ARCHIVÉ - Évaluation de l'Initiative de R‑D en génomique (IRDG)

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Objet

Le présent rapport fait la synthèse des principaux résultats de l’évaluation horizontale de l’Initiative de recherche-développement en génomique (IRDG). Les conclusions et les recommandations qui y sont formulées découlent des principales constatations qui ont été tirées de l’analyse intégrée de plusieurs sources de données. En 2010, le Comité de coordination interministériel des sous-ministres adjoints (SMA) chargés de l’IRDG a confié au groupe de Planification et de gestion du rendement de la Direction de la stratégie et du développement du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) la mission de procéder à l’évaluation de l’IRDG. Un groupe de travail interministériel a alors été mis sur pied pour soutenir le processus d’évaluation. On a ensuite confié à une maison de recherche indépendante, Science-Metrix, le soin de concevoir et de réaliser cette étude qui a été menée sur le terrain par une équipe mixte composée de chercheurs de Science-Metrix et de représentants de PGR-DSD-CNRC).

Objectif et méthodologie d’évaluation

L’évaluation a consisté avant tout à mesurer le rendement et la pertinence de l’IRDG eu égard aux résultats attendus. Conformément à la Politique sur l’évaluation du Conseil du Trésor, cinq aspects fondamentaux du rendement et de la pertinence ont été analysés. En 2006, une évaluation horizontale portant sur la conception du programme et sur les modalités d’exécution des deux premières phases de l’Initiative (couvrant la période 1999-2005) avait eu lieu. Cette fois-ci, on cherchait plus précisément à voir dans quelle mesure les résultats attendus (impact souhaité) de la recherche et développement (R-D) effectuée au cours de la phase III de l’IRDG (2005-2008) avaient été atteints.

Même si le corpus de données qui a servi à l’évaluation provient de différents ministères et organismes, l’évaluation porte sur l’Initiative dans son ensemble, plutôt que sur le rendement de chacune des entités participantes. La méthodologie utilisée a fait appel aux trois procédés suivants :

  1. Examen de la gestion, de la mise en œuvre et des extrants : analyse des documents produits dans le cadre du programme et de la documentation de sources extérieures, à laquelle s’ajoutent des entretiens avec des intervenants, provenant autant de l’intérieur que de l’extérieur des ministères et organismes participants.
  2. Évaluation d’impact à partir de l’examen de 15 projets : reposant cette fois encore sur la documentation des projets et des entretiens avec des chefs de projets, des collaborateurs et des utilisateurs des résultats de la R-D à l’échelle fédérale.
  3. Étude d’impact sur le Web : enquête menée auprès de collaborateurs des projets et d’utilisateurs des résultats de la R-D.

En tout, 158 personnes ont été consultées, dont 44 % provenaient de l’extérieur des ministères et organismes participants.


Profil de l’IRDG

  • Objectif : L’IRDG vise à bâtir et à maintenir une capacité de R-D en génomique, tant à l’échelle des ressources humaines que de l’infrastructure, à l’intérieur des ministères et organismes fédéraux canadiens à vocation scientifique ainsi qu’à établir des réseaux étendus de collaboration entre les chercheurs dans ce domaine.
  • Initiative interministérielle : L’IRDG est une initiative de financement regroupant plusieurs ministères. À l’heure actuelle, les sept entités suivantes y participent : Agriculture et Agroalimentaire Canada, Environnement Canada, Pêches et Océans Canada, Santé Canada, l’Agence de la santé publique du Canada, le CNRC, et Ressources naturelles Canada.
  • Phases de financement : Lancée en 1999, l’IRDG a connu quatre phases de financement et d’activités, chacune échelonnée sur une période de trois ans. Alors que la phase I (1999–2002) avait comme objectif principal le renforcement de la capacité et que les phases II et III (2002 2008) portaient sur le développement et l’utilisation de méthodes d’essai et d’outils nécessaires à la recherche en génomique, la phase en cours, soit la phase IV (2008-2011), vise à maintenir et à étendre les activités de recherche en génomique entreprises au cours des trois premières phases.
  • Financement : Depuis le lancement de l’Initiative, l’administration fédérale y a investi environ 19,9 millions de dollars par année, soit une moyenne de 60 millions de dollars par phase de trois ans, pour un total de 234 millions de dollars en 12 ans. Les crédits sont répartis entre les sept entités participantes selon des ratios déterminés, qui sont demeurés intacts depuis 1999. Les entités participantes à l’IRDG sont censées compléter les crédits qui leur sont accordés au moyen de ressources internes et externes.
  • Gestion et gouvernance : Il appartient en outre à chaque ministère et organisme d’établir les domaines de R-D stratégiques qu’il entend cibler et d’établir un processus par concours fondé sur l'évaluation par les pairs pour la sélection et le financement des projets, en plus d’assurer la gestion de ses activités et de rendre compte de ses progrès et de son rendement. La gouvernance de l’Initiative globale est assurée par le Comité de coordination interministériel des SMA, qui a pour mandat de superviser la gestion d’ensemble de l’Initiative, et par le groupe de travail interministériel, qui soutient le Comité de coordination interministériel. L’Initiative ne possède pas de secrétariat à proprement parler, le CNRC met toutefois des ressources à contribution pour soutenir la gouvernance et la gestion de l’Initiative.

