Le 7 juillet 2009 — Edmonton, Alberta
Une équipe de scientifiques et d'ingénieurs canadiens, pilotée par l'Université de l'Alberta et le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), entreprendra une étude de 3,39 millions de dollars qui durera trois ans pour évaluer les effets possibles des nanoparticules dans des milieux aquatiques particuliers.
" La nanotechnologie est un champ d'activité très récent, mais qui progresse rapidement. Les gouvernements et les organismes de réglementation du monde entier cherchent de solides données scientifiques sur lesquelles appuyer leurs normes de réglementation, affirme Greg Goss, codirecteur du projet et professeur de sciences biologiques à l'Université de l'Alberta. Ces travaux permettront à l'industrie de la nanotechnologie d'aller de l'avant, confiante que l'on peut évaluer correctement l'innocuité de ses produits à l'égard de l'environnement. En outre, les entreprises pourront utiliser ces nouvelles connaissances pour structurer leurs produits de façon à en atténuer l'impact sur l'environnement. "
Les résultats issus de l'étude aideront les organismes de réglementation à comprendre les interactions des nouvelles molécules avec l'écosystème, tout en les informant pour qu'ils puissent plus facilement élabore des politiques adéquates en la matière. L'objectif est d'encourager un usage prudent de la nanotechnologie dans l'avenir, grâce à une meilleure compréhension de l'incidence de cette dernière sur l'environnement.
" Le CNRC procurera ses vastes compétences spécialisées dans le développement d'outils et de méthodes d'évaluation, explique Geoffrey Sunahara, chef du groupe de l'écotoxicologie appliquée à l'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC (IRB-CNRC) et codirecteur du projet. Ces compétences complètent l'expérience en recherche très polyvalente de nos collaborateurs du milieu universitaire et du secteur privé. "
L'équipe de recherche en profitera pour mettre au point de nouvelles techniques d'essai spécialement conçues pour évaluer l'effet des nouveaux nanomatériaux, car les essais de toxicité usuels pourraient ne pas convenir à certains d'entre eux. Les données toxicologiques découlant du projet constitueront une assise solide à l'établissement d'une politique en vertu de laquelle le risque environnemental des nanoparticules sera évalué de manière scientifique.
L'équipe multidisciplinaire réunira 19 chercheurs des secteurs public et privé, notamment d'éminents biologistes, chimistes, avocats et ingénieurs de sept universités, de trois instituts du CNRC, de l'Institut national de nanotechnologie, d'Environnement Canada, du gouvernement de l'Alberta, de VIVE Nano, de Golder Associates et d'HydroQual Laboratories.
Le projet sera financé grâce aux fonds du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, du CNRC, de l'Institut national de nanotechnologie, d'Environnement Canada et de l'Université de l'Alberta, avec des contributions en nature de VIVE Nano, de Golder Associates et d'HydroQual Laboratories.