ARCHIVÉ - Le CNRC pilotera la stratégie visant à commercialiser la production industrielle de biocarburants dérivés des algues

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Le ministre Goodyear annonce un projet de recherche majeur en Nouvelle-Écosse

Le 04 juin 2010 —

(Halifax, Nouvelle-Écosse) – Les Canadiens pourraient bientôt assister à la production de carburants renouvelables à partir des algues sur une grande échelle en Nouvelle-Écosse. De passage à Halifax, l'honorable Gary Goodyear, ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, en a fait l'annonce lors du lancement du projet de fabrication de biocarburants par des algues, à l'Institut des biosciences marines du Conseil national de recherches du Canada (IBM-CNRC). 

« Notre gouvernement investit davantage dans les sciences et la technologie parce que de tels investissements créent des emplois, rehaussent la qualité de vie des Canadiens et dynamisent l'économie, a déclaré le ministre Goodyear. Ces nouveaux carburants seront une source d'air frais, d'énergie verte, d'eau pure et de bénéfices propres les habitants de la Nouvelle-Écosse et l'ensemble des Canadiens. » 

Les biocarburants venant de ressources renouvelables comme les algues sont indispensables à la viabilité énergétique du pays et présentent le meilleur potentiel pour ce qui est de séquestrer le carbone. On s'attend à ce que certaines algues microscopiques produisent jusqu'à vingt fois plus d'huile que les cultures agricoles usuelles. Étant une ressource renouvelable, les algues l'emportent nettement sur ces dernières – sans compter qu'elles n'entrent pas en compétition avec la production alimentaire pour les terres arables. 

Le projet a reçu environ cinq millions de dollars du Programme national sur les bioproduits et de l'IBM-CNRC. Les plans d'une usine pilote de 50 000 litres ont été tracés à la station de Ketch Harbour, où ont aussi été effectués les premiers travaux. Pour accélérer la croissance des algues, on recourra notamment aux émissions de dioxyde de carbone issues de la combustion des combustibles fossiles. Carbon2Algae, un des partenaires industriels du projet, a l'intention d'exploiter des photobioréacteurs qui capteront le dioxyde de carbone d'installations comme celles des sables bitumineux de l'Alberta ou des centrales au charbon afin de faire pousser des souches locales d'algues. 

Les chercheurs du CNRC à la station de recherche marine de Ketch Harbour, en Nouvelle-Écosse, cultivent des algues depuis une cinquantaine d'années. Pour déterminer la meilleure façon de cultiver celles-ci en vue de la production de biocarburants, le CNRC s'est allié au département de l'Énergie des États-Unis, au National Renewable Energy Laboratory du Colorado et aux Sandia National Laboratories du Nouveau-Mexique. 

M. Stephen O'Leary, un chercheur du CNRC attaché au projet, pense qu'il faudra encore cinq à dix ans avant qu'on produise commercialement des biocarburants à partir des algues. Le projet fera éventuellement appel aux experts en aérospatiale du CNRC pour faire progresser la commercialisation du biocarburant d'algues et d'autres projets. 

« Nous demandons aux plantes de faire ce qu'elles font le mieux, explique M. O'Leary. Avec un peu d'eau et du dioxyde de carbone, les algues récoltent les rayons du soleil pour les transformer en énergie, dont nous nous servirons pour fabriquer le carburant qui fait voler les avions. » 

Ce qui distingue ce projet du CNRC des projets analogues entrepris dans d'autres pays est l'identification d'espèces locales qui se prêteront à la production de biocarburants dans des lieux précis d'Amérique du Nord. Ces algues se sont déjà acclimatées à leur milieu, ce qui en facilitera la culture tout en éliminant le risque, toujours possible, que des espèces exotiques soient accidentellement libérées dans l'environnement. 

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