Principales constatations

Rendement : Atteinte des résultats attendus

  • Grâce à l’appui de l’IRDG, les chercheurs fédéraux ont pu participer et contribuer à la recherche en génomique à un rythme qui leur a permis de suivre les progrès réalisés dans leur domaine, et l’impact de leurs travaux devrait continuer de s’accroître au cours des prochaines années. Grâce aux investissements effectués au cours des deux premières phases pour renforcer la capacité de recherche, les chercheurs sont maintenant en mesure d’utiliser les ressources pour développer et mettre en application des méthodes, des technologies, des produits et des processus nouveaux ou améliorés dans le cadre de projets qui ont davantage une dimension translationnelle et des visées commerciales.
  • Les chercheurs dont les travaux sont financés par l’IRDG ont contribué de manière importante au développement et à l’avancement de la recherche fondamentale en génomique. Leurs travaux ont mené à la mise au point d’applications nouvelles et améliorées des fruits de la recherche dans des projets de nature plus translationnelle et plus commerciale. On commence à constater les premiers impacts de ces percées dans le domaine de la réglementation et des politiques, mais les répercussions sont encore limitées.
  • Certains travaux de recherche financés par l’IRDG ont des répercussions à plus longue portée, mais de façon générale, l’application directe des résultats de la recherche appuyée par l’IRDG est limitée en raison des longs délais requis pour la mise en œuvre et l’adoption par le marché. Mentionnons notamment l’élaboration de règlements, de politiques et de décisions à caractère scientifique, ainsi que les répercussions dans des domaines stratégiques ciblés comme l’amélioration des soins de santé, la réduction des incidences environnementales et l’accroissement de la compétitivité des entreprises canadiennes.
  • L’IRDG a répondu aux attentes et satisfait les besoins des principaux intervenants, même si la majorité des utilisateurs de la R-D n’ont pas été répertoriés de manière systématique ni intégrés dans le processus de recherche. Là où les besoins ont été satisfaits, on a constaté l’existence de relations de collaboration étroites et de communications efficaces entre les scientifiques, leurs ministères, leurs collaborateurs et les utilisateurs des résultats de la R-D. Ces éléments ont été essentiels à la conception de projets scientifiques inspirés par des objectifs communs, dictés par le mandat des entités qui les pilotent et axés sur l’élaboration d’applications concrètes.
  • Les collaborateurs et les utilisateurs des résultats de la R-D sont satisfaits de la façon dont les résultats des travaux scientifiques ont été transférés aux parties intéressées et de l’ampleur de ces transferts. Les mécanismes habituels de diffusion des fruits de la recherche ont été les moyens les plus couramment utilisés pour transférer les connaissances scientifiques et les technologies issues de l’IRDG. Les résultats des travaux de R-D offrant un potentiel commercial ont généralement été transférés au moyen de demandes de brevet et de conventions de transfert de matériel.
  • L’Initiative a permis aux ministères et organismes fédéraux participants ainsi qu’au Canada dans son ensemble d’établir et de renforcer leur position en tant que parties crédibles contribuant à la recherche en génomique et aux applications de cette science à l’échelle nationale et internationale. Toutefois, le profil et la visibilité de l’Initiative en elle-même et ceux des chercheurs qu’elle appuie financièrement pourraient être rehaussés au Canada.

