Le 5 mai 2009 — Montréal, Québec
En collaboration avec le CNRC, la firme montréalaise Bombardier Aérospatiale a installé sa première chaîne de montage robotisée pour les aéronefs.
Conçu pour accroître la productivité, le système atténue aussi la tendinite et les problèmes de santé connexes des employés en améliorant leurs conditions de travail, croit Claude Perron, chef du groupe de l'automatisation et de la robotique à l'Institut de recherche aérospatiale du CRNC, à Montréal. Pour l'instant, les robots travaillent en trois équipes.
Le nouveau système robotisé de Bombardier installe les plaques du fuselage des avions sur une riveteuse.
« Depuis 2004, nous aidons quelques sociétés aérospatiales à robotiser leurs systèmes, explique M. Perron. L'industrie souhaite rehausser la qualité et la reproductibilité des procédés pour remplacer ceux responsables de la tendinite et d'autres affections des muscles squelettiques, donc améliorer les conditions de travail de leurs employés. »
Avec le concours du CNRC, Bombardier a implanté un système de positionnement automatique où des robots remplacent l'opérateur humain qui plaçait les plaques du fuselage à riveter. « Au lieu de tenir le panneau, le travailleur s'assied devant l'écran et surveille les robots qui l'installent », reprend M. Perron.
Le système robotisé est le fruit d'une collaboration. Bombardier a créé l'interface personne machine et les appareils, tandis que les chercheurs du CNRC, dirigés par Bruno Monsarrat, ont développé les technologies qui étalonnent et contrôlent les cellules de travail robotisées ainsi que de nouvelles méthodes de programmation différées.
« Diverses étapes du montage pourraient être confiées aux robots qu'on commence à trouver dans l'industrie aérospatiale, explique M. Perron. Des problèmes de santé peuvent survenir chaque fois qu'un travailleur applique un outil à une pièce. » Face à une éventuelle pénurie de main-d'oeuvre dans l'industrie, l'automatisation est une tendance qui ira grandissant.