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ARCHIVÉ - Formation virtuelle pour réalités de guerre

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Un nouvel outil de réalité virtuelle aide les soldats, les policiers, les pompiers et les secouristes à s'entraîner.

L'adjudant Claude LaPointe (à gauche) lance une grenade à saturation sensorielle

L'adjudant Claude LaPointe (à gauche) lance une grenade à saturation sensorielle pendant que le sergent Pierre Harnois s'apprête à pénétrer dans la pièce. Cette simulation à l'ITI-CNRC de Fredericton servira à la R-D visant à rehausser la formation tactique des militaires.

Une formation de pointe virtuelle aide les soldats de Gagetown, au Nouveau-Brunswick, à mieux réagir dans les combats urbains, accroissant ainsi leurs chances de survie.

Le nouveau simulateur expérimental IRET (Immersive Reflexive Engagement Trainer) de la base, que l'armée a réalisé avec la grappe des technologies de l'information du CNRC, au Nouveau-Brunswick, améliorera aussi la formation des policiers, pompiers et secouristes tout en multipliant les possibilités d'emploi et d'affaires.

L'IRET ressemble à un simulateur de vol futuriste pour le personnel sur le terrain. Les situations réelles se mêlent à l'environnement virtuel.

L'IRET résulte en partie du fait que l'entraînement militaire, souvent effectué sur l'équipement véritable, pose de nouveaux défis avec le déploiement des troupes et du matériel à l'étranger. Le simulateur permet à l'armée de combiner les exercices aux perfectionnements virtuels, tout en expédiant l'équipement indispensable sur le terrain.

« L'armée canadienne doit innover énormément pour former ses soldats et officiers, et raccourcir cette formation », estime Marc-Alain Mallet, directeur du développement des affaires et du soutien à la recherche à l'Institut de technologie de l'information du CNRC (ITI-CNRC), à Fredericton.

« La grappe du CNRC a dynamisé un consortium d'organismes, d'entreprises, de services publics et d'intervenants en lui forgeant une vision commune ' exploiter les infrastructures et l'expertise existantes pour créer un impact social, scientifique et économique », poursuit-il.

Grâce à l'IRET, le ministère de la Défense nationale est devenu un pilier de la recherche au sein de la grappe, que les entreprises régionales utilisent comme centre de R-D pour convertir la recherche financée par l'État en avantage concurrentiel pour les Canadiens et en produits pour le marché mondial.

L'IRET ressemble à un simulateur de vol futuriste pour le personnel sur le terrain. Dans une pièce de 7,5 mètres de côté, de nombreux projecteurs à haute définition simulent l'action sur trois murs. Des moniteurs sonores et laser suivent les réactions de l'utilisateur en temps réel, déterminant qui tire sur quoi et qui croise le trajet d'une balle, afin de resserrer le travail d'équipe.

« Quand ils entrent dans la pièce, les soldats sont confrontés à divers scénarios qui leur permettent de mettre en pratique ce qu'ils ont appris, déclare M. Mallet. L'IRET mêle les situations réelles à un environnement virtuel. La pièce est bien . La projection vidéo remplace la cible en carton. »

« L'expérience est plus immersive et réaliste, ajoute-t-il. On le doit en grande partie aux interactions homme-machine. On a simplement supprimé l'interface comme la souris et le clavier. Les gens marchent ? courent, bougent, s'accroupissent ' dans des conditions contrôlées, ce qui est très important. »

L'instructeur peut modifier le scénario à sa guise. Parce qu'ils réagissent chaque fois à une situation différente, les recrues assimilent mieux les connaissances que si elles reprenaient constamment le même exercice. C'est une des raisons pour lesquelles les autres corps d'armée avouent à M. Mallet que l'IRET surpasse leurs propres simulateurs.

La grappe de l'ITI-CNRC forme aussi des techniciens en réalité virtuelle dans les universités et collèges du Nouveau-Brunswick, engageant des étudiants en informatique, génie électronique et électrique, technologies de l'éducation et animation 3D.

Bien que les Forces canadiennes en soient le bénéficiaire immédiat, M. Mallet estime que la validation de la technologie persuade les entrepreneurs à adopter de nouvelles technologies, à les exploiter sous licence et à lancer des entreprises. Le succès de l'IRET explique pourquoi les entreprises souhaitent adapter les prototypes de l'ITI-CNRC pour former le personnel de première intervention tels les policiers, pompiers et ambulanciers.

« Il est extrêmement important et bénéfique que l'IRET réponde à un besoin immédiat des Forces canadiennes, pense M. Mallet. Mais ce simulateur pave la voie à de nouveaux outils et applications qui déboucheront sur des occasions pour les entreprises canadiennes. Nous envisageons des applications pour un éventail complet de formations difficiles. » Fin

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