Rendement : Démonstration de l’efficacité et de l’économie

  • Les ministères et organismes financés par l’IRDG ont mis en place des processus spécialement conçus pour maximiser l’efficience, accroître la transparence et réduire les dédoublements des méthodes de mise en œuvre et de gestion des projets de R-D. Ces processus comprennent l’établissement de priorités, le choix de projets concordant avec les priorités établies et le renforcement des activités de coordination entre les ministères. D’autres occasions de réaliser des gains à tous ces égards sont à l’étude, et celles-ci seront intégrées dans les plans futurs de gestion horizontale de l’IRDG.
  • Les interlocuteurs internes et externes ont donné de très bonnes évaluations à la majorité des pratiques de gestion liées à l’IRDG et ils estiment que les efforts en vue d’accroître l’efficience du programme ont été fructueux. Certains irritants ont été dénoncés à l’échelle des ministères, notamment l’incapacité d’utiliser les fonds provenant de l’IRDG pour financer les salaires, l’absence de communication entre la direction de l’IRDG et le personnel des ministères, ainsi que les difficultés liées à la planification à long terme engendrées par l’incertitude entourant le financement des projets et la poursuite des programmes.
  • Selon les rapports annuels de rendement, les crédits fournis par l’IRDG ont été complétés par des ressources provenant des ministères ou d’autres sources, à hauteur de 1,5 fois les enveloppes de départ. Selon l’examen des budgets de fonctionnement des projets de la phase III, une proportion importante des fonds de fonctionnement provenaient du budget des services votés respectif des ministères et organismes et que seulement une mince partie provenait de sources extérieures. De nombreuses sources de données mettent toutefois en doute la validité des données recueillies sur le financement; il faudrait approfondir l’examen pour faire la lumière de façon définitive sur cette question.
  • Une forte proportion de collaborateurs et d’utilisateurs des résultats de la R D menée dans le cadre de la phase III estiment que le ratio coût-efficacité des projets de R D est élevé. Nous n’avons toutefois pas obtenu les données financières de tous les ministères évalués; par conséquent, il n’a pas été possible d’effectuer une analyse coût-efficacité du financement global de l’IRDG.
  • L’utilisation des fonds pour soutenir les mandats de différents ministères constitue la principale valeur ajoutée que procure la perspective horizontale de l’Initiative. L’administration fédérale peut ainsi renforcer la capacité de R-D en génomique et faire la preuve de sa compétence pour s’attaquer à plusieurs domaines pointus.
  • Les résultats préliminaires de l’évaluation suggèrent que la ventilation fixe du financement entre les ministères établie au lancement de l’Initiative réduit l’efficacité globale de l’Initiative. L’un des principaux atouts de l’Initiative dans son ensemble tient au fait qu’elle peut soutenir financièrement la réalisation de plusieurs mandats ministériels. Les ratios de financement sont toutefois les mêmes qu’en 1999, et les résultats préliminaires montrent que la répartition actuelle des fonds ne rend pas compte des progrès scientifiques réalisés en génomique ni de la capacité de recherche actuelle liée aux mandats des organismes et ministères participants. De façon individuelle, les projets de la phase III sont perçus comme étant très rentables et au bout du compte, leur valeur et leur intérêt lorsqu’ont tient compte du financement injecté par l’IRDG sont vus comme étant importants.
  • Compte tenu du niveau relativement faible de collaboration entre les ministères et à l’intérieur des ministères mêmes pour la réalisation des projets financés par l’IRDG, les perceptions quant au ratio coût efficacité et à l’utilité de la perspective horizontale de l’Initiative sont partagées. Certains participants ont fait valoir que le faible niveau de collaboration avait amoindri le coefficient d’efficacité des ressources utilisées et le rendement des travaux de recherche, alors que d’autres ont avancé l’idée que la participation de plusieurs ministères à la réalisation des projets ne convenait pas nécessairement à tous les types de recherche et que l’adoption d’une approche plus radicalement horizontale aurait pour effet de réduire encore plus les ressources de l’IRDG offertes à certains ministères.
  • Les données indiquent qu’il serait possible d’appuyer davantage certains projets interministériels de R-D en génomique dans des domaines prioritaires de grande visibilité où la capacité scientifique existe et où les progrès accomplis par les différents ministères et organismes sont complémentaires. Ce type d’intégration maximiserait à la fois l’efficience et le rapport coût-efficacité des projets de R-D ciblés en tirant profit de la capacité de recherche existante, du partage des priorités et de l’avancement des applications.
  • Dans l’ensemble, il y a peu de dédoublements ou de chevauchements entre la recherche financée par l’IRDG et d’autres travaux de recherche en génomique entrepris au Canada. On a grandement réduit le dédoublement des efforts grâce à un processus de sélection par concours des projets de R-D à financer par l’IRDG, processus qui repose à la fois sur les décisions de hauts dirigeants et l’examen par des comités de pairs. On tente actuellement de resserrer la collaboration entre l’IRDG et Génome Canada, mais les critères actuels d’admissibilité au financement empêchent la formation de partenariats plus officiels.

