ARCHIVÉ - Le gouvernement canadien finance un projet de recherche-développement novateur dans le domaine de l'énergie verte à Oakville (Ontario)
Contenu archivé
L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.
Le député Terence Young hisse Tyne Engineering inc. au rang de chef de file canadien de l'innovation
Le 09 novembre 2010 — Ottawa (Ontario)
L’industrie du nucléaire du Canada pourrait bien disposer d’une solution typiquement canadienne à l’élimination du tritium – un isotope radioactif susceptible de représenter un danger – dans les réacteurs CANDU « CANada Deutérium Uranium », grâce à un investissement du gouvernement fédéral dans une entreprise d’Oakville, Tyne Engineering inc. C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui le député d’Oakville Terence Young, au nom de l’honorable Gary Goodyear, ministre d’État aux Sciences et à la Technologie.
« Notre gouvernement investit dans les sciences et la technologie parce que de tels investissements créent des emplois, dynamisent l’économie et rehaussent la qualité de vie des Canadiens, a déclaré le député. Avec cet argent, nous trouverons des moyens qui rendront les réacteurs nucléaires plus sûrs et feront en sorte que les réacteurs CANDU gardent leur compétitivité sur le marché mondial. »
Tyne Engineering recevra jusqu’à 1,2 million de dollars du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) en vue de mettre au point un électrolyseur d’un nouveau genre pour les réacteurs nucléaires, capable de résister à de fortes doses de rayonnements. Les réacteurs CANDU utilisent de l’eau pour transférer la chaleur du cœur du réacteur à des turbines à vapeur et ainsi produire de l’électricité. Un isotope radioactif potentiellement dangereux appelé tritium contamine l’eau peu à peu au fil des ans. L’électrolyseur est une pièce essentielle du système qui extrait le tritium de l’eau, empêchant l’isotope d’échouer dans les lacs et les rivières.
La réussite du projet ferait en sorte que le Canada disposerait d’une solution bien à lui pour un produit canadien qui a déjà remporté un vif succès : le réacteur CANDU. La vente d’un système d’extraction du tritium pour l’eau lourde des réacteurs CANDU en exploitation dans le monde signifierait des exportations de plus de 84 millions de dollars.
Tyne Engineering inc. s’est également vu décerner un certificat de chef de file canadien de l’innovation pour avoir réussi à faire le pont entre la recherche scientifique, la commercialisation, la création d’emplois et la croissance de l’économie.
« Grâce au PARI-CNRC, Tyne Engineering canalisera son expertise pour soutenir l’icône canadienne qu’est le réacteur CANDU », a déclaré Vince Robinson, vice-président au développement commercial chez Tyne Engineering. « Nous sommes persuadés qu’une solution économique à la réduction du tritium dans l’eau des réacteurs nucléaires se soldera par une sécurité accrue tout en rehaussant la compétitivité du Canada dans le secteur en pleine expansion qu’est le nucléaire. »
Fondée en 1999, Tyne Engineering est une entreprise d’Oakville comptant 25 employés. Elle conçoit et fabrique des instruments et du matériel spécialisés servant à doser et à manipuler le tritium dans l’industrie nucléaire. La gamme de produits de Tyne Engineering couvre des composants tant électroniques que mécaniques, mais aussi des cuves et des canalisations qui répondent aux normes de qualité les plus élevées dans l’industrie nucléaire.
![]()
Fiche d'information
Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada
Le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI-CNRC) est le principal outil dont dispose le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) pour accroître son rayonnement au sein des petites et moyennes entreprises (PME). Ce programme appuie en effet les entreprises novatrices du Canada qui entreprennent des projets de recherche-développement de technologies à des fins commerciales.
Le PARI-CNRC offre un large éventail de services consultatifs de nature technique et commerciale, ainsi qu’une aide financière aux PME canadiennes novatrices admissibles. Le Programme est offert sur le terrain par une équipe de 240 experts en technologie et en commercialisation répartis dans plus d’une centaine de collectivités un peu partout au Canada. En collaborant directement avec les PME, le PARI-CNRC appuie les activités novatrices de recherche-développement de ces entreprises et les aide à commercialiser leurs nouveaux produits et services.
Le Programme compte trois volets distincts de financement – les contributions aux entreprises, les contributions aux organismes et le Programme emploi jeunesse –, mais la plus grande partie de l’aide correspond à des contributions non remboursables versées aux entreprises au titre des frais de main-d’œuvre directement liés à leurs projets de recherche et de développement.
La science à l’œuvre pour le Canada
Dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, le PARI-CNRC a reçu un investissement supplémentaire de 200 millions de dollars sur deux ans. Le PARI-CNRC s’est engagé à utiliser ces nouveaux fonds pour aider le gouvernement à créer un avantage concurrentiel pour le Canada, fondé sur l’excellence en sciences et en technologie (S-T).
De cette somme, 170 millions de dollars serviront à doubler les contributions du PARI-CNRC aux entreprises et 30 millions aideront les entreprises à embaucher plus de 1000 nouveaux diplômés postsecondaires dans le cadre du Programme emploi jeunesse.
Cet engagement budgétaire du Plan d’action économique du Canada renforce le mandat du PARI-CNRC, qui consiste à aider les PME à commercialiser leurs découvertes en technologies à l’échelle mondiale. Il accroît également la capacité du PARI-CNRC de mettre son savoir-faire scientifique et technologique au service des PME. Le PARI-CNRC estime que ces nouveaux fonds lui permettront d’aider environ 1400 PME de plus au cours des deux prochaines années.
Certificat de chef de file canadien de l’innovation
Un « chef de file canadien de l’innovation » est une PME à qui on peut attribuer, dans son secteur d’activité, des progrès précis en recherche et en développement. Ces progrès ont concouru à rendre le pays plus prospère, que ce soit à la suite de l’essor des entreprises, de la création d’emplois ou d’investissements dans des travaux de recherche et de développement qui ont amélioré la qualité de vie des Canadiens. Le CNRC a créé le Programme des certificats de chef de file canadien de l’innovation afin de rendre hommage aux entreprises canadiennes qui développent et appliquent avec succès des technologies novatrices, faisant ainsi le pont entre la recherche scientifique et la commercialisation, la création d’emplois ainsi que la croissance de l’économie.
Tyne Engineering inc.
Fondée en 1999, Tyne Engineering est une entreprise d’Oakville comptant 25 employés. Elle conçoit et fabrique des instruments et du matériel spécialisés servant à doser et à manipuler le tritium dans l’industrie nucléaire. La gamme de produits de Tyne Engineering couvre des composants tant électroniques que mécaniques, mais aussi des cuves et des canalisations qui répondent aux normes de qualité les plus élevées dans l’industrie nucléaire.
Quand il se dégrade, le tritium émet des rayonnements bêta qui endommagent les membranes des électrolyseurs. Le nouvel électrolyseur de Tyne Engineering pourra être utilisé avec les systèmes de reconcentration de l’eau lourde dans les centrales nucléaires à réacteur CANDU, afin de purifier l’eau de refroidissement et d’en extraire le tritium de manière à ce que l’isotope n’échoue pas dans les lacs et les rivières.
- 30 -
Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca
- Date de modification :