Document d'information - L’Alliance canadienne du blé
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À propos de l’Alliance canadienne du blé
Le blé est l’un des aliments de base les plus prisés dans le monde et actuellement, il n’est dépassé que par le riz en tant que culture vivrière de base pour consommation humaine. Selon les prévisions, la population mondiale dépassera les neuf milliards de personnes d’ici 2050 et la demande alimentaire ne peut donc qu’augmenter, ce qui impose au secteur agricole et alimentaire canadien une grave responsabilité qui s’accompagne cependant d’un débouché important.
L’Alliance a pour objet de faciliter le développement de variétés nouvelles et améliorées de blé résistantes aux maladies; plus tolérantes à la sécheresse, à la chaleur et au froid; moins gourmandes en engrais à base d’azote et offrant des rendements accrus. Grâce à des méthodes de travail intégrées et au recrutement de nouveaux collaborateurs, l’Alliance s’efforce actuellement d’assurer la compétitivité mondiale des producteurs de blé canadiens et veut accroître la valeur à la ferme des récoltes d’un total de 4,5 milliards de dollars d’ici 2031.
À propos des partenaires de l’Alliance
Agriculture et Agroalimentaire Canada et l’Université de la Saskatchewan ont fait les preuves de leur excellence dans la recherche sur le blé et le développement de nouvelles variétés, et ils offrent déjà des programmes de calibre mondial dans l’amélioration et la génomique du blé, les pathologies du blé et la qualité des grains. Par exemple, pour identifier les gènes que les sélectionneurs de blé utiliseront pour développer les générations à venir de cultivars, des scientifiques du très réputé Crop Development Centre de l’Université de la Saskatchewan mènent actuellement un projet international de grande envergure sur le séquençage du génome du blé. Les variétés de blé commercialisées grâce aux recherches de ces deux organisations occupent actuellement 86 % de la superficie des emblavures des Prairies canadiennes.
Le Conseil national de recherches du Canada possède une capacité de recherche appréciable en génomique, en biotechnologie et en recherche sur les cultures, et met en place une infrastructure de recherche pour le grand avantage de l’industrie agricole canadienne. Le CNRC a récemment fait du blé canadien une de ses priorités, ce qui est conforme au mandat qui lui a été confié par la Loi sur le Conseil national de recherches d’améliorer l’agriculture.
Le gouvernement de la Saskatchewan a engagé des crédits de 10 millions de dollars pour appuyer la recherche sur le blé dans la province au cours des cinq prochaines années. De cette somme, 5 millions de dollars sont réservés expressément à l’Alliance canadienne du blé. La Saskatchewan est un chef de file mondial dans la production du blé, cultivant 84 % du blé dur canadien et exportant 37 % du blé dur vendu dans le monde.
Situation actuelle au Canada
- Le blé est une culture de base majeure du secteur agricole canadien. La valeur à la ferme annuelle des récoltes se situe à près de 4 milliards de dollars.
- Les fluctuations des conditions météorologiques placent une contrainte additionnelle sur la culture du blé à l’échelle mondiale, d’où l’instabilité des prix et les pénuries alimentaires. À terme, les changements climatiques auront vraisemblablement un effet sur la production agricole du Canada. Les modèles de prévision climatique suggèrent que le climat de l’Ouest du Canada pourrait devenir plus aride et les hivers y être moins rigoureux, de telle sorte que les insectes nuisibles pourraient survivre à l’hiver et s’attaquer aux cultures plus tôt dans la saison de croissance.
- Actuellement, dans les Prairies, la culture du blé n’est pas aussi rentable que d’autres, bien connues. Il s’ensuit qu’un effort important et consolidé est nécessaire pour rehausser le rendement de la culture du blé et en faire une option attrayante pour les producteurs canadiens.
Potentiel de croissance du secteur
Selon les prévisions, le commerce mondial du blé, l’une des plus importantes céréales dans le monde, devrait croître à un rythme beaucoup plus rapide que la consommation globale et doubler pour atteindre 240 millions de tonnes ou plus d’ici 2050. Cette demande devrait avoir un effet favorable sur les prix. Appartenant au groupe des plus grands exportateurs de blé dans le monde, le Canada devra accroître considérablement sa production d’ici 40 ans s’il souhaite profiter de la vigueur de la demande mondiale. Grâce à sa capacité de produire des récoltes dont le volume dépasse largement ses besoins intérieurs, le Canada se trouve dans une position idéale pour produire le blé qui répondra autant à ses propres besoins qu’à ceux de la population mondiale.
La recherche scientifique sur le blé peut avoir des retombées économiques si elle est effectuée à l’intérieur d’une structure à volets multiples dans le but d’augmenter les rendements, d’accroître la résistance aux stress abiotiques (environnementaux) et biotiques (maladies) comme les sécheresses, le chaud et le froid, les maladies et les insectes nuisibles, de créer des gains d’efficacité par le développement de nouveaux outils de sélection génétique, et d’en venir à une utilisation plus efficace des engrais chimiques.
Les producteurs agricoles tireront un meilleur rendement de leurs cultures et les consommateurs canadiens et étrangers auront accès à des produits alimentaires de qualité supérieure à prix abordable malgré l’augmentation de la population mondiale et la variabilité climatique.
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