Pertinence : Harmonisation avec les priorités gouvernementales

  • La R-D appuyée par l’IRDG est en corrélation avec les priorités en S-T du gouvernement fédéral et les mandats et objectifs stratégiques des ministères. L’un des aspects déterminants de l’Initiative est la forte adéquation entre les objectifs et les résultats des travaux de recherche entrepris dans le cadre de l’IRDG et les priorités gouvernementales et les mandats des différents ministères. Pour être recommandés et approuvés tant par le comité de pairs que par les hauts dirigeants, les projets candidats au financement par l’IRDG doivent faire la preuve d’une corrélation évidente entre leurs objectifs et ces objectifs plus vastes. Les instances de gouvernance de l’IRDG s’efforcent de réaliser le niveau élevé d’harmonisation souhaitée.

Pertinence : Harmonisation avec les rôles et responsabilités du gouvernement fédéral

  • Le rôle joué par le gouvernement fédéral dans le domaine de la génomique est approprié et nécessaire, et l’IRDG a appuyé des travaux de R-D déterminés par des mandats ministériels qui ont donné des résultats inégalés. La recherche financée dans le cadre de l’IRDG répond à un besoin précis qui n’est pas comblé par d’autres travaux de R-D en génomique effectués ailleurs au Canada — elle représente en fait le mécanisme le plus important au Canada pour l’avancement de la R D en génomique dictée par les mandats organisationnels. L’harmonisation stratégique de l’IRDG avec les objectifs et priorités de l’administration fédérale et des ministères convient bien à la recherche exploratoire, menée en appui à la réglementation ou pour résoudre des questions d’importance pour le Canada.

Pertinence : Persistance de la nécessité du programme

  • L’existence d’une initiative, horizontale de surcroît, qui appuie la R-D en génomique à l’intérieur de certains ministères et organismes fédéraux est encore tout à fait justifiée. Même si au cours de la dernière décennie le contexte de la mise en œuvre de l’IRDG a subi de nombreux changements importants, aucun n’a réduit la pertinence de l’Initiative ni la valeur qu’en tirent les Canadiens. La structure de gestion horizontale est vue comme facilitant la collaboration entre les ministères et le partage intégré des ressources, deux facteurs qui ont contribué à l’éclosion d’une capacité fondamentale dans de nombreux domaines d’application de la génomique. Il reste toutefois que des mécanismes de communication plus efficaces entre la haute direction de l’IRDG et le personnel chargé de la mise en œuvre des programmes sont souhaitables pour appuyer la coordination entre les ministères et la transparence des programmes.

Conclusion et recommandations

L’évaluation effectuée a permis de démontrer que l’IRDG dans son ensemble était pertinente et efficace. Dans un souci d’amélioration continue, les évaluateurs de l’Initiative ont mis en lumière des aspects de la conception et de la réalisation du programme qui pourraient être améliorés pour accroître ses chances de succès.

Leurs recommandations sont présentées ci-après.

Recommandation no 1 :

Susciter des occasions pour appuyer les projets interministériels de R-D en génomique en utilisant des ressources communes pour appuyer des domaines prioritaires prépondérants. Compte tenu du contexte économique et des ressources limitées disponibles pour la recherche, le soutien accordé à des projets intégrés devrait être de faible envergure de manière à ne pas réduire indûment les fonds disponibles pour la R-D en génomique dictée par les mandats des ministères et à optimiser les résultats des programmes de recherche existants ainsi que la capacité et la mise en application des résultats. De plus, le choix de domaines prioritaires de grande visibilité pour le Canada devrait être fondé sur la complémentarité des forces en présence, les priorités et les résultats stratégiques que partagent les ministères ainsi que les progrès effectués par ceux-ci.

Réponse :
Acceptée

Mesure planifiée :
La phase V de l’IRDG prévoit le lancement de projets-pilotes interministériels utilisant des ressources partagées. L’IRDG consacrera environ 20 % de ses crédits au financement de ces projets.

Le Comité interministériel des SMA continuera d’encourager les approches favorisant les projets interministériels fondés sur le partage des ressources.

