTouch.
« Avant l'opération, Mme Wright a demandé comment la répétition s'était déroulée. Le plus incroyable, c'est la confiance que le patient tire d'une telle technologie en sachant que le chirurgien a résolu les difficultés avant de procéder à l'intervention », a déclaré Ryan D'Arcy, neuroscientifique du CNRC travaillant à Halifax qui a contribué au développement du simulateur. « L'opération a prouvé l'impact immédiat de la recherche-développement ' dans ce cas, sur la qualité des soins. »
« Ce projet illustre la force multidisciplinaire du CNRC. En rassemblant des experts du CNRC en génie, en recherche médicale et en informatique du pays entier ? et avec l'aide de nos partenaires ' nous avons très vite obtenu quelques résultats remarquables. »
Robert DiRaddo, directeur scientifique du projet NeuroTouch, CNRC
M. D'Arcy décrit NeuroTouch comme l'équivalent médical du simulateur de vol sur lequel les pilotes s'exercent, dans diverses situations virtuelles comme un ciel bleu ou des conditions météorologiques difficiles, avant leur premier décollage. NeuroTouch propose lui aussi des scénarios qui permettent au neurochirurgien de situer les fonctions cruciales du cerveau et d'utiliser cette information pour établir avec quelle agressivité il supprimera la tumeur sans risquer de perturber la parole, la motricité ou d'autres fonctions cérébrales.
NeuroTouch n'est cependant pas un simulateur générique. « Il est adapté au patient », précise M. D'Arcy. Après avoir pris plusieurs images par résonance magnétique du cerveau, on les saisit sur le simulateur, qui en restitue une image 3D. La reproduction est si précise que le chirurgien voit les pulsations cardiaques au cerveau et peut déterminer où une hémorragie pourrait survenir. Il établit donc à l'avance quelles complications pourraient se présenter durant l'opération.
Le chirurgien sent aussi la texture du cerveau virtuel grâce à un appareil d'haptique à haute résolution lui permettant d'interagir avec les objets virtuels en bougeant et en les touchant. Le tissu virtuel se comporte exactement comme le fera le tissu véritable pendant l'intervention. Quand un instrument touche du tissu fibreux virtuel, celui-ci résiste à la pression; quand il s'agit de tissu mou, le scalpel le coupe aisément.
Le CNRC a aménagé un site expérimental pour NeuroTouch à l'Institut de neurologie de Montréal. D'autres suivront dans les centres de formation en neurochirurgie d'Halifax, Ottawa, Toronto, London, Winnipeg, Calgary et Vancouver. Chaque site aura son propre système de formation et d'entraînement NeuroTouch (le simulateur à réalité virtuelle) ainsi qu'un planificateur NeuroTouch ' logiciel qui prend des images du cerveau grâce aux techniques IRM et aide le chirurgien à planifier l'opération. En retour, chaque centre fournira des commentaires au CNRC afin de l'aider à perfectionner et à peaufiner le simulateur et le planificateur. Une cinquantaine de scientifiques travaillant dans dix centres canadiens ont mis plus de 18 mois à développer ces outils.
Selon M. D'Arcy, NeuroTouch deviendra un outil d'apprentissage d'une valeur inestimable pour les neurochirurgiens qui procèdent à des interventions complexes au cerveau, ce qui autorisera une meilleure exploitation du temps précieux passé en salle d'opération. Par ailleurs, une telle formation pourrait atténuer les risques de dommages aux tissus voisins ? comme les zones fonctionnelles, les nerfs et les vaisseaux sanguins ' et diminuer la probabilité de voir réapparaître une tumeur. ![]()
Couverture dans les médias nationaux *
La Presse
CBC
Article
CTV
Article
Globe and Mail
Toronto Star
* Avis légal
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