Le choix des domaines prépondérants devant profiter des ressources partagées reposera sur des critères de sélection dont l’évaluation des occasions stratégiques, les priorités fédérales en science et en politique, le rôle unique et le leadership des scientifiques du secteur public, les capacités et les domaines de force des ministères, les avantages pouvant être tirés d’une approche intégrée de R-D en génomique à l’échelle fédérale et les possibilités de collaboration avec les promoteurs de la recherche à l’échelle nationale et internationale et d’optimisation des efforts.


Recommandation no 2 :

Si l’Initiative est renouvelée, il convient de maintenir une large partie du financement accordé aux ministères à titre individuel afin de renforcer la capacité de recherche de chacun et leur savoir-faire dans leur domaine de spécialisation respectif. On permettra ainsi à l’administration fédérale de profiter pleinement du potentiel avéré de la R-D en génomique pour appuyer les mandats et les objectifs stratégiques des ministères. Plus elle s’éloigne de l’étape de la démonstration de principes au profit d’une démarche plus translationnelle, plus la recherche financée par l’IRDG est susceptible d’avoir des répercussions sur l’activité scientifique.

Réponse :
Acceptée

Mesure planifiée :
Alors que la phase V de l’IRDG est recadrée pour appuyer les projets interministériels, 80 % des crédits de l’Initiative serviront à appuyer les priorités et les mandats des organismes et ministères par voie d’affectations prédéterminées.

De plus, certains projets de recherche s’inscrivant dans le cadre des mandats ministériels seront effectués en collaboration ou en partenariat avec d’autres ministères ou organismes gouvernementaux, en continuité avec la recommandation no 1.

Recommandation no 3 :

Si l’Initiative est renouvelée, il faudrait revoir la répartition des crédits entre les ministères et organismes participants. Selon les principes de gestion axée sur les résultats, la ventilation des fonds devrait tenir compte de l’intensité, des capacités et des résultats, actuels et possibles, de la R D en génomique que mènent les ministères participants pour s’acquitter de leurs mandats respectifs (sans oublier des facteurs comme l’excellence scientifique, les progrès et les incidences potentielles des travaux dans leur domaine respectif). Cette façon de faire appuiera la gestion stratégique axée sur les résultats et la responsabilisation des parties, ainsi que la transparence dans la répartition des fonds.

Réponse :
Acceptée

Mesure planifiée no 1 :
Dans les limites permises par l’utilisation des crédits existants de l’IRDG pour la phase V, un fonds destiné aux priorités communes sera établi à partir des contributions des ministères participants, au prorata de leurs affectations, ce qui signifie que les ministères qui reçoivent le plus d’argent contribueront également le plus. Les fonds seront redistribués entre les ministères participants en fonction de leur niveau de participation dans les projets prioritaires communs. Reconnaissant l’importance de son rôle à titre d’organisme de réglementation, l’ACIA pourra participer aux projets prioritaires communs.

Mesure planifiée no 2 :
Au moment de solliciter les autorisations pour mettre en œuvre le nouveau cadre de l’IRDG pour 2014 et les exercices subséquents, les ministères et organismes seront mieux en mesure de mettre en œuvre cette recommandation. La répartition des crédits entre les ministères participants pour appuyer la recherche dictée par leur mandat reposera sur des analyses de rentabilisation ministérielles. Les analyses existantes seront mises à jour pour tenir compte des priorités, du niveau d’activité, de la capacité et du rendement actuels, et seront augmentées pour justifier les dépenses en génomique de chacun des ministères.


Recommandation no 4 :

Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour accroître la visibilité et la notoriété de l’Initiative (en diffusant notamment le profil de la R-D en génomique qu’elle soutient financièrement, ainsi que les rapports de rendement et les évaluations des capacités et des progrès des ministères participants), tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des ministères et agences fédéraux. On pourra ainsi mieux faire connaître l’Initiative et faciliter la collaboration entre les parties intéressées et ceux responsables d’autres initiatives en génomique à l’échelle fédérale, nationale et internationale. Plus important encore, la stratégie devrait comprendre des moyens précis pour renforcer la communication et les échanges entre les parties prenantes de l’IRDG dans les ministères participants (y compris les chercheurs bénéficiant déjà du financement de l’IRDG ou qui pourraient en profiter, des collaborateurs et des utilisateurs des résultats de la R-D).

Réponse :
Acceptée

Mesure planifiée :
Les activités de communication au niveau central de l’IRDG devront être appuyées par des ressources affectées en propre. Même si certaines activités sont déjà engagées (rapports annuels détaillés et intégrés sur l’IRDG, élaboration d’un site Web pour l’IRDG), elles sont d’envergure limitée. La phase V de l’IRDG prévoit que le Bureau de coordination du CNRC prête son concours à l’IRDG pour gérer les projets interministériels et les activités au niveau de l’Initiative, dont l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de communication pour l’IRDG.

L’entité de coordination du CNRC collaborera avec les ministères et les organismes pour les encourager à faire la promotion de l’IRDG lorsque les circonstances s’y prêtent.

Recommandation no 5 :

Mettre au point des mécanismes pour mieux intégrer les utilisateurs des résultats de la R-D à toutes les étapes des projets de R-D en génomique afin que les progrès scientifiques accomplis correspondent aux utilisations ciblées et aux résultats escomptés (conformément au modèle logique du programme). Il faudrait déployer des efforts délibérés pour assurer des interactions efficaces à l’étape du transfert et de l’adoption des technologies afin d’obtenir une rétroaction utile pour l’amélioration continue de la R-D et son développement futur. Il pourrait être souhaitable d’intégrer aux propositions de projets formulées dans le cadre de l’IRDG des plans de transfert et de diffusion des technologies qui préciseraient la nature de la participation et les attentes des utilisateurs, ainsi que les stratégies de transfert/d’application des connaissances. Cela permettra de centrer l’Initiative plus étroitement sur l’application finale des résultats de la R D.

Réponse :
Acceptée

Mesure planifiée :
La mobilisation des parties intéressées est déjà un élément intégré au canevas des propositions de projets et des critères de décision de certains ministères participant à l’IRDG. Le groupe de travail de l’IRDG évaluera les meilleures pratiques et élaborera des principes directeurs pour appuyer l’intégration des utilisateurs des résultats de la R-D tout au long des projets. Il s’agira notamment d’élaborer des plans de diffusion et de transfert dans le cadre de la planification stratégique et de la planification de projets à l’intérieur de tous les ministères participants.

La stratégie de communication élaborée en réponse à la recommandation no 4 sensibilisera les utilisateurs des résultats de R-D à l’existence de l’IRDG. Cette notoriété plus grande accrue devrait accroître l’efficacité des interactions et favoriser le transfert des connaissances et l’application des résultats de R-D.

Recommandation no 6 :

Continuer d’améliorer le suivi et des rapports de rendement, plus particulièrement de manière à assurer l’existence de données fiables et compréhensibles sur les investissements et les dépenses liés à l’IRDG à l’échelle des ministères. Cette information comprendrait les données sur tous les types de contributions complémentaires au financement accordé par l’IRDG, qui sont recueillies et rendues disponibles pour la gestion du rendement, la production de rapports et l’évaluation en continu. Les ministères et organismes participants devraient mettre en place des mécanismes pour recueillir les données financières détaillées sur les projets et activités financés par l’IRDG, dont les dépenses engagées. De plus, le groupe de travail de l’IRDG devrait collaborer avec les ministères et organismes participants pour établir la cartographie du financement de toutes les activités de R-D en génomique dans les ministères et les organismes, afin de mesurer l’importance de l’IRDG et l’importance relative de la génomique dans les activités de R-D ministérielles. Cet état des lieux pourrait servir de base à l’examen de la distribution des fonds entre les ministères et organismes participants (recommandation no 3) et pourrait être réitéré avant chaque renouvellement de l’Initiative.

Réponse :
Partiellement acceptée

Mesure planifiée no 1 :
Une nouvelle stratégie d’évaluation du rendement sera élaborée et mise en œuvre pour l’IRDG afin d’établir clairement les responsabilités et les exigences en matière de rapports. Ces exigences tiendront compte des données d’optimisation liées aux projets de l’IRDG.

Mesure planifiée no 2 :
Dans la mesure du possible, les exigences tiendront également compte des activités de recherche en génomique qui ne sont pas appuyées par l’IRDG, à la lumière de l’information fournie par les systèmes ministériels existants. Les activités de génomique sont cependant souvent traitées comme des outils intégrés dans plusieurs domaines de programme et par conséquent, elles ne font pas l’objet de suivi ou de rapports. Les profils financiers détaillés des activités de génomique hors de l’IRDG sont donc difficiles à obtenir. Par ailleurs, cette information est hors de la portée des activités de gestion et d’évaluation du rendement de l’IRDG.